Crises espagnoles

En un peu moins de cinq ans, l’Espagne a cessé d’être un modèle pour devenir l’une des nations gravement malades de l’Union européenne. Depuis un an, les Espagnols, après avoir assisté impuissants, puis résignés, à la hausse spectaculaire du chômage, se sont habitués à suivre l’évolution de la « prime de risque » de leur dette souveraine1. Que cette notion fort technique soit ainsi devenue un indicateur familier traduit l’ambiance de crise dan

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Benoît Pellistrandi

Benoît Pellistrandi

Ancien élève de l’École normale supérieure, professeur de Chaire supérieure en histoire au lycée Condorcet et chargé d’enseignement à l’Institut catholique de Paris. Derniers ouvrages parus : Le Labyrinthe catalan (DDB, 2019) et Les Fractures de l’Espagne. De 1808 à nos jours (Gallimard, « Folio histoire », 2022).