Dis aux dévots de la guerre…

Le 30 avril 1918   Mon vieux camarade,   Tu ne me trouveras pas jeudi, ni vendredi, ni aucun jour de cette funèbre semaine : je pars demain mercredi vers Creil, d’où je rejoindrai mon régiment. Je laisse derrière moi une gracieuse petite fille, qui m’est née jeudi matin. À peine ai-je vu la couleur de ses yeux. Et maintenant je reprends mon voyage, ma besace et mon bourdon. Saura-t-elle jamais qu’elle a l’hér

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