Depuis près de vingt ans, la gestion du dossier iranien a reposé sur un paradigme diplomatique : celui d’une crise de non-prolifération, susceptible d’être contenue par des mécanismes de vérification, de sanctions et de négociation. Ce paradigme avait sa cohérence, ses instruments, ses succès partiels. Il eut son expression la plus achevée dans le JCPOA1 signé en 2015. Pourtant, il reposait aussi sur trois postulats devenus de plus en plus fragiles : que le problème iranien et la
Un changement de paradigme stratégique
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