Le pouvoir d’Alexandre et ses limites

L'agôn de l'Hyphase

Basileus Makedonôn Présenté, en 336, par Antipatros, à l’Assemblée des hommes en armes, Alexandre est acclamé et reconnu roi des Macédoniens, basileus Makédonôn1. Cette acclamation est, pour Pierre Briant, un « échange de serments », le peuple s’engageant à servir le roi, et ce dernier à agir pour le bien commun, dans le respect du nomos. Alexandre est roi des Macédoniens, et non de Macédoine. Ce qui implique un partage et une délégation du pouvoir avec la haute n

La suite est réservée aux abonnés ayant un abonnement numérique...

Continuez à lire votre article en vous abonnant ou en achetant l'article.

S'abonner
Je suis abonné ou j'ai déjà acheté l'article

Thèmes abordés

Olivier Battistini

Olivier Battistini

Maître de conférences HDR en histoire grecque à l’Université de Corse, directeur du LABIANA et chercheur associé à l’ISTA, Université de Franche-Comté. Ses ouvrages portent sur la guerre – theôria et praxis –, le politique en Grèce ancienne, Thucydide et Alexandre le Grand. Parmi eux : La Guerre (avec P. Charvet et A.-M. Ozanam, NiL, 1994) ; Les Saisons de la loi (Klincksieck, 2000) ; La Guerre du Péloponnèse. Thucydide d’Athènes (Ellipses, 2002) ; Alexandre le Grand, Histoire et Dictionnaire (en codir. avec P. Charvet, Robert Laffont, « Bouquins », 2004) ; Dictionnaire des lieux et pays mythiques, (Robert Laffont, « Bouquins », 2011) ; L’Histoire grecque de Thucydide. Jean-Baptiste Gail. 1807 (Clémentine, 2013) ; Pour saluer Plutarque (Clémentine, 2013) ; Alexandre le Grand. Le philosophe en armes, (Ellipses, 2018) ; Napoléon, le politique, la puissance, la grandeur (dir., L’Artilleur, 2021).