Les fractures du féminisme

En avril 20051, je fus invitée à participer à un débat public sur le thème « Être féministe aujourd’hui » organisé au Palais de la Femme, à Paris, par la revue Travail, genre et société. Sans doute cette invitation était-elle due à un article que j’y avais publié sur la féminisation des noms de profession, ainsi qu’à deux ouvrages consacrés à l’identité féminine2. La salle était pleine, et quelle ne fut pas ma surprise de voir se glisser au premie

La suite est réservée aux abonnés ayant un abonnement numérique...

Continuez à lire votre article en vous abonnant ou en achetant l'article.

S'abonner
Je suis abonné ou j'ai déjà acheté l'article

Thèmes abordés

Nathalie Heinich

Nathalie Heinich

Sociologue au CNRS (Paris). Outre de nombreux articles, elle a publié près d’une quarantaine d’ouvrages, traduits en quinze langues, portant sur le statut d’artiste et d’auteur (La Gloire de Van Gogh, Du peintre à l’artiste, Le Triple Jeu de l’art contemporain, Être écrivain, L’Élite artiste, De l’artification, Le Paradigme de l’art contemporain) ; les identités en crise (États de femme, L’Épreuve de la grandeur, Mères-filles, Les Ambivalences de l’émancipation féminine, Ce que n’est pas l’identité) ; l’histoire de la sociologie (La Sociologie de Norbert Elias, Ce que l’art fait à la sociologie, La Sociologie de l’art, Pourquoi Bourdieu, Le Bêtisier du sociologue, Dans la pensée de Norbert Elias, La Sociologie à l’épreuve de l’art, La Cadre-analyse d’Erving Goffman) ; et les valeurs (La Fabrique du patrimoine, De la visibilité, Des valeurs). Elle a par ailleurs publié trois récits autobiographiques en forme de « trilogie des maisons » : Une histoire de France, Maisons perdues et La Maison qui soigne.