Prendre le projet moderne au sérieux

Les Européens sont des modernes dégrisés. Cette image souvent employée résume en un sens la perspective à laquelle ils pensent pouvoir et devoir s’en tenir. La conjonction paradoxale de deux tendances semble en effet définir, depuis quelques décennies, leur situation qui suppose aussi un rapport à la modernité. La tonalité du discours public est marquée par ce qu’Aron avait nommé, dès les années 1960, les « désillusions du progrès » : la modernité est une diale

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Giulio De Ligio

Giulio De Ligio

Maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest, à Angers. Il a consacré plusieurs essais aux interprétations philosophiques des régimes politiques, aux catégories du bien commun et au discernement spirituel de l’actualité historique.