Dans La Mort à Venise, Thomas Mann fait presque le pari de l’immobilité : un écrivain en mal d’inspiration séjourne dans une Sérénissime languissante, menacée par une épidémie de choléra, et s’y éprend d’un adolescent avec lequel il n’échange pas un mot. Pourtant, plus d’un siècle après sa parution, la nouvelle continue de fasciner ses lecteurs. Frédéric Teinturier, qui vient d’en établir une nouvelle édition dans la collection « GF » (Flammarion), nous invite à percer les secrets de cette œuvre énigmatique.
Avec la participation de Jules Cavalié, chef d’orchestre et rédacteur en chef de L’Avant-Scène Opéra.
Protagonistes :
Émission conçue, produite et animée par : Johara Maury
Son : Manon Ribat
Lecture d’extraits : Xavier Silva
Sources (dans l’ordre de leur apparition au cours de l’émission) :
Luchino Visconti, Mort à Venise, Alfa Cinematografica/Production Éditions cinématographiques françaises, 1971.
Gustav Mahler, Symphonie n° 1 en ré majeur (1889), 1er mouvement, interprété par le Chicago Symphony Orchestra sous la direction de Sir Georg Solti. Enregistrement : Mahler. The Symphonies, Universal, Decca Records, 1991.
Thomas Mann, La Mort à Venise (1912), édition établie par Frédéric Teinturier, texte traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, Flammarion, « GF », 2026.
Benjamin Britten, La Mort à Venise (1973), I, 5, interprété par le London Sinfonietta sous la direction de Graeme Jenkins, avec Robert Tear dans le rôle d’Aschenbach. Captation effectuée lors du festival de Glyndebourne, 1989.
Gustav Mahler, Symphonie n° 5 en do dièse mineur (1904), 4e mouvement, interprété par l’Orchestre philharmonique de Berlin sous la direction de Herbert von Karajan. Enregistrement : Karajan. Adagio, Deutsche Grammophon, 1994.
Gustav Mahler, Symphonie n° 3 en ré mineur (1902), 4e mouvement, interprété par l’Orchestre philharmonique de Londres sous la direction de Klaus Tennstedt. Enregistrement : Mahler. Symphonies n° 3 & 4, EMI Classics, « Double Forte », 1994.
Gustav Mahler, Symphonie n° 4 en sol majeur (1901), 4e mouvement, interprété par l’Orchestre philharmonique de Vienne sous la direction de Claudio Abbado. Enregistrement : Mahler. Symphonie n° 4, Deutsche Grammophon, 1978.
Richard Wagner, Tristan et Isolde (1865), II, interprété par la Staatskapelle de Dresde sous la direction de Carlos Kleiber, avec René Kollo dans le rôle de Tristan et Margaret Price dans celui d’Isolde. Enregistrement : Tristan und Isolde, Deutsche Grammophon, 1982.
Générique de fin : Sounds Supreme, « De la bounce », Shutterstock.