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Sur l'Europe (I)

La lettre du vendredi 12 février 2021

L’Europe, c’est-à-dire l’Union européenne, il faut y penser toujours et en parler souvent. Y penser, parce que la construction européenne inspire la politique des pays européens depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, parce qu’ils savent et disent plus ou moins clairement que les vieilles nations constitutives de l’Europe, héritières d’une civilisation commune, ne survivront et ne prospéreront qu’au sein d’un corps politique plus grand et plus puissant que chacune d’entre elles. En parler souvent, parce que cette ambition sans précédent, difficile à accomplir, exige pour maitriser ses voies et ses moyens, pour dessiner ses perspectives, des réflexions approfondies et la confrontation des visions. Commentaire depuis sa fondation ne cesse de s’en préoccuper. Voici donc quelques articles sur la question européenne parus dans la revue depuis 20 ans. Dans cette lettre, les articles proposés traitent de problèmes généraux : d’où vient l’Union européenne, comment progresse-t-elle, quelles doivent être ses institutions ? Dans la prochaine lettre, nous proposerons d’autres articles sur un aspect plus particulier des réflexions en matière européenne : les relations de l’Europe avec le reste du monde, sa sécurité et sa défense.

Union européenne : vous avez dit souveraineté ?

Pascal Lamy
N° 169/Printemps 2020

image Jusqu’à une date récente, la question de la place de l’Europe dans le monde ne figurait pas parmi les classiques de la pensée de l’intégration européenne. La raison fondamentale en était que l’Europe institutionnelle dans sa version des années 1950 était le produit d’un cauchemar : l’annihilation de la civilisation par la guerre. L’Europe, au contraire, incarnait un rêve de paix. Un rêve d’unification interne, et non une ambition de puissance, attribut des nationalismes belliqueux du xxe siècle. Aujourd’hui ce rêve s’est évaporé. Les Européens ont commencé à percevoir la nécessité de se doter des moyens d’une action politique à la hauteur de leur position dans le monde. De fait le refus européen de la logique de la puissance paraît une négligence surannée quand on l’examine à l’aune de l’affrontement sino-américain et de la brutalisation plus intense de notre monde. Nous devons changer de paradigme, car nous sommes entrés dans un monde où l’Europe est condamnée à la puissance. [Lire l'article]

 

Pour une fierté européenne
Affirmer et proposer notre modèle

François Villeroy de Galhau
N° 169/Printemps 2020

Un gouverneur de banque centrale est sans doute vu avant tout comme un technicien austère, maniant des instruments financiers complexes. Pourquoi donc venir se mêler d’un débat sur l’ambition européenne ? D’abord comme lecteur fidèle de Stefan Zweig : « Au lieu d’écouter les vaines prétentions des roitelets, des sectateurs et des égoïsmes nationaux, la mission de l’Européen est au contraire de toujours insister sur ce qui lie et ce qui unit les peuples. » Ces mots de 1934, à propos d’Érasme de Rotterdam, semblent hélas écrits pour les dangers de notre monde de 2020. Et ensuite parce que je suis frappé de trois conjonctions rares, qui valent nécessité pour chacun de nous d’élargir son terrain de jeu. [Lire l'article]

 

Réconcilier l’Europe et la nation

Yann Coatanlem
N° 166/Été 2019

Repenser l’Europe sans opposer souveraineté des nations et gouvernance européenne, établir des champs d’action différents et délimités, appliquer le principe de subsidiarité de façon plus stricte et développer le processus démocratique à tous les niveaux de décision. Les élections européennes viennent d’avoir lieu, il est peut-être temps de réconcilier l’Europe et la nation. [Lire l'article]

           

J’ai fait mon choix : pour l’Europe

Alain Juppé
N° 165/Printemps 2019

Alain Juppé quitte ses fonctions politiques pour prendre de hautes fonctions civiques, nous sommes heureux et honorés de publier en tête de ce numéro son dernier message à propos des prochaines élections européennes, qu’il avait bien voulu nous adresser le 11 février 2019. [Lire l'article]

 

Leçons d’histoire pour une Europe en crise

Vincent Feré
N° 162/Été 2018

Le 17 avril dernier, devant les eurodéputés à Strasbourg, le Président Macron a redit sa volonté de relancer l’Europe en affirmant que la « souveraineté européenne » était nécessaire « pour montrer aux citoyens européens que nous pouvons les protéger ». Au scepticisme des partenaires de la France, ne peut-on pas objecter, en méditant l’histoire de l’Europe, que la « souveraineté européenne » constitue bien pourtant la réponse politique à une crise de l’UE qui est d’abord aujourd’hui, comme ce fut le cas déjà dans le passé, une crise de l’appartenance ? [Lire l'article]

 

Des idées économiques pour l’Europe

Cédric Argenton
N° 162/Été 2018

image La zone euro souffre d’un déficit d’organisation et de gouvernance. Comment y remédier sans être soupçonné de privilégier un intérêt national ? Par une discussion sérieuse entre personnes compétentes. C’est cette tentative que nous analysons. [Lire l'article]

 

L’Europe de 1800 à 2055
Perspectives historiques et démographiques

Jean-Claude Casanova et Béatrice Dedinger
N° 161/Printemps 2018

On pourrait dire, en complétant la formule prêtée par Goethe à Napoléon : « Le destin aujourd’hui, c’est la politique, et la politique, c’est la démographie. » En effet les perspectives historiques et démographiques commandent le sort de l’Europe. Si l’on considère le rôle de l’Europe dans le monde : il ne fut jamais si important qu’en 1900, comme l’était sa part dans la population mondiale. De 1945 à nos jours, l’Europe se rétablit, s’unifie progressivement et devient un « Welfare State confédéral » et la première puissance commerciale, mais, comme on l’a dit, un nain politique. Pour l’avenir, on doit s’entendre sur ce que l’on appelle l’Europe. Notre tableau offre toutes les possibilités politiques. L’Europe unie, considérée dans son noyau dur, celui de la zone euro, ne représentera que 3,5 % de la population mondiale vers 2055, à peine plus que la France de 1800 (3,2 %). Pour les autres civilisations, les changements fondamentaux sont au nombre de trois. D’abord, la diminution de la part de la Chine (elle diminue presque des deux tiers, et passe de 36,9 à 13,6 %). En revanche, la part de l’Inde décroît beaucoup moins (de 20,6 à 17,3 %). Le monde musulman aura plus que doublé en importance relative, de 9,4 à 22 %, et les populations d’Afrique noire passeront de 6,1 % de la population mondiale à 21,1 %. Cette croissance rapide dans un cadre politique et économique incertain aura des conséquences pour l’Europe. Il suffit de songer qu’en 1900 le rapport des mondes musulman et africain à l’Europe était à peu près d’un et qu’il sera vers 2055 de huit et demi. [Lire gratuitement l'article]

           

L’Ukraine, l’Europe et la mémoire de la Shoah

Galia Ackerman et Philippe de Lara
N° 161/Printemps 2018

Indépendante depuis 1991, l’Ukraine restait marquée par soixante-dix ans de mœurs soviétiques, jusqu’à la révolution du Maïdan en 2013. L’Ukraine a alors choisi les « valeurs européennes ». C’est le seul pays dont des citoyens meurent pour le drapeau européen. Or les Européens doutent parfois de la légitimité de la nation ukrainienne. Le cliché d’un nationalisme supposé autoritaire et antisémite y est pour beaucoup. Ce cliché est inexact et injuste. Il trahit la vérité et obscurcit la conscience européenne. [Lire l'article]

 

L’Europe est-elle coupable ? (I)

Pascal Bruckner
N° 159 Automne 2017

Le monde entier nous hait et nous le méritons bien, telle est la conviction d’une majorité d’Européens et, a fortiori, de Français. Nous avons été élevés dans la haine de nous-mêmes, dans la certitude qu’au sein de notre culture, un mal exigeait pénitence. Depuis 1945, notre continent est habité par les tourments du repentir. Ressassant ces abominations passées, les guerres incessantes, les persécutions religieuses, l’arbitraire royal, l’esclavage, l’impérialisme, le colonialisme, l’Europe — et plus généralement l’Occident — ne voit dans sa longue histoire qu’une continuité de tueries et d’oppressions. À ce sentiment de culpabilité, toute une élite, intellectuelle et politique, donne ses lettres de noblesse, appointées à l’entretien du remords, comme d’autres se font les gardiens du feu. Nous appartenons donc à une civilisation maudite, promise à la disparition, à la fois infirme et infâme. Je voudrais faire la généalogie de ce sentiment de mauvaise conscience. [Lire l'article]

           

L’Europe est-elle coupable ? (II)

Pascal Bruckner
N° 160/Hiver 2017

Rien n’est plus européen et plus occidental que la détestation de l’Occident par des Occidentaux eux-mêmes, que cette passion de porter le scalpel dans notre propre cœur. Il est indéniable que l’Europe a commis au cours de son histoire des crimes et enfanté des monstres et qu’elle a porté, au XXe siècle, à un haut niveau la conjonction de la cruauté et de la technique, avec les deux totalitarismes, le nazisme et le communisme. Il n’empêche que, si l’Europe a enfanté des monstres, elle a aussi enfanté les idées qui vinrent à bout de ces monstres. Ce n’est pas toujours le sentiment qui règne parmi ceux qui condamnent l’Europe. Pour ne pas laisser l’esprit de dénigrement l’emporter, il existe des réponses et des remèdes. Il faut d’abord comprendre les racines de ces préjugés. Il ne faut pas craindre de les dénoncer et d’y répliquer pour nous en guérir… [Lire l'article]

           

La crise du libéralisme en Europe centrale

Jacques Rupnik
N° 160/Hiver 2017

image En Europe centrale, l’émergence parallèle dans la dissidence des années 1970 et 1980 du libéralisme et de l’affirmation de l’appartenance culturelle à l’Occident a préparé la fin de l’Ancien Régime communiste. Les deux récits, le « moment Havel » et le « moment Kundera », se complétaient dans la résistance au totalitarisme et dans les « révolutions de velours » de 1989. Société ouverte et identité européenne allaient de pair. Un quart de siècle plus tard, force est de constater que les deux éléments, et surtout leur complémentarité, furent remis en cause. Entre « démocratie illibérale » et crispation identitaire face à la vague migratoire, la dérive autoritaire et souverainiste en Europe centrale révèle une cassure au sein de l’Union européenne. [Lire l'article]

 

L’Europe reviendra dans l’histoire

Bruno Angelet
N° 160/Hiver 2017

L’Europe n’est pas sortie de l’histoire, elle n’est même plus, comme disait Raymond Aron, « au balcon de l’histoire ». Elle rentre d’un long voyage de soixante ans dans un espace intemporel et hors gravité. Franchissant le sas post-impérial du traité de Rome, elle se régénère dotée d’un ordre intérieur, un ordo europeo en voie de politisation et qui ne pèsera sur son voisinage et sur la politique mondiale que si elle se donne une nouvelle capacité régalienne et un système de références offrant un sens historique et une identité à ses citoyens. En attendant la réalisation de cette nouvelle étape, les institutions communes restent notre acquis le plus précieux. [Lire l'article]

           

L’urgence européenne

Jean-Dominique Giuliani
N° 157/Printemps 2017

Est-il encore possible de redonner au projet européen une vigueur qu’il a perdue et un intérêt qu’il ne suscite plus ? Attendue en Europe, la France en est absente depuis trop longtemps, affaiblie par son immobilisme, complexée de ses performances, inhibée dans un repli national contraire à ses élans. Au lendemain de l’élection présidentielle, il est de son devoir de se repenser européenne, dimension sans laquelle elle ne parviendra pas à redéfinir son propre projet. À cette fin, elle doit rassurer ses partenaires, réinvestir la politique européenne et être à l’initiative de projets concrets. [Lire l'article]

           

L’Europe, l’économie, l’État

Philippe Trainar
N° 157/Printemps 2017

Proposer un programme présidentiel pour la France exige d’arbitrer entre différentes priorités qui pourraient toutes avoir leur légitimité d’un certain point de vue. Quand on est un homme politique agissant dans le cadre d’un parti, il est certainement plus aisé de proposer un programme présidentiel, car on dispose, pour cela, du levier que constitue sa clientèle électorale. Sinon, on ne peut échapper à l’exercice normatif qui consiste à se doter d’un étalon de mesure de la réussite du pays. De ce point de vue, l’objectif ultime de la politique française devrait être celui d’une France libre, forte, riche et tournée vers l’avenir. Pour cela trois priorités liées entre elles me semblent s’imposer aux candidats à l’élection présidentielle de 2017 : la construction de l’Europe politique, la restauration du marché du travail et la réforme de l’État. [Lire l'article]

           

Réformer pour refonder l’Europe

Bruno Durieux
N° 157/Printemps 2017

La France est en proie au doute. Généreusement dotée par la nature et par l’histoire, riche d’un capital intellectuel, culturel et scientifique exceptionnel, figurant dans le groupe des principales économies mondiales, puissance diplomatique, militaire et nucléaire considérée, première destination touristique mondiale, la France est pourtant habitée par un pessimisme profond. Elle sent venir des échéances. [Lire l'article]

 

Vers la nation européenne

Christophe Barbier
N° 157/Printemps 2017

Glace et acier, le blizzard souffle sur notre monde. Il vient de tous les Est, de Russie comme de l’Europe. Il vient aussi, désormais, de l’Ouest et de cette Amérique soudain détestable. Il vient même des pays chauds, où son sifflement se confond avec le bruit des sabres courbes qui s’aiguisent. Même s’il le nie de toutes ses forces, l’Occident sait au fond de lui qu’il est entré dans un temps de grésil et de péril. Comme le proclame une série télévisée à succès, dont les héros s’affrontent avec fracas pour régner sur les terres de l’Ouest, « l’hiver vient ». [Lire l'article]

 

Pour une Europe 4.00

Alain Lamassoure

Comment répondre aux attentes des Européens ?

Thierry Chopin et Jean-François Jamet

Un Brexit, deux histoires

Jean-Louis Bourlanges

Que faire après ?

Michel Duclos

Coordonner les budgets en zone euro

Xavier Ragot
N° 155/Automne 2016

image Il ne faut ni négliger ni craindre les effets du Brexit. La Grande-Bretagne a pris une décision que l’on peut regretter mais que l’on peut expliquer. La Grande-Bretagne, autant que le reste de l’Europe, subit les conséquences d’une immigration mal contrôlée qui accroît l’hétérogénéité des populations et nourrit les discordes. Elle subit aussi les effets de la mondialisation ou, si l’on préfère, du libre-échange, source d’instabilité et plus encore d’inquiétude. Il ne fait pas de doute que le libre-échange, en favorisant les spécialisations et en élargissant les échelles de production, contribue à l’enrichissement du monde. Mais il le fait en causant autant de troubles. Les économistes, ses défenseurs attitrés, devraient se souvenir que Ricardo souhaitait l’échange international des biens pour éviter justement les migrations qui rompent « l’attachement naturel des peuples » à leur terre. L’Union européenne n’est responsable ni du libre-échange ni des pressions migratoires, elle en subit les effets négatifs, parce qu’elle ne se donne pas les moyens d’y remédier, alors qu’elle serait en ces domaines bien plus efficace que les nations. Cela dit, le Brexit n’empêchera pas le mouvement politique qui progressivement fédère les nations européennes. Ce mouvement a connu d’autres crises : l’échec de la Communauté européenne de défense ou celui du premier projet de Constitution. Il surmontera celle-ci comme il a surmonté les précédentes. Car il naît de la profonde unité de la civilisation européenne et du souci des nations qui en portent l’héritage de ne pas figurer au « balcon de l’histoire » mais de jouer le rôle qui leur permettra d’en rester de grands acteurs. Or, ce rôle mondial, les petites nations qui constituent l’Europe ne pourront le jouer qu’en unissant leurs forces et leurs volontés. C’est la raison pour laquelle une grande partie de ce numéro est consacrée aux conséquences du Brexit et à l’avenir de la construction européenne. Jean-Louis Bourlanges et Michel Duclos réagissent à l’événement et tracent les chemins possibles de la négociation entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne. Alain Lamassoure, Thierry Chopin, Jean-François Jamet dessinent les réformes à accomplir pour rendre l’Union européenne plus active et plus conforme aux aspirations des peuples européens. Xavier Ragot donne un exemple précis d’une novation possible au sein de la zone euro, noyau central de l’Union. On lira les citations de Jean Monnet qui accompagnent ces articles. Elles disent une chose simple : l’Angleterre fait évidemment partie de l’Europe par la géographie, par l’histoire et par la civilisation. Elle s’écarte aujourd’hui des institutions de l’Union européenne. N’en doutons pas, elle y reviendra quand l’Union aura fait la preuve de sa légitimité politique. [Lire les articles-(1)-(2)-(3)-(4)-(5)-]

           

Le droit européen de la laïcité

Roseline Letteron
N° 155/Automne 2016

Il n’est guère de semaine qui s’écoule sans que la question de la place des religions dans nos sociétés européennes ne fasse l’actualité. Le phénomène est particulièrement net en France, pays de la loi de Séparation des Églises et de l’État de 1905, République une et indivisible, où la laïcité a été constitutionnalisée, voilà soixante-dix ans, où l’appartenance communautaire est tenue en suspicion, où « communautarisme » et « républicanisme » ne font pas bon ménage.[Lire l'article]

 

La politique européenne de l’énergie
Entre les faits et l’air du temps

Jacques Lesourne
N° 149/Printemps 2015

Au moment où à Bruxelles s’est mise en place la nouvelle Commission de l’Union européenne, une analyse critique de la politique européenne de l’énergie telle qu’elle a été développée depuis une dizaine d’années sera particulièrement instructive. Elle suppose d’expliciter les questions relatives au changement climatique, d’évoquer les débats que soulève l’écologie politique et de rappeler les fondements de cette stratégie de l’énergie. Le bilan que l’on peut alors dresser est nuancé, car il combine de graves échecs, des échecs coûteux et quelques réussites qui restent à confirmer. [Lire l'article]

 

Identité européenne et ambition française

Jean-Louis Bourlanges
N° 147/Automne 2014

Interroger l’ambition française et en repérer ce qui semble être l’essentielle ambivalence est un exercice utile pour celui qui croit à la pertinence et à la fécondité de la construction européenne et ne parvient pas à s’imaginer l’engagement de notre pays dans cette grande aventure comme un déni du passé et comme la mise en congé d’une histoire millénaire. [Lire l'article]

 

La crise des institutions européennes et l’avenir de l’Europe

Valéry Giscard d’Estaing
N° 144/Hiver 2013

Le 27 juin dernier, Valéry Giscard d’Estaing, qui a joué dans la construction européenne un rôle considérable et, à certains moments, décisif, a livré à ses confrères de l’Académie française ses réflexions sur la crise des institutions européennes et sur leur avenir. Il nous a confié le texte de sa communication. [Lire gratuitement l'article]

 

La France, l’Allemagne et l’Europe
Considérations d’un Allemand francophile

Gerhard Cromme
N° 141/Printemps 2013

image La réconciliation de la France et de l’Allemagne ne date pas du traité de 1963, elle date de la déclaration de Robert Schuman, inspirée par Jean Monnet, le 9 mai 1950. Elle jetait les bases de la Fédération européenne, comme Aristide Briand avait tenté de le faire le 9 septembre 1929. L’une et l’autre initiatives revendiquaient, en effet, explicitement comme objectif pour l’Europe une fédération. Sans être à l’origine du couple franco-allemand, le traité de 1963 mérite pour lui-même d’être célébré, il participe de ce mouvement général que les esprits les plus éclairés des deux côtés du Rhin n’ont cessé de préconiser comme un des facteurs essentiels de la construction de l’Europe unie. C’est à un Allemand que nous avons demandé de le faire. Homme de grande culture, puissant industriel, Gerhard Cromme connaît la France et l’Europe. [Lire l'article]

           

Propos hétérodoxes sur l’avenir de l’Europe

Pierre-Henri d’Argenson
N° 141/Printemps 2013

Les appels en faveur d’un « saut fédéral » européen se sont multipliés pendant la crise. Nous avons souhaité publier cependant cette analyse iconoclaste, qui se prononce pour une restauration des frontières migratoires et commerciales de l’Europe… au risque de bouleverser une dynamique intégrative historiquement fondée sur l’ouverture. Mais peut-être est-il temps de changer de « logiciel européen » ? [Lire l'article]

 

Les Français et l’Europe : un rapport ambivalent

Jérôme Fourquet
N° 141/Printemps 2013

Interrogés en septembre dernier pour Le Figaro à l’occasion du vingtième anniversaire du référendum sur le traité de Maastricht, les Français émettaient un avis assez tranché : 60 % se déclaraient ainsi favorables à moins d’intégration européenne et à des politiques économiques et budgétaires propres à chaque État, contre 40 % qui se montraient partisans d’une intégration européenne renforcée avec une politique économique et budgétaire unique. Alors que les dirigeants français et européens étaient sur le point de franchir une nouvelle étape dans l’intégration européenne via la ratification par de nombreux pays de ce traité et via également notamment l’avancée du projet d’union bancaire, l’opinion publique française apparaissait réfractaire à ce nouveau pas en avant. On peut même dire que depuis le référendum de 2005, où le « non » l’avait emporté à 55 %, l’hostilité à davantage d’intégration a encore gagné du terrain et que les clivages qui parcouraient la société française à ce sujet se sont encore davantage creusés. [Lire l'article]

           

Conceptions de la liberté et Union européenne

Philippe d’Iribarne
N° 139/Automne 2012

Les difficultés de l’Union européenne à agir avec unité ne sont pas seulement liées au choc des intérêts entre les États. Elles sont alimentées par l’existence de divergences marquées entre ce qu’implique en pratique, dans les divers pays membres, l’attachement aux valeurs communes : liberté, égalité, démocratie. Les conceptions de la liberté ont, en particulier, de grandes conséquences sur la façon dont est vécu le règne du marché. Prendre en compte ces différences devrait conduire à une application beaucoup plus large du principe de subsidiarité. [Lire l'article]

           

Anthony Hartley et son idée de l’Europe

Michael Sutton
N° 139/Automne 2012

La mort d’Anthony Hartley en mai 2000 a privé Commentaire d’une voix anglaise claire et lucide. Il était, en effet, depuis l’origine membre du comité de rédaction de la revue et il y contribuait souvent. Sa disparition a également privé le monde anglophone d’un commentateur avisé des affaires européennes et internationales ; son absence se fait encore sentir plus de dix ans après. [Lire l'article]

           

La Pologne et l’Europe, un engagement total

Radosław Sikorski
N° 138/Été 2012

image C’est avec émotion que Commentaire accueille le discours qu’a bien voulu nous confier Radosław Sikorski, ministre des Affaires étrangères de Pologne, prononcée à Paris le 21 mars 2012. De sa création, en 1978, jusqu’à la libération de la Pologne, Commentaire, soutenu et inspiré par Leszek Kolakowski, a toujours défendu et soutenu la résistance polonaise à l’oppression. Pour deux raisons. Pour défendre la liberté et parce que c’est un des honneurs de la France de n’avoir jamais accepté au cours de l’histoire les partages et les occupations de la Pologne. Depuis que ce méfait fut initié au XVIIIe siècle, la cause de la liberté et la cause de la Pologne se sont, pour la France éclairée, toujours confondues. Désormais, la Pologne est un membre important de l’Union européenne et son ministre des Affaires étrangères exprime quant au progrès et à l’unification de l’Europe, un engagement total… que nos amis Polonais respectent aujourd’hui plus ou moins, mais auquel, n’en doutons pas, ils reviendront. [Lire l'article]

 

Pour un patriotisme européen

Bertrand Fessard de Foucault
N° 137/Printemps 2012

L’avenir provient plus souvent du passé — de sources toujours plurielles — que du présent orgueilleux et égotiste. Je crois que nous pouvons tous nous accorder, spécialement entre Européens : une Europe-patrie encore plus attirante que toute nation parce que les comprenant et les inspirant toutes, sera une matrice acceptable pour une gouvernance et une démocratie planétaire. De celle-ci autant que de la « réinstitution » européenne, il est temps. N’est-ce pas ? [Lire l'article]

 

Les deux rêves d’un Européen

Alain Frachon
N° 137/Printemps 2012

Quand il arrive à Bruxelles, début mai 1975, « l’Europe organisée », comme il dit, vient de passer de six à neuf membres. Le Danemark, la Grande-Bretagne et l’Irlande ont rallié les pays fondateurs de ce qu’on appelle alors les Communautés européennes. Jean-Marie Soutou a 63 ans. Plus encore que de l’expérience, ce diplomate a des convictions — ce qui ne fait pas forcément partie du métier. Il arrive d’Alger. Il s’y est frotté, avec intelligence et bienveillance, à la schizophrénie d’une élite algérienne tiraillée entre un tiers-mondisme militant et un inavouable tropisme pour tout ce qui vient de l’ex-puissance coloniale. Mais il y a une logique à sa nomination au poste de haut représentant permanent de la France auprès des Communautés. Soutou est un Européen convaincu. [Lire l'article]

 

Européen et atlantique

François de Rose
N° 137/Printemps 2012

Je n’ai pas eu la chance de travailler directement avec Jean-Marie Soutou, n’ayant jamais servi tous les deux dans le même poste. Mais je savais la proximité de nos idées en ce qui concerne les deux questions majeures de notre politique étrangère à l’époque où la politique internationale était dominée par la guerre froide entre l’Est et l’Ouest : la construction de l’Europe et le maintien de l’Alliance atlantique. C’est dire avec quel intérêt j’ai lu les chapitres de ses mémoires touchant les questions qu’il a connues intimement et que moi je n’avais suivi que comme un professionnel de la diplomatie certes concerné par le développement des affaires mais nullement responsable de l’exécution de la politique que ces affaires servaient. [Lire l'article]

                       

Raymond Aron parle d’Europe

Agnès Bayrou
N° 136/Hiver 2011

Chaque année, en hiver, cette revue rend hommage à son fondateur. Nous avons retenu, cette fois, l’étude qu’Agnès Bayrou a consacrée à Raymond Aron et à l’Europe. [Lire l'article]

           

L’apport de Rome à la formation des peuples européens

Bruno Dumézil
N° 136/Hiver 2011

La période qui s’étend entre le Ve et le VIIe siècle est un moment de l’Histoire qui cherche son nom. Les Français la désignent généralement sous l’expression de « Grandes Invasions ». Nos voisins allemands préfèrent plutôt le terme de Völkerwanderungszeit (« époque des migrations de peuples »). Mais il ne s’agit là que de deux points de vue sur un même phénomène : plus qu’à tout autre moment dans l’histoire européenne, des populations entières semblent se déplacer, bousculer les nations sédentaires pour finir par fonder de nouveaux royaumes. Derrière cette vision se trouve l’image romantique de la horde primitive déferlant du nord vers le sud et de l’est vers l’ouest : les peuples issus de Germanie auraient vaincu la civilisation méditerranéenne, confinant la culture latine à un usage d’intellectuel ou de clerc. Les historiens médiévistes ne croient plus aujourd’hui à cette vision nationaliste des débuts de l’histoire européenne. Les peuples dits « germaniques » étaient largement acculturés avant l’époque des conquêtes et la victoire des Barbares ne fut qu’apparente. En termes de civilisation, c’est-à-dire en termes de culture dominante, Rome seule l’emporta et projeta son ombre immense sur le Moyen Âge occidental. L’idée peut assurément surprendre. Pour justifier cette révolution copernicienne, mieux vaut commencer par dresser le portrait de ces Barbares fondateurs de l’Europe du Haut Moyen Âge. [Lire l'article]     

 

L’Europe à l’âge de l’histoire universelle

Nicolas Baverez
N° 135/Automne 2011

La Société des amis de Raymond Aron a consacré une journée d’études, à l’analyse des guerres et des relations internationales. Nicolas Baverez a conclu cette journée par un exposé sur la situation de l’Europe dans le monde d’aujourd’hui. [Lire l'article]

 

Un monde sans Europe ?

Pierre Hassner
N° 134/Été 2011

image Pierre Hassner a préfacé un ouvrage collectif qui a pour titre Un monde sans Europe ? Ce livre paraîtra chez Fayard cet été. Il a bien voulu réserver aux lecteurs de Commentaire la primeur de son texte, qui, comme on le verra, pose les questions essentielles. [Lire gratuitement l'article]

 

La Chine, l’économie mondiale et l’Europe

Jean Pisani-Ferry
N° 131/Automne 2010

L’Europe a été longue à prendre la mesure des conséquences économiques de l’essor de la Chine, beaucoup plus longue en tout cas que les États-Unis, où la question est depuis des années au premier rang des préoccupations. Il est de plus en plus clair que, dans le domaine économique au moins, les États-Unis et la Chine se considèrent mutuellement comme à la fois leurs premiers partenaires et leurs premiers rivaux, tandis que l’Europe reste nostalgique de la relation transatlantique et, mercantilisme mis à part, n’a pas encore défini les enjeux et les objectifs de sa relation stratégique avec Beijing. [Lire l'article]

 

Identité européenne

Claude Fouquet
N° 130/Été 2010

image Les Français sont divisés sur la construction européenne. Les libéraux craignent un super-État tentaculaire cherchant à empêcher la concurrence, notamment fiscale. À gauche, beaucoup pensent au contraire qu’elle encourage une mondialisation honnie. Mais l’Europe n’est pas seulement un espace économique. Elle a désormais un Président, un Belge prénommé Herman. Peut-on parler d’identité européenne ? Cela a-t-il un sens ? Si l’identité européenne existe, quelles conséquences produira la transformation de l’Europe en zone d’immigration ? [Lire l'article]

 

L’expérience européenne et la gouvernance mondiale

Pascal Lamy
N° 130/Été 2010

Pascal Lamy tire les leçons de l’expérience européenne pour la gouvernance mondiale. Il y a vingt ans, directeur de cabinet de Jacques Delors à Bruxelles, il mesurait l’importance historique et décisive de la chute du Mur de Berlin. Il est aujourd’hui directeur général de l’Organisation mondiale du commerce. Il mesure l’impérieuse nécessité d’une « gouvernance mondiale ». De l’expérience européenne, qu’il connaît mieux qu’aucun autre, il recherche les enseignements qui seraient utiles pour le monde et il établit aussi un bilan de l’entreprise européenne. Cette entreprise d’intégration des nations européennes n’est pas achevée. C’est un modèle à perfectionner. [Lire l'article]

 

L’Europe et le monde

Jean Baechler
N° 130/Été 2010

Le monde évoluera, sans doute, comme a évolué l’Europe en six siècles. Il sera divisé en quelques puissances qui seront rivales. Qu’en résultera-t-il ? Il faut y réfléchir en comparant l’évolution historique de l’Europe à l’évolution probable du monde. [Lire l'article]

 

Demos et Kratos en Europe

Tommaso Padoa-Schioppa
N° 129/Printemps 2010

La démocratie est un régime politique perpétuellement menacé par les nouvelles maladies, potentiellement mortelles, qu’elle développe en elle-même. Et la dernière défense contre de telles maladies réside dans les anticorps diffusés dans la conscience civique des citoyens. Aujourd’hui, dans l’Union européenne en tant que telle, comme dans chacun de ses États, la démocratie souffre d’un même mal : la difficulté croissante pour tout pouvoir, qu’il soit central ou local, à répondre aux exigences du peuple qu’il est en devoir de satisfaire. Il ne s’agit pas de pathologies similaires, qui ne coïncideraient que par hasard, mais bien d’une pathologie unique. Le hiatus entre les besoins du Demos et le mode d’action du Kratos constitue l’un des plus grands dangers pour la survie de la démocratie en tant que forme de gouvernement fondée sur les principes de responsabilité, d’autonomie et d’égalité. [Lire l'article]

 

L’Europe peut-elle rattraper l’économie américaine ?

Jacques de Larosière
N° 110/Été 2005

L’économie américaine est plus avancée que l’économie européenne. Il est donc nécessaire, pour cette dernière, de se rapprocher de la première. Pour cela, comment procéder ? Le problème est complexe dans la mesure d’abord où il dépasse les frontières de l’économie. On sait, en effet, que les bases du progrès économique trouvent leurs fondements dans des réalités institutionnelles et sociales. Le problème que l’on ne pourra esquiver est donc de savoir si l’Europe souhaite se rapprocher également du modèle social des États-Unis. [Lire l'article]

 

L’avenir démocratique et politique de l’Europe

Thierry Chopin
N° 109/Printemps 2005

Dans un article récent intitulé « Souveraineté et démocratie. L’avenir de l’Europe politique » (Commentaire, n° 106 été 2004), Marc F. Plattner fait part de son étonnement devant la tendance actuelle en Europe qui consiste non pas tant à « savoir où la souveraineté doit être logée que de mettre en question son concept même ». « Cette interrogation, poursuit-il, peut sembler étrange en un moment où l’État moderne semble connaître son plus grand triomphe […]. Et pourtant, il est indéniable que dans de nombreux cercles […] un sentiment très répandu veut que l’État moderne soit en passe de devenir obsolète […]. Ce sentiment gouverne le contexte moral et politique du processus d’unification européenne. » [Lire l'article]

 

L’Europe n’est pas politique. Réponse à Thierry Chopin

Marc Plattner
N° 109/Printemps 2005

J’apprécie la lecture attentive que Thierry Chopin a faite de mon article « Souveraineté et démocratie » ainsi que les intéressants arguments et citations qu’il propose dans sa réponse. Mais, en même temps, je crains que nos propos se croisent sans se rencontrer sur bien des points centraux de mon analyse. [Lire l'article]

 

Union sociale, migrations et Constitution européenne
Le risque de l’intégration sans une vraie politique libérale et sociale

Hans-Werner Sinn
N° 109/Printemps 2005

Hans-Werner Sinn est un des économistes allemands les plus réputés. Il est professeur à l’Université de Munich et dirige l’Ifo Institut, toujours à Munich, qui est un grand centre de recherche économique. Le texte qu’on va lire tranche, sur la littérature habituelle, par sa netteté. Il montre les conséquences sociales redoutables que recèle une gestion économique irréfléchie de l’élargissement de l’Europe, il expose clairement quelle politique il serait prudent d’adopter à partir du moment où on accepte la libre circulation de la main-d’œuvre. [Lire l'article]

 

Inégalités, pauvreté et cohésion sociale dans l’Union européenne

Christian Morrisson
N° 109/Printemps 2005

image L’élargissement de l’Union européenne à 12 pays est un fait acquis. Ils vont poser un défi à l’UE comme elle n’en a jamais connu dans le passé. Les inégalités entre Européens et la pauvreté vont beaucoup augmenter, en rejoignant ou dépassant le niveau atteint aux États-Unis et critiqué par les Européens. [Lire l'article]

 

La finalité de la construction européenne

Jean Baechler
N° 108/Hiver 2004

La construction européenne est en crise, il est difficile d’en douter. Il est plus délicat de décider si la crise présage un échec final ou une mutation décisive. Dans la situation présente d’indécision et de désorientation, le bon sens et la sagesse conseillent de recourir aux principes et de repartir des vérités premières, celles que l’on découvre en dernier, selon le mot heureux d’Albert Camus. [Lire l'article]

 

Les frontières de l’Europe. I. L’histoire

Alain Besançon
N° 105/Printemps 2004

Nous sommes bien obligés de partir de l’empire romain. Cet empire rassemblait les territoires sur lesquels il était possible de constituer des cités, sur un modèle analogue à la cité romaine. Il était borné donc par les zones où la constitution de civitates n’était plus possible, soit parce qu’on touchait des empires qui gardaient le système de la monarchie orientale et suffisamment forts pour résister, comme les pays iraniens, soit parce qu’on arrivait aux pays trop barbares pour pouvoir se constituer en cités, comme les pays germaniques, l’Écosse, l’Afrique au-delà de l’Atlas. [Lire l'article]

           

Les frontières de l’Europe. II. L’Ukraine

Alain Besançon
N° 105/Printemps 2004

Pendant quarante ans la frontière de l’Europe parut ramenée à celle du vieux noyau carolingien des empereurs othoniens. Pendant plus de quarante ans l’Europe soviétisée a été purgée de ses élites, abrutie, broyée dans toutes ses structures, isolée, en partie russifiée. Elle ressort de captivité depuis dix ans dans un très mauvais état. Appauvrie, mutilée par l’arrêt de son développement, incertaine en toutes choses sauf d’une : de son indéfectible appartenance à l’Europe. [Lire l'article]

 

La France du général de Gaulle, la Turquie et l’Europe

Georges-Henri Soutou
N° 104/Hiver 2003

Dans ses Mémoires d’espoir, le général de Gaulle a défini « ce qu’ont en commun », à ses yeux, les nations européennes : « Toutes étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation. » [Lire l'article]

           

Après la Convention : vers la Constitution européenne

Alain Lamassoure
N° 103/Automne 2003

La Convention européenne a été d’abord une serre géante, qui a permis un mûrissement accéléré de la réflexion européenne. Ses six premiers mois ont plus fait progresser le débat européen que les trois conférences intergouvernementales précédentes à celles de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice. [Lire l'article]

 

Est-ce la fin de l’Europe ?

Henri Froment-Meurice
N° 101/Printemps 2003

Qu’il soit dès l’abord posé que par « Europe » on n’entend évidemment pas le continent ainsi appelé depuis plusieurs siècles et sans doute pour longtemps encore, à moins de disparition soudaine par catastrophe géologique, écologique, épidémique, que sais-je ! Mais que l’on entende désormais sous ce seul mot l’Union européenne prouve que cette organisation d’États, si contraire à l’histoire d’un continent plus habitué à la guerre qu’à la paix, mais cependant espérée par quelques utopistes, s’est suffisamment imposée pour que l’on comprenne d’emblée de quoi il s’agit. [Lire l'article]

           

L’Europe et la Turquie

Jean Baechler
N° 101/Printemps 2003

image Quand un problème crée des divisions et attise les passions, la prudence conseille, à qui veut conserver la tête froide et trouver une solution acceptable, de s’adresser à des compétents extérieurs au cercle social auquel le problème est posé. En l’occurrence, l’expert doit être un extraterrestre, car la question de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne intéresse l’équilibre planétaire dans son ensemble, si bien qu’aucun humain n’est, à proprement parler, extérieur au cercle concerné. [Lire l'article]

                       

De l’intérêt national : regards sur l’Europe et les États-Unis

Christopher Patten
N° 99/Automne 2002

L’intérêt national est longtemps resté l’horizon indépassable de la politique étrangère Ainsi l’Europe du concert des nations était-elle régie par l’ajustement des intérêts et parfois par leur choc. La plupart des hommes politiques contemporains jugent probablement que l’intérêt national demeure l’étoile Polaire de la navigation gouvernementale. [Lire l'article]

 

L’Union européenne : quelles institutions ?

Alain Lamassoure
N° 99/Automne 2002

En 1787, la Convention américaine de Philadelphie avait commencé par l’examen et le rejet successifs de deux projets opposés. Le modèle centralisateur, conçu par Madison et présenté par Edmund Randolph au nom de la Virginie, proposait un régime parlementaire à l’anglaise, et donnait à l’Union un droit de veto sur les décisions des États. Tandis que, pour le New Jersey, William Paterson préconisait une simple amélioration de la Confédération en vigueur depuis 1777. [Lire l'article]

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