Saint-Saëns comme critique

Saint-Saëns comme critique

Camille Saint-Saëns n'a pas seulement été un pianiste, un organiste virtuose et un compositeur de tout premier plan, mais aussi un critique dont les articles, publiés de 1870 à 1921, reflètent bien l'éclectisme et une curiosité quasi encyclopédique. Parmi cette foison de textes, j'ai sélectionné dans Saint-Saëns au fil de la plume (Premières Loges, 2021) ceux qui parlent de musique, de Rameau à Fauré en passant par Chopin ou Bizet, sans compter quelques figures clefs des lettres et des arts. Je les ai annotés et les ai fait précéder d'une introduction sur l'homme, son style et la réception fluctuante de son œuvre au cours du xxe siècle. En voici quelques pages.

K. B.

Un long purgatoire Saint-Saëns meurt à Alger le 16 décembre 1921, et la IIIe République lui organise des funérailles nationales grandioses en l’église de la Madeleine. Dans sa nécrologie parue dans Le Figaro, il est acclamé comme « le cerveau musical le plus puissant que, jusqu’à ce jour, la France ait engendré ». Mais, très vite après son décès, son influence auprès de qui compte dans le monde musical va décroître, même si le public apprécie ses œuvres qui

La suite est réservée aux abonnés ayant un abonnement numérique...

Continuez à lire votre article en vous abonnant ou en achetant l'article.

S'abonner
Je suis abonné ou j'ai déjà acheté l'article

Thèmes abordés

Karol Beffa

Karol Beffa

Ancien élève de l’ENS. Agrégé de l’Université et docteur en musicologie. Maître de conférences à l’ENS. Compositeur et pianiste. Derniers disques parus (chez Klarthe) : Talisman (2020) ; Media Vita (2022)  ; Galerie des glaces (2023).