Le cinéma dispense-t-il
de lire Steinbeck ?

Le cinéma dispense-t-il <br />de lire Steinbeck ?

Romans : En un combat douteux – Des souris et des hommes – Les Raisins de la colère – À l’est d’Éden

Édition établie sous la direction de M.-Chr. Lemardeley-Cunci

Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2023, 1 600 pages

 

Les Lettres d’À l’est d’Éden.  Journal d’un roman

Traduit de l’anglais par P. Guglielmina

Seghers, 2023

320 pages

Le bon grain et l’ivraie Le cinéma a fait du mal, en France, à John Steinbeck. Pour une génération de cinéphiles, il est avant tout l’auteur des Raisins de la colère (1939) et d’À l’est d’Éden (1952), qui ont donné lieu à deux chefs-d’œuvre : une « adaptation » très fidèle de John Ford, et une autre, très personnelle et plus lointaine, d’Elia Kazan. Steinbeck était, en somme, un auteur qu’on pouvait se dispenser de lire. Aux États-Unis, il a sa place

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Christophe Mercier

Christophe Mercier

Ancien élève de l’École normale supérieure. Agrégé des lettres. Critique littéraire au Figaro et aux Lettres françaises. Dernier ouvrage paru : Longtemps est arrivé (Bartillat, 2019).