Lee Miller et Leonora Carrington dans la lumière
Lee Miller
Musée d’Art moderne – Paris
Jusqu’au 2 août 2026
Leonora Carrington
Musée du Luxembourg-Sénat – Paris
Jusqu’au 19 juillet 2026
Notes et références
Lee Miller, musée d’Art moderne de Paris, jusqu’au 2 août 2026. Commissaires : Hilary Floe et Fanny Schulmann. Catalogue Paris Musées.
On sait que Lee Miller s’est peu préoccupée du sort de ses photographies, clichés de mode et clichés de guerre, au soir de sa vie. La mise en valeur de ce patrimoine négligé fut l’œuvre, tardive aussi, de son fils, Antony Penrose, qui ignora longtemps tout de ce trésor familial.
Voir L. Miller, Reportages de guerre 1944-1945, édition établie par A. Penrose, préface d’E. Charles-Roux (qui, en quelques mots, traduit l’effet de leur lecture au temps de leur première publication), avant-propos de D. E. Scherman, Bartillat, 2022 ; rééd. 2026.
Leonora Carrington, musée du Luxembourg-Sénat, jusqu’au 19 juillet 2026. Commissaires : Tere Arcq et Carlos Martín. Catalogue GrandPalaisRMNÉditions. Voir aussi le Carnet d’expo Leonora Carrington de Juliette Pozzo, Découvertes Gallimard/GrandPalaisRMNÉditions, 2026.
Leonora Carrington devait principalement vivre, peindre et écrire au Mexique, où elle se remariera et animera tout un cercle artistique, après la fin 1942. Décédée à Mexico en 2011, elle est enterrée au cimetière britannique de la ville. Voir le catalogue d’exposition Surrealism in Mexico, avec des textes de T. Arcq, J. Field, S. Grimberg et E. O’Neill, Di Donna Galleries, New York, 2019.
Th. Dufrêne, Surréalismes, Citadelles & Mazenod, 2026.
L’activité marchande des surréalistes, du courtage à la vente, attend encore son enquête approfondie ; on connaît mieux l’activité de certains de leurs galeristes. Dernière en date de ces publications qui enrichissent notre connaissance des implications commerciales du surréalisme, la correspondance Joan Miró-Pierre Loeb (1926-1936) vient de paraître aux Éditions Norma. Ouverte en octobre 1924, au 13 rue Bonaparte, la galerie Pierre reçut une exposition Miró en juin 1925, et la première manifestation collective des surréalistes en novembre. Le vernissage eut lieu un vendredi 13, à minuit. Juif, Pierre Loeb dut s’exiler aux États-Unis pendant la guerre. Après la reprise de ses activités parisiennes, il devait accueillir une exposition Carrington en 1952.