Soleils d’hiver

Goethe 1, après en avoir été le précurseur, critiquait le romantisme déferlant : « ces poètes écrivent comme s’ils étaient malades », confiait-il à Eckermann (24 septembre 1827). Ils ne parlent que de souffrance et n’exaltent que la faiblesse. Traduction alexandrine : Ils croient que le vrai n’est que dans la maladie Et que le monde entier est une infirmerie. Le vieux Goethe avait raison, mais il y a quelques sujets qui font exception, et pour lesquels l’

La suite est réservée aux abonnés ayant un abonnement numérique...

Continuez à lire votre article en vous abonnant ou en achetant l'article.

S'abonner
Je suis abonné ou j'ai déjà acheté l'article
Gil Delannoi

Gil Delannoi

Chercheur et professeur à Sciences Po. Dernières publications : La Nation contre le nationalisme (PUF, 2018) et Le Tirage au sort. Comment l’utiliser ? (Les Presses de Sciences Po, 2019).