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Valéry Giscard d'Estaing et l'Europe

La lettre du 26 novembre 2021

Cela fera un an, le 2 décembre prochain, que Valéry Giscard d’Estaing nous a quittés. Celui qui fut le plus jeune Président français depuis 1895 mena de grandes réformes sociales et eut à soutenir le choc des crises pétrolières et leurs conséquences. Héritier du centre de la IVRépublique et ami d’Helmut Schmidt, il poursuivit la construction européenne qui fut le combat de sa vie et son grand œuvre. C’est notamment sous son septennat que se tinrent les premières élections européennes. Toutefois, l’attachement de Valéry Giscard d’Estaing à l’intégration européenne ne relevait pas d’un idéalisme naïf, et, jusqu’à la fin, il demeura critique de certains de ses aspects  toujours actuels, pour partie. Nos lecteurs trouveront dans cette lettre un écho à ses différentes prises de positions sur le sujet européen publiées dans Commentaire, ainsi que quelques articles brossant deux rapides tableaux de l’Europe : l’un durant sa présidence, et l’autre aujourd’hui.

Avec Europa, nous transmettons le flambeau à la jeunesse

Valéry GISCARD D’ESTAING
n° 148 – hiver 2014

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Il faut différencier le déclin et la décadence. Le déclin, c'est une baisse de régime à court terme. La décadence, une tendance destructrice à long terme. Alors que les États-Unis connaissent un déclin passager, l'Europe, elle, n'est pas si loin de la décadence. Les États-Unis ont certes un problème de leadership et sont un peu affaiblis. Mais on sent bien qu'ils peuvent se régénérer. Le sentiment national y est intact. Ils savent accueillir des populations nouvelles. Ils ont un dynamisme économique remarquable, une créativité exceptionnelle dans presque tous les domaines. La situation de l'Europe est malheureusement différente. V. G. d’E. [Lire l’article]

 

La crise des institutions européennes et l’avenir de l’Europe

Valéry GISCARD D’ESTAING
n° 144 – hiver 2013

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Le 27 juin 2013, Valéry Giscard d’Estaing, qui a joué dans la construction européenne un rôle considérable et, à certains égards, décisif, a livré à ses confrères de l’Académie française ses réflexions sur la crise des institutions européennes et sur leur avenir. Il nous a confié le texte de sa communication. [Lire gratuitement l’article]

 

Sur le traité de Lisbonne

Valéry GISCARD D’ESTAING
n° 121 – printemps 2008

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Peu après la signature du traité de Lisbonne, le 13 décembre 2007, Valéry Giscard d’Estaing fut auditionné à l’Assemblée nationale. Reprenant point par point les dispositions du traité et les questions qu’il soulevait, des institutions aux références religieuses en passant par le droit d’initiative citoyenne, il en fit un exposé particulièrement clair et concis auquel il joignit suggestions et propositions. En voici quelques extraits. [Lire l’article]

 

Explication de vote sur le projet de loi autorisant
la ratification du traité de Nice

Valéry GISCARD D’ESTAING
n° 95 – automne 2001

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Les députés UDF ne voteront pas la ratification du traité de Nice. Ainsi, pour la première fois dans l'histoire de la construction européenne, les membres de la famille politique à laquelle ont appartenu Robert Schuman, Jean Lecanuet et ceux qui ont contribué à la mise en place du Conseil européen, du Parlement européen et à la création de l'euro n'approuveront pas un traité concernant l'Europe. Pour quels motifs refusons-nous cette ratification ? Le traité de Nice est défavorable aux intérêts de la France. N'oublions pas que la France est un pays fondateur, et même le pays fondateur de l'Union européenne. Nous ne réclamons pas de privilèges pour elle, mais nous demandons que la place qui lui est faite corresponde à son importance, et à son expérience européenne, qui remonte à un demi-siècle. Ce n'est pas le cas. V. G. d’E. [Lire gratuitement l’article]

 

Pour une démocratie fédérative

Valéry GISCARD D’ESTAING
n° 82 – été 1998

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Cet appel s'inscrit dans le droit fil des deux déclarations qui ont dominé le Congrès de La Haye de mai 1948 : le discours d'introduction de Winston Churchill, Président d'honneur du Congrès, encore tout auréolé de son immense prestige de vainqueur, et capable de rassembler sa pensée dans des formules saisissantes, et le message aux Européens adopté en conclusion du Congrès. Dans le droit fil, car les objectifs historiques sont restés les mêmes : unir les États d'Europe, pour en faire un espace de paix (ô combien désirée alors), de liberté, de respect des droits de l'homme, de prospérité et de culture ; cette Europe unie devant prendre graduellement la forme de ce que Winston Churchill avait appelé, dans son discours de Zurich, « quelque chose comme les États-Unis d'Europe ». V. G. d’E. [Lire l’article]

 

Améliorer la responsabilité de la Banque centrale européenne

Jean-Claude TRICHET
n° 174 – été 2021

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La question de la responsabilité d'une Banque centrale vis-à-vis de la sphère politique dans une démocratie est l'une des plus débattues aujourd'hui. L'une des raisons en est la généralisation du concept d'indépendance des Banques centrales qui a caractérisé les trente dernières années. Particulièrement marquée en Europe dans les années 1990, cette évolution pose un problème dans un continent marqué par une très forte affirmation simultanée de l'importance de la responsabilité démocratique et de l'indépendance de la Banque centrale. Ajoutons à cela le fait que la construction européenne soit elle-même multidimensionnelle : la superposition des démocraties nationales et des institutions européennes d'une part et, d'autre part, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Système européen des banques centrales, système opérationnellement décentralisé, doit nécessairement organiser leurs relations de manière originale. C'est dans ce contexte que la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a organisé des auditions sur la responsabilité de la BCE et a souhaité m'entendre comme son ancien président, de 2003 à 2011. On trouve ci-après le texte de mon audition, le 2 décembre 2020. J.-C. T. [Lire l’article]

 

Pour une Europe 4.00

Alain LAMASSOURE
n° 155 – automne 2016

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Alain Lamassoure, ancien ministre chargé des Affaires européennes, membre du Parlement européen, considère que le Brexit doit être mis à profit, comme un électrochoc. Il faut d’abord réussir la séparation. Ensuite, sans nouveau traité, accomplir les tâches prescrites et obtenir les résultats promis. Enfin, briser l’indifférence des médias et montrer aux Européens tout ce qu’ils doivent à l’Europe. Avec, en tête, un dessin final qui se dégage du bon sens. L’Europe du xxie siècle se déclinera en trois cercles, ou trois dimensions, avec, en son centre, une communauté de pays qui ont décidé de traiter ensemble les grands défis du siècle. Vivre ensemble et agir ensemble : la famille. L’Europe de la solidarité. En langage de geek, « l’Europe 4.00 ». [Lire l’article]

 

Identité européenne et ambition française

Jean-Louis BOURLANGES
n° 147 – automne 2014

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Interroger l'ambition française et en repérer ce qui semble être l'essentielle ambivalence est un exercice utile pour celui qui croit à la pertinence et à la fécondité de la construction européenne et ne parvient pas à s'imaginer l'engagement de notre pays dans cette grande aventure comme un déni du passé et comme la mise en congé d'une histoire millénaire. J.-L. B. [Lire l’article]

 

L’Europe occidentale : déclin ou renouveau ?

Raymond BARRE
n° 18 – été 1982

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Les difficultés qui assaillent le monde ont, au cours de ces dernières années, profondément affecté la situation intérieure et la position internationale des pays d'Europe occidentale. S'il est vrai que les États-Unis ou l'U.R.S.S. font face eux aussi à de redoutables problèmes, il n'en reste pas moins que l'Europe occidentale apparaît aujourd'hui plus fragile, plus vulnérable, plus incertaine de son avenir. En peu de temps, les facteurs qui assuraient à nos pays un brillant développement économique, un rapide progrès social, une influence grandissante dans les affaires du monde, ont été profondément bouleversés. Aujourd'hui, la grande entreprise qui, depuis 1950, a conduit à la création de la Communauté européenne est frappée de plein fouet par les turbulences économiques, monétaires et financières mondiales. Aussi entend-on parler de plus en plus d'un déclin de l'Europe occidentale. R. B. [Lire l’article]

 

La politique économique de la France
et le système monétaire européen

George de MENIL
n° 6 – été 1979

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En entrant dans le Système monétaire européen, en mars 1978, les pays membres ont pris l'engagement implicite de rechercher une convergence de leurs politiques et de leurs performances économiques. Ce fut un pas important dans l'organisation de l'Europe. À ce tournant, où en est la France ? Comment évolue son économie ? Quel jugement peut-on porter sur la politique économique du gouvernement ? Est-elle compatible avec l'entrée du pays dans le S.M.E. ? Tout d'abord, il conviendra de remonter en arrière, de voir quelle fut la situation de l'économie française à la suite de la crise de la guerre du Kippour. Une analyse des problèmes soulevés par les évolutions, avant et après 1973, une sorte de diagnostic « ex post », nous permettra de cerner la thérapie qui s'imposait. Ainsi peut-on apprécier l'état du malade à présent et dresser un bilan. G. de M. [Lire l’article]

 

Les États-Unis et l’Europe

Jean PERRECAUD
n° 6 – été 1979

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En 1958, lors du financement effectif du Marché commun, trois interrogations caractérisaient les relations entre les États-Unis et l'Europe : comment la défense de l'Europe s'adapterait-elle aux données stratégiques nouvelles nées de l'accession de l'Union soviétique aux armes stratégiques intercontinentales ? Comment évoluerait le système monétaire international à la suite du retour à la convertibilité des monnaies européennes ? Comment les efforts de développement du commerce interrégional seraient-ils compatibles avec l'expansion du commerce international dans son ensemble et l'ouverture réciproque des marchés ? Vingt ans après, ce sont toujours les problèmes de défense, de monnaie et d'économie qui sont au centre des relations entre les États-Unis et l'Europe. Mais ils se situent, les uns et les autres, dans un contexte entièrement renouvelé. J. P. [Lire l’article]

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