Le bonheur de l’exil

Naples, janvier 1900Entre deux pianos mécaniques, je lis, médite, et regarde la mer. Ah ! que me devient aisément naturel l’éblouissement doux de la splendeur italienne. J’admire avec quelle facilité je cesse de me sentir en voyage. Je songe aux « petites habitudes » que préconise Nietzsche ; celles que l’exilé studieux se construit industrieusement pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, qui le défendent contre l’ennui et qui soutiennent so

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