Dossier thématique

La Russie de Poutine

« Toute histoire est contemporaine », nous avertissait Benedetto Croce dans Contribution à ma propre critique (1949). Chez Commentaire, nous ajoutons : tout contemporain est historique. Si Donald Trump, Vladimir Poutine ou encore Xi Jinping ont une histoire, qui leur est personnelle, ils sont aussi, en ce sens qu’ils la synthétisent et la poursuivent, une histoire : celle de leur pays, de leur empire, de leur continent.

Convaincus que seul un regard historique parviendra à se repérer dans le monde actuel, nous avons rouvert nos archives pour vous proposer un éclairage inédit et indispensable des actions de ceux qui font – et refont – aujourd’hui l’histoire. Parcourir cet ensemble choisi d’articles parus de 1978 à nos jours vous permettra, en alliant temps long et actualité, de restituer aux faits leur sens.

 

Crédits illustration : Poutine le jour de son investiture pour un quatrième mandat présidentiel, le 7 mai 2018 / Wikipédia.

Vers un pacte Trump-Molotov ?

Vers un pacte Trump-Molotov ?

Les agrandissements de la Russie ont toujours été réalisés avec la complicité de puissances étrangères : la Prusse et l’Autriche pour le premier partage de la Pologne, la Turquie pour la reconquête des États caucasiens… Pourquoi pas les États-Unis pour l’Ukraine ?

Par Françoise Thom

Nº 191 / automne 2025

Le corridor de Suwałki

Le corridor de Suwałki

Après la politique-fiction, la géopolitique-fiction. La mode est à la géostratégie et jamais autant d’ouvrages comportant des scénarios d’anticipation de l’avenir n’ont été publiés. En voici un. Espérons que la réalité cette fois ne rattrapera pas la fiction.

Par Benoît d’Aboville, Antoine Bouvier

Nº 191 / automne 2025

Les relations russo-chinoises

Les relations russo-chinoises

Je t’aime, moi non plus. Les relations russo-chinoises sont faites de constants allers-retours et le ciment du lien entre Poutine et Xi ne résulte pas de leur seule hostilité commune envers les États-Unis. Reste la question majeure : l’axe Moscou-Pékin est-il cette fois voué à durer ?

Par Michel Duclos

Nº 191 / automne 2025

A-t-on le droit de parler de « menace russe » ?

A-t-on le droit de parler de « menace russe » ?

Le Président Macron a invité le pays à un sursaut de son effort de défense face à la « Russie qui est une menace pour la France et pour l’Europe ». On hésite quant à la question à poser : y a-t-il une menace russe, ou a-t-on le droit de dire que la Russie est une menace ?

Par Gilles Andréani

Nº 190 / été 2025

Retour sur la crise yougoslave

Retour sur la crise yougoslave

On sous-estime l’éclatement de la Yougoslavie puis l’enchaînement des guerres (Croatie, Bosnie, Kosovo) dans les rapports entre l’Alliance atlantique et la Russie. Le parcours qui nous a conduits des illusions de Fukuyama à la politique de Poutine en dépend pourtant fortement.

Par Georges-Henri Soutou

Nº 189 / printemps 2025

« Donne l’Europe à la Russie »

« Donne l’Europe à la Russie »

Avant 1990, l’antagonisme entre l’Est et l’Ouest sur le sol européen était figé ; les lignes de séparation étaient fixes. Après 1990, le mouvement remplaça l’immobilité. C’est vers la décennie 1990 qu’il faut se retourner pour comprendre notre monde mouvementé.

Par Tilo Schabert

Nº 189 / printemps 2025

Les nouvelles élites russes

Les nouvelles élites russes

On connaît les enjeux extérieurs de la guerre d’Ukraine. Ce que l’on sait moins, c’est qu’elle a permis à Poutine d’imposer un nouveau pacte social et de faire émerger une élite mobilisée par la quête d’identité nationale. Et si la Russie ne pouvait plus se passer ni de l’Ukraine, ni de la guerre ?

Par Blanche Aulanier

Nº 188 / hiver 2024

La débauche en Russie, de Raspoutine à Poutine

La débauche en Russie, de Raspoutine à Poutine

Il est bien connu que Poutine aurait envahi l’Ukraine pour « défendre les valeurs familiales russes ». Si l’histoire de la sexualité en Russie met en lumière le goût du pouvoir pour le contrôle de celle-ci, on sait aussi, depuis Raspoutine, son goût pour la débauche.

Par Victor Erofeev

Nº 188 / hiver 2024

Le curieux centenaire de la mort de Lénine

Le curieux centenaire de la mort de Lénine

Pour parler en ses propres termes, que faire de Lénine aujourd’hui ? L’arc de complaisance qui se dessine 100 ans après sa mort en dit long sur la déshérence d’une « gauche » qui se veut révolutionnaire mais qui, en réalité, est d’un conservatisme idéologique glaçant.

Par Jean-Louis Panné

Nº 188 / hiver 2024

Alexeï Navalny : de la politique à la dissidence

Alexeï Navalny : de la politique à la dissidence

Qui était vraiment Alexeï Navalny ? Sa carrière politique, avec ses fulgurances et ses errements, est comme le baromètre de l’ extinction insidieuse, mais implacable, de la liberté politique sous le règne de Vladimir Poutine.  Portrait d’un feu jeune homme.

Par Philippe de Lara

Nº 187 / automne 2024

Comment nous avons pu fermer les yeux sur la Russie

Comment nous avons pu fermer les yeux sur la Russie

En histoire, il ne faut jamais céder à l’illusion rétrospective de la nécessité. Il n’empêche : on ne saurait minimiser la complaisance envers Poutine et la fascination malsaine pour la Russie des acteurs allemands et français, et leur responsabilité dans les déboires de nos politiques étrangères.

Par Michel Duclos

Nº 186 / été 2024

La Russie : transition vers l’autocratie

La Russie : transition vers l’autocratie

Une méta-histoire de cet article suffit à administrer la preuve de son titre : en 2007, Pierre Hassner dédiait une conférence exceptionnelle de lucidité à la journaliste Anna Politkovskaïa, assassinée l’an passé ; en 2024, nous la publions quelques jours après l’assassinat d’Alexeï Navalny.

Par Pierre Hassner

Nº 185 / printemps 2024

Images de l’Armée rouge

Images de l’Armée rouge

Les données techniques soviétiques doivent être précisément analysées. Elles concernent les blindés, l’artillerie mais aussi l’aviation, qui doit beaucoup à la formidable aide américaine en appareils et en moyens d’installation de pistes d’atterrissage

Par Pierre Rigoulot

Nº 185 / printemps 2024

Vaincre ou négocier ? Un faux dilemme pour l’Ukraine

Vaincre ou négocier ? Un faux dilemme pour l’Ukraine

Deux antiennes dominent le débat sur la guerre en Ukraine : « L’Ukraine ne peut pas gagner » et « Puisqu’il en est ainsi, elle doit négocier ». Sous l’apparence du bon sens, ces deux propositions servent les Russes et sont erronées sur le plan stratégique.

Par Gilles Andréani

Nº 185 / printemps 2024

Kundera et l’Europe

Kundera et l’Europe

L’Europe centrale a toujours été prise en étau entre l’expansion vers l’ouest de la Russie et l’expansion vers l’est de la Prusse. Au XIXe siècle, deux idéologies étaient censées les légitimer, le panslavisme et le pangermanisme ; au XXe siècle, ce furent deux totalitarismes. Et au XXIe ?

Par Jacques Rupnik

Nº 184 / hiver 2023

L’impossible guérison de la Russie ?

L’impossible guérison de la Russie ?

En 1973 paraissait « L’Archipel du Goulag », à Paris et en langue russe. Un événement de portée mondiale dont le cinquantenaire est l’occasion, au moment d’une nouvelle rupture entre le pays de Soljénitsyne et le monde occidental, de s’adresser à la Russie et aux Russes.

Par Hervé Mariton

Nº 184 / hiver 2023

La stratégie russe, de l’idéologie à la géopolitique

La stratégie russe, de l’idéologie à la géopolitique

De nombreux paramètres de la guerre hybride menée par Vladimir Poutine contre l’Occident restent à définir. Un fait est néanmoins établi : toute « spéciale » que soit l’opération en Ukraine, la guerre est, pour les stratèges russes, l’état normal des relations internationales.

Par Georges-Henri Soutou

Nº 183 / automne 2023

N’abandonnons pas les sanctions contre la Russie

N’abandonnons pas les sanctions contre la Russie

Le mirage économique russe, édifié sur un tissu de mensonges à la soviétique, fait croire à certains que les sanctions font le jeu de Poutine. La réalité du terrain est tout autre : c’est celle de l’exaspération de la population locale et du désamour des oligarques. L’heure est à la fermeté.

Par Françoise Thom

Nº 182 / été 2023

Staline et Poutine

Staline et Poutine

On connaît la loi Godwin, selon laquelle plus une discussion en ligne se prolonge, plus le point de comparaison avec Hitler se rapproche. Mais qu’en est-il pour Staline ? La comparaison arrive assez vite lorsqu’il est question de Poutine. Avec une différence : elle est souvent justifiée.

Par François Kersaudy

Nº 180 / hiver 2022

L’Occident est-il responsable de la guerre d’Ukraine ?

L’Occident est-il responsable de la guerre d’Ukraine ?

Humiliation de l’URSS, refus du dialogue avec la Russie, interventionnisme militaire (Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye), élargissement de l’OTAN… À entendre Vladimir Poutine, l’Occident est le seul responsable de l’invasion de l’Ukraine. Il convient de rappeler les faits.

Par Gilles Andréani

Nº 180 / hiver 2022

L’agonie de l’impérialisme russe

L’agonie de l’impérialisme russe

Il y a un Poutine idéologue et un Poutine tacticien, mais le premier prend le dessus. Poutine crée une situation géopolitique fatale pour la Russie en déséquilibrant ses relations entre la Chine et l’Occident, et l’agonie de la Russie en Ukraine pourrait signifier la fin de l’impérialisme russe.

Par Timothy Snyder

Nº 178 / été 2022

Quand Hitler et Staline se partagèrent la Pologne

Quand Hitler et Staline se partagèrent la Pologne

C’est en 1989 seulement que Moscou reconnaît l’existence du Protocole secret de partage de l’Europe. Un partage déséquilibré : Hitler obtint le double de la superficie obtenue par Staline. Mais l’Union soviétique était historiquement mieux placée pour absorber effectivement ses gains.

Par Eugène Berg

Nº 177 / printemps 2022

L’Ukraine et l’OTAN

L’Ukraine et l’OTAN

Poutine exige de l’OTAN qu’elle renonce à soutenir l’adhésion ultérieure de l’Ukraine. Les pays membres ne doivent pas céder à cette exigence : le simple fait d’en discuter légitimerait l’un des prétextes donnés pour entrer en guerre. Est-ce à dire que l’Ukraine devrait intégrer l’OTAN ?

Par Francis Fukuyama

Nº 177 / printemps 2022

La Russie et l’Ukraine ne forment-elles qu’« un seul peuple » ?

La Russie et l’Ukraine ne forment-elles qu’« un seul peuple » ?

Staline se méfiait du peuple ukrainien plus qu’il ne mettait en cause son existence. En niant celle d’une nation ukrainienne, par des raccourcis historiques et des falsifications politiques, Poutine adopte une posture plus radicale encore que celle du responsable de l’Holodomor.

Par Andrew Wilson

Nº 177 / printemps 2022

Les implications du vaccin russe pour la souveraineté sanitaire de l’Europe

Les implications du vaccin russe pour la souveraineté sanitaire de l’Europe

Dans un monde idéal, le virus est une menace internationale qui exige des solutions globales. Mais la réalité est que les autorités russes ont délibérément politisé le vaccin Spoutnik-V – même son nom est conçu pour rappeler au monde les succès soviétiques lors de la course à l’espace.

Par Joanna Hosa, Tara Varma

Nº 174 / été 2021

Les manuels d’histoire en Russie depuis Nicolas I<SUP>er</up>

Les manuels d’histoire en Russie depuis Nicolas Ier

L’histoire des manuels d’histoire figure rarement dans ces derniers. Et pourtant ! En 2013, Poutine restaure le principe soviétique du manuel unique. Patriotisme et continuité sont la ligne générale, or la continuité peut difficilement s’appliquer à l’histoire russe.

Par Georges Nivat

Nº 173 / printemps 2021

La nostalgie du soviétisme

La nostalgie du soviétisme

Lorsque le régime communiste s’effondre en 1991, l’idéologie marxiste-léniniste achève de s’évaporer. Mais il reste encore à surmonter le soviétisme, issu de la dissociation entre l’orthodoxie marxiste-léniniste et l’impérialisme russe.

Par Françoise Thom

Nº 167 / automne 2019

La chasse à la Biélorussie

La chasse à la Biélorussie

La Biélorussie ressemble à un vase que Poutine ferait mieux de manier avec précaution. Elle ne veut ni le sort de l’Ukraine, ni le destin de l’Anschluss. Si l’annexion de la Crimée a provoqué une prise de conscience identitaire ukrainienne, elle a aussi engagé une certaine biélorussification.

Par Victor Erofeev

Nº 166 / été 2019

Poutine : un héros de conte russe

Poutine : un héros de conte russe

À rebours de la prétendue complexité de l’histoire russe, il faut rappeler l’essentiel : la logique poutinienne s’inscrit dans un imaginaire d’une simplicité confondante, celui du conte de fées, dans lequel de valeureux héros (« nous ») s’opposent à de vulgaires méchants (« les autres »).

Par Victor Erofeev

Nº 158 / été 2017

La globalisation du poutinisme

La globalisation du poutinisme

Poutine mise sur la corruption des élites des pays proches – et moins proches – pour asseoir sa propagande, de sorte que les oligarques russes ne le sont précisément pas tous. Telle est la véritable ambition de Poutine : construire un monde à l’image de sa Russie.

Par Françoise Thom

Nº 157 / printemps 2017

Le parti russe en France

Le parti russe en France

Parmi les pays où la Russie a implanté des groupes d’influence répercutant sa propagande, la France est sans doute son meilleur élève. Russophile, nombreuse et ancienne émigration russe, anti-américanisme, tropisme antilibéral, etc. Quels sont les réseaux du Kremlin en France ?

Par Françoise Thom

Nº 154 / été 2016

Aux racines du conflit syrien

Aux racines du conflit syrien

La Syrie est la victime d’une logique aberrante : plus le régime d’Assad sème la terreur et le chaos, plus le monde s’inquiète de ce qui pourrait remplacer son régime. Quelle formule trouver en Syrie, et surtout comment en finir avec le communautarisme politique qui ronge le pays ?

Par Bassma Kodmani

Nº 154 / été 2016

La pensée Poutine

La pensée Poutine

Sûrement pas communiste mais passionnément soviétique : Vladimir Poutine dissout l’épisode communiste dans le nationalisme historique. Guébiste dans la pratique, slavophile dans la théorie… Comment définir la « pensée Poutine » ?

Par Alain Besançon

Nº 149 / printemps 2015

Le Musée juif de Moscou

Le Musée juif de Moscou

Commémorer l’histoire des Juifs de l’Empire russe et de l’Union soviétique est un cas d’école des paradoxes du récit national russe. Comment faire en effet pour concevoir une version consensuelle d’un passé tortueux tout en respectant les impératifs idéologiques du régime ?

Par Ewa Bérard-Zarzycka

Nº 146 / été 2014

Poutine et l’Ukraine

Poutine et l’Ukraine

Vladimir Poutine reprend à son compte la fameuse « tactique du salami » : tranche après tranche, la Russie va dévorer l’Ukraine. Revenir sur les réactions internationales à l’annexion de la Crimée permet de comprendre en quoi l’année 2014 a changé la figure du XXIe siècle.

Par Gilles Andréani

Nº 146 / été 2014

La politique étrangère de la Russie

La politique étrangère de la Russie

L’exemple du bolchevisme prouve qu’une perception paranoïaque et fausse de la réalité n’est nullement incompatible avec une diplomatie efficace. Elle favoriserait même l’esprit de suite indispensable à toute politique étrangère digne de ce nom, et Poutine l’a bien compris.

Par Françoise Thom

Nº 139 / automne 2012

La Russie et les crédulités françaises

La Russie et les crédulités françaises

On glose à raison sur l’aveuglement collectif face à Poutine. Il faut toutefois nuancer : le problème n’est pas tant que la France ait été crédule vis-à-vis de Poutine, mais qu’elle l’ait toujours été vis-à-vis de la Russie, que ce soit par slavophilisme ou, au contraire, par occidentalisme.

Par Alain Besançon

Nº 138 / été 2012

La stratégie musulmane de la Russie

La stratégie musulmane de la Russie

Le vice historique de la Russie est d’être obsédée par des dangers imaginaires et de négliger ceux réels. L’islam est « le destin de la Russie » : telle était la prédiction de certains experts. Exagération ? Au vu de la démographie russe, peut-être pas tant que cela.

Par Walter Laqueur

Nº 130 / été 2010

Avec quelles lunettes regarder la Russie ?

Avec quelles lunettes regarder la Russie ?

Qui oserait prétendre que la Russie est sur le chemin de la démocratie ? Pour autant, il serait également injuste d’affirmer qu’elle ne le sera jamais en vertu d’une soi-disant « exception russe ». Peut-on vraiment séparer les idées en « idées occidentales » et en « idées russes » ?

Par Henri Froment-Meurice

Nº 126 / été 2009

Le choix de Poutine

Le choix de Poutine

Medvedev « espérant » que son prédécesseur acceptera de diriger le gouvernement, il est clair que Poutine est tout sauf un Président sortant : il change simplement de statut. Soit la preuve, s’il en fallait encore une, du renversement de l’évolution démocratique en Russie.

Par Zbigniew Brzeziński

Nº 122 / été 2008

La naissance de l’énergocratie russe

La naissance de l’énergocratie russe

Poutine travaille à une nouvelle architecture énergétique mondiale, dont Gazprom est le symptôme le plus emblématique. Il ne s’agit pas simplement pour la Russie de produire et de fournir du gaz : il s’agit d’augmenter l’influence de Moscou et la dépendance des Européens à son égard.

Par Françoise Thom

Nº 114 / été 2006

La Russie, homme malade de l’Europe

La Russie, homme malade de l’Europe

La Russie est en proie à de graves problèmes démographiques qui ne cessent d’empirer et qu’on peut sans exagération qualifier de « crise ». Cette crise est en train de transformer ce qui était du domaine du possible pour le pays, et ce de manière continue, directe et défavorable.

Par Nicholas Eberstadt

Nº 112 / hiver 2005

Thèses sur la Russie passée et présente

Thèses sur la Russie passée et présente

Des origines à Kiev à la chute de l’URSS, c’est la même question qui se pose à ses dirigeants : la Russie est-elle ou non européenne ? De ce doute découle une difficulté : comment traiter avec un pays qui se pense historiquement, géographiquement et culturellement comme « exceptionnel » ?

Par Alain Besançon

Nº 94 / été 2001

Sommet russo-américain : ce que Clinton doit faire et ne pas faire

Sommet russo-américain : ce que Clinton doit faire et ne pas faire

Toute grande puissance a des intérêts qu’elle cherche à défendre par ses moyens propres ou à moduler par la diplomatie. Donner des conférences sur ce que doivent être les institutions russes ne peut toutefois que renforcer l’image d’une Amérique arrogante et dominatrice.

Par Henry Kissinger

Nº 90 / été 2000

« Nous allons en Russie… »

« Nous allons en Russie… »

Il y a dix ans que le communisme s’est volatilisé et qu’il est devenu légitime d’appeler la Russie : Russie. Mais après une vacillation qui a duré quelques années, il semble que les rapports entre les nouveaux chefs du pays et l’Occident retrouvent peu à peu le même cadre, les mêmes méthodes.

Par Alain Besançon

Nº 90 / été 2000

Tchétchénie, islam et pétrole

Tchétchénie, islam et pétrole

Par une étrange coïncidence, les territoires sur lesquels domine l’islam sont souvent gorgés de pétrole. La Tchétchénie à cet égard ne fait pas exception. Aspirations nationalistes, appartenance active à l’islam, maîtrise des ressources énergétiques… Une situation explosive pour la Russie ?

Par Henri Froment-Meurice

Nº 89 / printemps 2000

Ce qui n’a pas marché en Russie

Ce qui n’a pas marché en Russie

[Vladimir Poutine est nommé pour la première fois dans nos colonnes.] La banqueroute du communisme soviétique est patente depuis l’effondrement de l’URSS. Mais pourquoi la politique libérale, porteuse de prospérité et de démocratie ailleurs, n’a-t-elle pas marché en Russie ?

Par Martin Malia

Nº 89 / printemps 2000

Eurasisme et néo-eurasisme

Eurasisme et néo-eurasisme

La naissance de l’eurasisme accompagna la crise de l’État ouverte par la révolution de 1917. Si la désagrégation de l’URSS engrange un néo-eurasisme, c’est parce que la géopolitique sert de position de repli au marxisme-léninisme pour justifier un nouvel impérialisme russe.

Par Françoise Thom

Nº 66 / été 1994

La question nationale en U.R.S.S.

La question nationale en U.R.S.S.

La question nationale est-elle résolue par le régime soviétique ? La puissance du sentiment national en URSS permet d’en douter. Quant à la Russie, c’est une autre question qui se pose : le régime peut-il se donner pour base le nationalisme russe à la place de l’idéologie léniniste ?

Par Alain Besançon

Nº 44 / hiver 1988

L’U.R.S.S., l’Iran et le Moyen-Orient

L’U.R.S.S., l’Iran et le Moyen-Orient

La révolution islamique continue la politique anticommuniste du Shah et maintient des relations froides avec l’URSS. Seule différence, mais de taille : la fin de l’alliance privilégiée avec les États-Unis. Pour préserver l’avenir, il faudra donc préserver l’Iran.

Par Olivier Roy

Nº 39 / automne 1987