Socialisme

La lettre du vendredi 5 avril 2019

Des points de vue variés se sont exprimés dans la revue sur le socialisme. Cette lettre met plus particulièrement en avant les articles qui évoquent l’arrivée du Parti socialiste au pouvoir en 1981, ce qui forge la spécificité du Parti socialiste français par rapport aux social-démocraties européennes et on sera aussi attentif aux derniers articles de la revue qui retracent l’histoire du PS du Congrès d’Épinay à son effondrement lors de la dernière élection présidentielle.

Mon demi-siècle socialiste

Bernard Poignant
N° 165 Printemps 2019

Bernard Poignant est socialiste. Il est aussi un historien et un observateur attentif et lucide. Il a joué un grand rôle au sein du Parti socialiste et de ses instances, comme militant, comme responsable, comme élu en Bretagne, il a été maire de Quimper, il a siégé à l’Assemblée nationale et au Parlement européen, enfin il a été un des conseillers les plus proches de François Hollande. Cet article retrace l’itinéraire de toute une génération, la sienne, et offre  une  précieuse analyse de l’évolution politique et intellectuelle du Parti socialiste et des socialistes français tout au long de cette période. [Lire la suite]

 

Parti socialiste : aux origines d'un désastre

Gérard Grunberg
N° 160 Hiver 2017

L'effondrement du Parti socialiste aux élections de 2017 marque la fin du cycle d'Épinay ouvert en 1971. C'est un effet de la conjoncture politique particulière, celle des trois années qui ont précédé les élections de 2017. Mais, en réalité, cet effondrement a frappé un parti fragilisé depuis fort longtemps. Le retour sur les années Jospin et sur celles qui ont suivi nous conduira à diagnostiquer les raisons pour lesquelles le Parti socialiste se trouvait en réalité en grand danger avant même la période du gouvernement de Manuel Valls. C'est ainsi que nous pourrons comprendre pourquoi les événements qui ont marqué cette dernière période ont pu provoquer un effondrement aussi brutal. [Lire la suite]

 

                                                                                         

Assemblée Nationale 2017

 

 

Maurice Allais : libéral ou socialiste ? libéral et socialiste ?

Bertrand Munier
N° 133 Printemps 2011

Maurice Allais, Prix Nobel d'économie, aura été l'un des grands savants et professeurs français du XXe siècle. Sa disparition, en octobre 2010, laisse un grand vide dans la vie intellectuelle. Maurice Allais n'était pas seulement un grand économiste, c'était un penseur dans bien d'autres domaines, dans lesquels il a pourfendu beaucoup d'idées reçues en dépassant les catégories qui rendent rigide le débat intellectuel. [Lire la suite]

 

Les incertitudes du socialisme français

Alain Bergounioux
N° 152 Hiver 2015

La situation du Parti socialiste est aujourd'hui préoccupante. Son histoire est certes faite de hauts et de bas. Il a connu des crises qui ont failli l'emporter, mais ce sont les fondamentaux de son existence historique qui sont aujourd'hui en cause. Un paradoxe est que ses valeurs et sa recherche des équilibres dans sa politique peuvent correspondre aux problèmes que rencontrent notre pays et l'Europe. [Lire la suite]

 

Le Parti socialiste sous tensions

Gérard Grunberg
N° 149 Printemps 2015

En un rien de temps le paysage politique français a paru bouleversé pour différentes raisons puisque se mêlent à la politique ordinaire la terreur et ses effets : crimes terroristes, manifestation du 11 janvier, retour de Nicolas Sarkozy dans la course présidentielle, ampleur du vote en faveur du Front national dans le Doubs, accroissement de la fracture au sein du Parti socialiste entre les partisans de François Hollande et les frondeurs, usage, par Manuel Valls, à l’encontre de sa propre majorité, de l’article 49/3 de la Constitution pour obtenir l’adoption de la loi Macron. [Lire la suite]

 

De la nature du Parti socialiste

Jean-Claude Pacitto
N° 143 Automne 2013

Pendant longtemps, le débat sur la nature du Parti socialiste s'est focalisé sur les seuls aspects idéologiques de ce parti. Si l'idéologie a certainement joué un rôle lors de sa création et durant toute la décennie qui va de 1971 à l'élection, en 1981, de François Mitterrand à la présidence de la République, elle a cessé, depuis lors, de structurer son organisation. Le Parti socialiste s'est progressivement transformé : l'occupation du pouvoir est devenue une fin en soi. Il est désormais le parti du pouvoir pour le pouvoir, reléguant les idées au rang de simples moyens par nature modulables. [Lire la suite]

 

Quelle politique économique et sociale de gauche ? (1)
Concilier la gestion avec la culture socialiste (2)

Philippe Trainar (1)
Michel Didier (2)
N° 133 Printemps 2011

Nous avons procédé à une enquête en interrogeant des observateurs attentifs de la vie politique. Nous leur avons demandé de répondre à la question suivante : « Pourriez-vous procéder à une expérience mentale ? Supposons que les élections législatives de 2012 soient remportées par le Parti socialiste et ses alliés. Compte tenu de ce que sera, en 2012, la situation de la France et de l'Europe, et compte tenu de l'orientation probable de cet éventuel gouvernement : quelles sont, à vos yeux, les principales lignes du programme qu'il devrait ou pourrait mettre en œuvre pour la législature 2012-2017, ou les principales décisions qu'il devrait ou pourrait prendre ? » Nous avons choisi cette hypothèse sans nous poser la question de savoir s'il fallait ou non la souhaiter. C'est une probabilité : espérée par certains, redoutée par d'autres, indifférente à plusieurs. Mais la réflexion politique consiste souvent à prévoir les conséquences possibles d'un événement probable et à tirer les leçons de ces éventualités. Réflexion utile car elle modère les passions des acteurs, les craintes ou les illusions des spectateurs. [Lire la suite - (1) - (2)]

 

Qu'y a-t-il de vivant et qu'y a-t-il de mort dans la social-démocratie ?

Tony Judt
N° 129 Printemps 2010

Ce texte est tiré d'une conférence donnée à New York University le 19 octobre 2009. Prononcée devant un public américain, elle conserve toute sa portée pour les Européens, plus attachés encore que leurs cousins d'outre-Atlantique à l'histoire et à l'héritage de la social-démocratie. [Lire la suite]

 

Le Parti socialiste et la Ve République

Gérard Grunberg
N° 120 Hiver 2007

Dans notre précédent numéro, les articles de Nicolas Baverez, Jean-Louis Bourlanges et François Bayrou analysaient les perspectives de la droite et du centre en France. Il manquait à ce tableau du paysage politique français une étude sur le Parti socialiste. La voici. Avec les articles qui précèdent, elle permet d'envisager les relations qui existent, dans la Ve République, entre les institutions et les objectifs des principaux acteurs de la compétition électorale. [Lire la suite]

 

Les intellectuels et le socialisme

Friedrich August Von Hayek
N° 99 Automne 2002

Ce texte classique a paru, dans sa version originale, au printemps 1949 dans la célèbre revue de l'École de droit de l'Université de Chicago . Il a ensuite été revu et corrigé par Hayek pour être publié dans son recueil Studies in Philosophy, Politics and Economics, en 1967. C'est ce texte, traduit pour la première fois en français, que nous sommes heureux de proposer à nos lecteurs. Hayek a obtenu le prix Nobel en 1974. Il était né à Vienne en 1899. Il est décédé à Fribourg-en-Brisgau en 1992, peu de temps après la réunification de l'Allemagne et la fin de la « servitude » en Europe centrale et orientale. [Lire la suite]

 

L'épisode socialiste

Raymond Aron
N° 41 Printemps 1988 

Quand il eut achevé ses Mémoires, à la fin de l'été 1983, et qu'il disposa du volume d'épreuves imprimées, Raymond Aron voulut abréger l'ouvrage qui paraissait trop volumineux à l'éditeur. L'un de ses chapitres était consacré à la politique française. Nous le publions tel qu'il figurait dans le volume d'épreuves après que l'auteur l'eut corrigé et avant qu'il ne fût décidé d'y renoncer. Ce chapitre portait pour titre La victoire socialiste. Il s'achève sur l'Épisode socialiste. Après mars 1986 et avant mai 1988, Commentaire retiendra ce dernier titre, sans avoir le sentiment de trahir la pensée de son fondateur. [Lire gratuitement la suite]

 

   

 

 

 

 

 

Pour une histoire du socialisme en France

Michel Winock
N° 41 Printemps 1988

Il est patent que le socialisme français n'appartient pas à la grande famille social-démocrate, qui regroupe, moyennant les variations locales, la majorité des partis ouvriers européens et quelques-uns des plus puissants. On peut donc partir de cette constatation, s'interroger sur elle, pour tenter de définir, par comparaison, l'identité du mouvement ou de la tradition socialiste en France. [Lire la suite]

 

Démocratie et socialisme

Alexis de Tocqueville
N° 41 Printemps 1988

Le discours d'Alexis de Tocqueville que nous reproduisons a été publié le lendemain, le 13 septembre 1848. Il a été reproduit que dans l'édition des Oeuvres Complètes par Gustave de Beaumont en 1861. Il reparaîtra dans la nouvelle édition des Œuvres complètes chez Gallimard. En attendant, le voici pour nos lecteurs. [Lire la suite]

Tocqueville intervient dans la discussion de l'article 8 du projet de Constitution. Le texte présenté était ainsi rédigé : « La République doit protéger le citoyen dans sa personne, sa famille, sa religion, sa propriété, son travail et son domicile, mettre à la portée de chacun l'instruction indispensable à tous les hommes et propre à développer les intelligences qui peuvent servir et honorer la patrie ; elle doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail (dans les limites de ses ressources), soit en assurant à défaut de la famille les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler. »La discussion fut vive. Les adversaires de la rédaction du projet présenté voulaient obliger l'État à procurer du travail aux chômeurs. Cette revendication d'un « droit au travail » fait le point de départ du propos de Tocqueville, qui se déploie ensuite en une ample réflexion sur le sens de la révolution de 1848, mais plus encore de celle de 1789, sur la contradiction entre l'esprit de la démocratie et celui du socialisme. [Lire la suite]

 

Socialisme et sociologie chez Durkheim et Weber

Raymond Aron
N° 32 Hiver 1985

Raymond Aron avait prononcé à Amsterdam, le 11 mars 1983, une conférence sur Socialisme et sociologie chez Durkheim et Weber. Après sa conférence il avait repris son texte et l'avait profondément modifié. « Il sera donc en France, s'il est publié plus tard, différent de l'original » (a-t-il écrit peu de temps avant sa disparition). C'est ce texte inédit que nous proposons à nos lecteurs. Il s'agit d'un des derniers textes écrits par Raymond Aron, au moment où il achevait ses Mémoires. [Lire la suite]

 

Le socialisme français face à la crise des années 1930

Alain Bergounioux
N° 30 Été 1985

À partir de la crise des années trente, le socialisme français a bâti un nouveau corps de doctrine, revendiqué timidement avant la guerre, hautement à la Libération et depuis lors, autour du thème de l'économie mixte, qui, malgré les inflexions imposées par des conjonctures différentes, a constitué sa nouvelle orthodoxie. Dans un contexte heureusement moins dramatique, la seconde grande crise du capitalisme paraît produire des effets semblables sur le socialisme contemporain, tant leur sort est lié. Si elle est suggestive, l'analogie, toutefois, ne saurait être poussée trop loin. Trop de phénomènes sont différents, la nature de la crise, l'environnement international, notamment. Considérons seulement qu'une sorte de « cycle » socialiste, mis en place il y a quelque cinquante ans, rencontre les mêmes difficultés que, sous une autre forme, la synthèse jaurésienne, reconduite à Tours, avait éprouvées. [Lire la suite]

 

La nature du changement socialiste en France

Annie Kriegel
N° 23 Automne 1983

Le « changement » est le paradoxal mot-clef de la vie politique française dans sa continuité. Le « changement » en effet, en tant qu'il désigne à la fois une modification objective de la réalité et un projet, a été la valeur de référence commune depuis plus d'un quart de siècle, une valeur d'autant plus éclatante que, dans le même temps, elle était à peu près absente du monde communiste. [Lire la suite]

 

Ce qui est vivant (et ce qui est mort) dans l'idéal social-démocrate. Un débat français

Leszek Kolakowski
N° 18 Été 1982

Cet article de  Kolakowski vient à son heure. Aussi souhaitons-nous en faire le point de départ d'un débat français sur la signification et l'avenir de la social-démocratie. [Lire la suite]

 

Débat sur la social-démocratie (première partie)

N° 19 Automne 1982

Pourquoi un débat français ? Parce qu'à la différence de ses voisins du Nord ou de l'Est, la France n'a jamais connu, à proprement parler, d'expérience social-démocrate. Parce que le parti socialiste français, dans certaines de ses composantes, dans plusieurs de ses documents doctrinaux, répugne à assimiler ses positions à celles de la social-démocratie du nord de l'Europe et n'a pas tranché radicalement tout lien avec le léninisme. Parce que, pour beaucoup d'intellectuels français, de droite ou de gauche, la social-démocratie reste timorée ou prosaïque, incapable donc d'assumer les destinées du prolétariat révolutionnaire, la transformation profonde de la société, ou les ambitions d'une nation exemplaire. Enfin, parce que l'expérience gouvernementale menée par le parti socialiste français doit susciter une attention particulière pour savoir vers quel type de société elle est susceptible de conduire notre pays (s'agit-il bien de social-démocratie ?), pour se demander si la social-démocratie demeure bien le remède à nos maux et l'idéal à poursuivre

À ces particularités françaises s'ajoutent d'autres raisons. Les conséquences sur le fonctionnement des économies occidentales des systèmes de redistribution et de garantie sociale, plus ou moins liés à la social-démocratie, font l'objet de nouvelles discussions en raison de leurs effets sur la croissance et l'inflation. Ces discussions réaniment un vieux débat politique : celui de l'indépendance des individus face à l'État et aux systèmes sociaux. Depuis le début des années 1970 les économies occidentales n'offrent plus la combinaison de croissance économique et de progrès social qui a fait les beaux jours des gouvernements d'Occident, sociaux-démocrates ou libéraux, depuis la guerre. Compte tenu des exigences de la compétitivité internationale, de l'apparition d'un nouveau monde industriel, le « modèle social-démocrate », qui a dû une grande partie de ses mérites à l'histoire économique de l'après-guerre, pourra-t-il survivre à la crise, devra-t-il se transformer avec elle ?

Cliquez sur les liens pour accéder aux articles :

JEAN-CLAUDE CASANOVA, Ce qui est vivant (et ce qui est mort) dans l'idéal social-démocrate. Un débat français

BERNARD CAZES, Défis du passé et défis du futur

JEAN-CLAUDE COLLI, Voyage en social-démocraties

JEAN-FRANÇOIS DENIAU, L'ordre des mots

PIERRE DROUIN, Contre l'hypertrophie des "valeurs" politiques

ALFRED FABRE-LUCE, Il n'y a pas lieu de considérer les libéraux comme moralement inférieurs aux sociaux-démocrates

ANDRÉ FONTAINE, Comment peut-on ne pas être social-démocrate ?

ALFRED GROSSER, Réponse à Leszek Kolakowski

GEORGES LAVAU, La social-démocratie : oui, mais...

BERNARD MANIN, Que la social-démocratie n'est pas seulement une forme modérée de gouvernement

MICHEL ROCARD, La social-démocratie et la liberté

LIONEL STOLERU, L'intelligence du doute

ALAIN TOURAINE, À partir d'une critique de la social-démocratie

 

Débat sur la social-démocratie (suite et fin)

N° 20 Hiver 1982

Cliquez sur les liens pour accéder aux articles :

MICHEL CROZIER, L'Occident a besoin à la fois de la social-démocratie et du libéralisme

JEAN-MARIE DOMENACH, Sur le socialisme à la française

PIERRE HASSNER, Social-démocratie et politique étrangère

JOSEPH ROVAN, La crise de la social-démocratie

PASCAL SALIN, Le piège de la social-démocratie

JEAN SERISÉ, Proche et éloigné de la social-démocratie

PAUL THIBAUD, Redonner sens à la représentation politique

 

Une année de politique économique socialiste en France

Bela Balassa
N° 19 Automne 1982

Nous croyons qu'il est d'un grand intérêt pour nos lecteurs de connaître l'avis des meilleurs experts mondiaux sur l'économie et la politique économique de la France. Aussi sommes-nous particulièrement heureux de publier cet article de Bela Balassa, comme nous l'avions été de publier en 1980 un article du même auteur sur l'expérience Barre. Bela Balassa est professeur d'économie politique à l'université Johns Hopkins et consultant à la Banque mondiale. Il a préparé le présent article à titre privé. [Lire la suite]

 

Gustave Flaubert : Madame Bovary socialiste

Jean-Louis Curtis
N° 17 Printemps 1982

Au début d'avril, elle fit la connaissance d'un cousin de son mari, Robert Bovary, dont Charles lui avait parlé maintes fois comme d'un jeune homme brillant, promis à un grand avenir politique. Il se présentait aux élections législatives dans la circonscription dont faisait partie Yonville. Un soir, une réunion électorale eut lieu aux Halles. Charles voulut y assister. Emma consentit à l'accompagner. [Lire la suite]

 

Comment être « socialiste-conservateur-libéral » 

Leszek Kolakowski
N° 4 Hiver 1978

« Avancez vers l'arrière s'il vous plaît ». Telle est la traduction approximative d'une injonction que j'entendis un jour dans un tramway de Varsovie. Je propose d'en faire le mot d'ordre d'une puissante Internationale qui n'existera jamais. [Lire gratuitement la suite]

                        

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