Éclairer une assiette vide ?

Paradoxe : on avait, en France, ouvert le marché de l’électricité à la concurrence européenne pour faire baisser les prix21. Mais l’électricité française s’est avérée tellement moins chère que celle du marché occidental, chaque année davantage, que le gouvernement a dû renoncer très vite à son idée d’abandonner le contrôle des tarifs. Ainsi a-t-on annihilé les principaux avantages qu’on pouvait attendre d’un recours au marché, tout en fais

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Marcel Boiteux

Marcel Boiteux

Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de mathématiques. Membre de l’Institut. Directeur général puis président d’EDF de 1967 à 1987, il a également enseigné l’économie. A notamment publié : Haute Tension (Odile Jacob, 1993) ; « Services publics : monopole ou concurrence » (Commentaire, n˚ 98, hiver 1999-2000) ; « Les ambiguïtés de la concurrence » (Futuribles, n˚ 331, juin 2007) ; « Les prix de l’électricité : les augmenter pour permettre la concurrence » (Commentaire, n˚ 132, hiver 2010-2011).