La dénonciation du règne dictatorial des émotions dans l’espace public est un exercice de style courant. L’accusation est double : sur le plan social, elles isolent les individus en enfermant chacun dans sa propre sensibilité et nuisent à la constitution d’un monde commun ; sur le plan politique, elles sont le ferment d’un glissement pervers et insensible de la démocratie vers ce qui la dévoie, la démagogie, et vers ce qui la nie, la tyrannie. La critique des médias, celle de
La raison des affects en démocratie
Passions publiques
Myriam Revault d’Allonnes
Seuil, 2026
188 pages
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