Choiseul toujours mal-aimé

Choiseul a été longtemps le mal-aimé de l’historiographie française. Il suffit de parcourir les ouvrages qui lui ont été consacrés à partir des années trente du siècle dernier pour s’en convaincre. La sympathie dont le puissant ministre de Louis XV avait bénéficié grâce aux études d’André Soulange-Bodin (1894), de Maurice Boutry (1895), de Gaston Maugras (deux volumes, 1903), et surtout à la publication des mémoires du duc par Fernand Calmettes (1904), a subi

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John Rogister

John Rogister

Senior Research fellow de l’université de Durham et membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques. Il a été professeur invité au Collège de France et directeur associé à l’École pratique des hautes études. Il est président d’honneur de la Commission internationale pour l’histoire des assemblées d’États. Il a publié Louis XV and the Parlement of Paris, 1737-1755 (Cambridge University Press, 1995 ; rééd. 2002) et (avec Mireille Gille) la Correspondance du président de Brosses avec l’abbé marquis Niccolini (Voltaire Foundation/Oxford University Press, 2016). Il commente des ouvrages d’histoire et d’histoire de l’art pour le Times Literary Supplement.