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Science et politique

La lettre du vendredi 23 juillet 2021

Depuis deux ans, la science domine l’histoire. C’est par la science et la technique que la pandémie sera un jour vaincue et que les autres pandémies qui viendront seront maîtrisées. Aussi avant les vacances, nous vous proposons quelques-uns des articles dans lesquels Commentaire a abordé les questions scientifiques, et combattu pour que la France redevienne, par ses institutions scolaires et universitaires, par ses découvertes, par sa culture, le pays de Claude Bernard et de Louis Pasteur.

Biologie

Paul Nurse
N° 121/Printemps 2008

image Selon les règles établies par William Harvey en 1656, une leçon (The Harveian Oration) est prononcée chaque année au Royal College of Physicians à Londres. Cet article est inspiré de la leçon délivrée le 16 octobre 2003 par Paul Nurse, fellow of the Royal Society et lauréat du prix Nobel. Quatre des grandes idées maîtresses de la biologie sont discutées : la cellule comme unité structurelle et fonctionnelle de base de la vie, le gène comme mécanisme de l’hérédité, l’évolution par la sélection naturelle, et la vie comme une forme de la chimie. Une cinquième idée est explorée : la notion selon laquelle l’organisation biologique est fondée sur des processus et des structures logiques et informationnelles. [Lire gratuitement l’article]

 

Réserver plus de place à la biologie

Jean Hamburger
N° 41/Printemps 1988

Commentaire est une bonne revue, vivace, variée, toujours intéressante, nous écrit Jean Hamburger. S’il m’était permis de formuler un vœu, ce serait en faveur d’une place plus grande réservée aux acquis récents de la biologie. Cette discipline éclaire aujourd’hui d’un jour nouveau le destin de l’homme, le sens de son aventure au travers des siècles, ce qu’il peut craindre et ce qu’il peut espérer pour son avenir. Par-là, la biologie est devenue, à mes yeux, un des fondements de la réflexion politique. [Lire l’article]

 

Science et politique : la preuve par l’absurde

Yves Bréchet
N° 172/Hiver 2020

image Yves Bréchet, de l’Académie des sciences, a bien voulu introduire pour nos lecteurs l’article qui va suivre et qui émane du groupe de réflexion « La Tortue », formé de jeunes hauts fonctionnaires, de membres des corps techniques de l’État, de jeunes entrepreneurs et de chercheurs. Ce groupe s’est attaché à une question : comment constituer et mettre à la disposition du gouvernement une structure capable d’analyses scientifiques approfondies utiles aux décisions politiques ? [Lire l’article]

 

La science peut-elle éclairer la décision publique ?

Louis de Crevoisier, Simon Matet, Paul Poupet
N° 172/Hiver 2020

« Un principe nous guide pour définir nos actions […] : c’est la confiance dans la science. » Ces propos du président de la République lors de son allocution du 12 mars 2020 consacrée à l’épidémie de Covid-19 ont été prononcés le jour même de la première réunion d’un conseil scientifique chargé de conseiller le gouvernement sur la crise sanitaire. Cette expérience plaide pour un maintien dans la durée des expertises au sommet de l’État. [Lire l’article]

 

Science et politique

N°161/Printemps 2018
Yves Bréchet

Yves Bréchet veut bien pour notre anniversaire proposer quelques réflexions sur l’instruction scientifique des décisions politiques en France. La question qu’il traite est d’une importance décisive pour notre pays et pour l’Europe. [Lire l’article]

 

Le postmodernisme contre la science

Marcel Kuntz
N° 147/Automne 2014

image Le postmodernisme est un mouvement philosophique, politique, social et artistique qui se caractérise notamment par ses critiques de la foi en la science, du progrès et de l’universalité de la raison. Cet article examine les conséquences de ses critiques de la méthode scientifique dans le cas des « débats » entre les scientifiques et la société, notamment dans le cas de la querelle sur les plantes dites « génétiquement modifiées ». Les démarches « participatives », où toutes les opinions ont la même valeur que la parole scientifique, permettent-elles de dépasser les confrontations ? [Lire l’article]

                       

Une science normale

Jürgen Friderichs
N° 136/Hiver 2011

À l’initiative de Raymond Boudon, Commentaire a entrepris cette enquête sur la sociologie. Est-elle une véritable science, une simple discipline, un art ? Est-elle utile à nos sociétés ? Permet-elle de mieux les réformer ? Nous avons donc interrogé plusieurs sociologues d’Europe et du Canada, parmi les plus éminents. Nous leur avons posé cinq questions et nous leur avons demandé de nous répondre en français ou en anglais. On trouvera dans les pages qui suivent, préfacées par Raymond Boudon, les textes de ceux de nos interlocuteurs qui, pour les rédiger, ont bien voulu prendre sur leur temps. Dans ce faisceau de réponses, riches, nuancées et différentes, nos lecteurs trouveront un inventaire utile à leur réflexion sur la sociologie et sur nos sociétés. [Lire l’article]

 

Science française : des dragées pour le mammouth

Olivier Postel-Vinay
N° 111/Automne 2005

image L’article d’Olivier Postel-Vinay clôt notre enquête sur l’état de la science française commencée dans notre numéro 106 (été 2004). Il la clôt sur une note pessimiste. La qualité des jeunes savants français, qui s’exilent de plus en plus nombreux, n’est pas en cause. En revanche, les pouvoirs publics, responsables de notre déclin scientifique, persistent par manque de courage et de lucidité à ne pas s’engager dans la voie nécessaire de la réforme de notre organisation et de nos institutions scientifiques. [Lire l’article]

 

La concurrence et la science

Jean-Pierre Dupuy
N° 110/Été 2005

Je ne suis pas bien placé pour parler de la recherche française si l’on entend par là la recherche scientifique, ce qui exclut la recherche philosophique qui est mon métier. Cependant, j’ai reçu une formation scientifique et la philosophie que je pratique est en dialogue permanent avec le mouvement des sciences et des techniques. Je dirai plus loin pourquoi je n’ai pas fait de carrière dans la science, alors que tout me conduisait vers elle, et j’ai préféré entrer en philosophie. Par ailleurs, je pratique à temps partiel l’université américaine depuis une vingtaine d’années et je connais bien le « modèle » américain, tant vanté dans ces colonnes. [Lire l’article]

 

Enquête sur l’état de la science française

N° 109/Printemps 2005

Nous poursuivons le débat sur l’état de la science française. Dans deux précédentes livraisons (n° 106 et n° 107), nous avions sollicité des savants français installés aux États-Unis. Leur contribution a témoigné des mérites des institutions scientifiques américaines. Une compréhension des motivations de ces savants est indispensable si l’on souhaite interrompre le mouvement migratoire qui prive la France d’excellents esprits. Nous avons adressé ces articles et un questionnaire, que nous avons établi et que l’on trouvera au verso, à des savants français et à des responsables de la politique scientifique. Nous leur avons demandé de répondre à ces articles et à ce questionnaire dans la forme qui leur conviendrait.

François d’AUBERT, Une nouvelle politique de la science [Lire l’article]

Bernard GAVEAU, Pierre GRÉGORY et Maurice MONCANY, Libérons la recherche ! [Lire l’article]

Bertrand JORDAN, Élitisme, démocratie et recherche [Lire l’article]

Yves MEYER, Une crise de la recherche [Lire l’article]

Laurent NOTTALE, La crise du système d’évaluation scientifique [Lire l’article]

Michelle SCHATZMAN, Franchir une barrière de potentiel [Lire l’article]

Emmnuel VILLERMAUX, La tradition du moine copiste [Lire l’article]

Moshe YANIV, Que faire pour la recherche biologique et médicale ? [Lire l’article]

 

Enquête sur l’état de la science

N° 108/Hiver 2004

image Le débat public autour du thème du déclin français et le mouvement de protestation de la communauté scientifique ont permis une prise de conscience de notre retard scientifique, notamment dans les sciences expérimentales. La suprématie des États-Unis dans ce domaine semble s’accentuer. Signe plus alarmant, la productivité scientifique de plusieurs pays européens, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse, paraît nettement plus élevée que la nôtre. Commentaire souhaite, par cette enquête, contribuer au débat qui devrait conduire, par une profonde réforme de nos institutions scientifiques et par un accroissement de l’effort financier national, à un renouveau de la science française.

Claude ALLÈGRE, Espérons pour entreprendre [Lire l’article]

Pierre-André CHIAPPORI, Que retenir de l’exemple américain ? [Lire l’article]

Pierre CORVOL, Être médecin et chercheur. Les ambiguïtés de la polyvalence [Lire l’article]

Philippe EVEN, Une autre politique de la recherche [Lire l’article]

Pierre-Gilles de GENNES, Pour une révolution [Lire l’article]

Bruno LEMAITRE, La crise vue de l’intérieur [Lire l’article]

Fabienne MACKAY, Chercheur français : un produit de qualité destiné à l’exportation ? [Lire l’article]

Guy OURISSON, Remèdes pour une crise réelle [Lire l’article]

Yves POMEAU, Propos divergents [Lire l’article]

Bernard RAVEAU, Les problèmes à résoudre [Lire l’article]

Didier ROUX, Faiblesses et forces du système français [Lire l’article]

 

La crise de la science française (I)

N° 106/Été 2004

Ce numéro commence par le manifeste de quatre savants français universellement reconnus. Il nous paraît décisif parce qu’il offre à la fois un diagnostic lucide sur la situation et des propositions qui devront être discutées. Nous publions ensuite les premiers résultats d’une enquête, qui a été menée auprès de savants français installés aux États-Unis et qui se poursuivra dans notre prochaine livraison. Cet ensemble s’achève sur une note d’actualité incisive d’un de nos meilleurs biologistes, Jean-Claude Weill, dont le titre pourrait servir à nommer la campagne que nous lançons : Arrêtez de faire semblant de ne pas comprendre

François JACOB, Philippe KOURILSKY, Jean-Marie LEHN ET Pierre-Louis LIONS, Donner un nouvel essor à la recherche française [Lire gratuitement l’article]

Jean-Laurent CASANOVA, Les savants français d’Amérique [Lire gratuitement l’article]

Commentaire, Enquête auprès des savants français installés aux États-Unis [Lire gratuitement l’article]

Roger GUILLEMIN, Espoirs et désespoir des chercheurs en France [Lire gratuitement l’article]

Albert BENDELAC, Les scientifiques français doivent-ils continuer à voter avec leurs pieds ? [Lire gratuitement l’article]

François MATHEY, Le déclin en chimie [Lire gratuitement l’article]

Norbert PERRIMON, Le modèle américain [Lire gratuitement l’article]

Olivier POURQUIÉ, Diagnostic [Lire gratuitement l’article]

Luc TEYTON, Les raisons de n’avoir aucun espoir [Lire gratuitement l’article]

Pierre BUHLER, Universités et mondialisation [Lire gratuitement l’article]

Jean-Claude WEILL, Arrêtez de faire semblant de ne pas comprendre [Lire gratuitement l’article]

 

La crise de la science française (II)

N° 107/Automne 2004

Olivier Postel-Vinay est l’auteur d’un livre, Le Grand Gâchis. Splendeur et misère de la science française (Eyrolles, 2002, 113 p.), qui a sonné le tocsin et, dans lequel il annonçait que la crise profonde que connaît l’organisation de la recherche en France finirait par apparaître au grand jour. Nous lui avons demandé de dresser un état des lieux clair et succinct de la recherche française. Nous le soumettrons aux principaux savants français résidant en France et à quelques-uns des responsables de la recherche publique. On lira également un vieil article d’André Weil. L’un des plus grands mathématiciens français du siècle précédent conclut ainsi, post mortem, par ses propos de 1937 et de 1955, cette enquête auprès de l’émigration scientifique française.

Olivier POSTEL-VINAY, La crise de la recherche française : état des lieux [Lire l’article]

Claude DESPLAN, Doit-on choisir entre liberté et ambition ? [Lire l’article]

Jean ICHBIAH, Quand la recherche bute sur la centralisation [Lire l’article]

Gérard KARSENTY, Changer la recherche pour sauver la recherche [Lire l’article]

Albert LIBCHABER, Idéalisme et réalisme, la recherche en France et aux États-Unis [Lire l’article]

André WEIL, Science française ? [Lire l’article]

 

Science et liberté
Le point de vue d’un juriste

Paul Amselek
N° 87/Automne 1999

Mon propos est d’évoquer une question classique en philosophie morale et juridique, mais qui, malgré une abondante littérature, a conservé intact son caractère crucial et énigmatique. D’un côté, la science nous apparaît se placer sous le signe de la nécessité et postuler un déterminisme des choses du monde : c’est parce que les choses obéissent à des lois que la science est possible. D’un autre côté, nos expériences éthiques – et notamment juridiques – de direction des conduites humaines se placent, elles, de toute évidence sous le signe de la liberté. C’est ce que William James a appelé le « dilemme du déterminisme ». [Lire l’article]

 

Les sciences de la cognition

Jean-Pierre Changeux
N° 52/Hiver 1990

image Le Centre national de la recherche scientifique lance un programme « Cogniscience » dont l’enjeu, le plus ambitieux qui soit sur le plan intellectuel, consiste à comprendre le cerveau de l’homme et ses compétences. Jean-Pierre Changeux, professeur au Collège de France, nous expose l’importance de la recherche dans ce domaine. [Lire l’article]

 

L’islam et la science

Ernest Renan
N° 46/Été 1989

Depuis qu’il a perdu la supériorité intellectuelle qu’il connut du viiie au xiie siècle et la puissance militaire, que lui donnèrent tour à tour les Arabes et les Turcs, l’islam éprouve à l’égard de l’Europe un cruel sentiment d’infériorité, que l’histoire et l’évolution démographique, par leurs diverses conséquences, effaceront peut-être un jour. Ce sentiment ne tient pas aux seules défaites militaires (l’islam a, malgré tout, conservé la majeure partie de ses conquêtes sur les pays chrétiens, là où la conversion des indigènes avait été accomplie) ou à la colonisation (qui s’est partout défaite, sauf pour les territoires conquis par la Russie en Asie centrale au xixe siècle, et conservés, jusqu’à présent) ; il se nourrit de trois caractères distinguant les pays musulmans des nôtres. Dans le domaine de la science, de la politique et de l’économie, ces pays sont différents et, si nous croyons encore au progrès, largement en retard. les différences d’attitudes à l’égard de la science, de la démocratie et du capitalisme contemporains, de ce qui définit en substance la modernité occidentale, ont joué et jouent, sans doute encore, un grand rôle. Aussi, pour nourrir la réflexion sur cette opposition entre deux formes de civilisation, reproduisons-nous un texte oublié d’Ernest Renan : une conférence prononcée à la Sorbonne le 29 mars 1883 et reproduite dans Le Journal des débats, le 30 mars de la même année, sous le titre L’Islamisme et la science. [Lire l’article]

 

Science et conscience

Arthur Kriegel
N° 39/Automne 1987

Dans son article « De l’Homme neuronal aux neurosciences » (Commentaire, n° 31), François Lurçat mettait en cause, à l’occasion d’un livre de J.-P. Changeux, ce qu’il appelait le « réductionnisme » des neurosciences. Dans le numéro suivant, le professeur André Lwoff, prix Nobel, et Henri Korn, de l’Institut Pasteur, lui répliquèrent vivement. Dans le n° 35, F. Lurçat reformulait ses questions. On lira ci-dessous les réflexions sereines d’Arthur Kriegel, docteur en médecine, docteur ès sciences. [Lire l’article]

 

Éthique et sciences

François Lurçat
N° 35/Automne 1986

image Dans le numéro 31 de Commentaire, François Lurçat avait critiqué la démarche philosophique de Jean-Pierre Changeux dans son livre : L’Homme neuronal. André Lwoff et Henri Korn lui ont répondu dans le numéro 32. François Lurçat leur répond à son tour ci-dessous. Cette querelle semble répéter, dans des termes à peine différents, celle que fit naître Paul Bourget, dans son célèbre roman Le Disciple (1889) où sous le couvert transparent de la fiction, il accusait son ancien maître et ami Hippolyte Taine, philosophe agnostique et positiviste (l’Adrien Sixte du roman), d’être indirectement responsable du recul de l’éthique et de la religion chez les jeunes gens. Taine, qui se reconnut dans celui-ci, en fut vivement affecté. Il contesta et la caricature que le romancier substituait à sa pensée et la responsabilité qu’il faisait peser indirectement sur sa personne ! Taine, contemporain de Darwin, a été influencé par les idées de celui-ci dans son ouvrage de psychologie scientifique, L’Intelligence (1870). Souhaitons, par ce rappel, que l’histoire des idées vienne éclairer un débat entre « scientifiques » d’aujourd’hui et prévienne son enlisement dans la polémique ad hominem. [Lire l’article]

 

L’Homme neuronal
Réponses à François Lurçat

N° 32/Hiver 1985

Nous sommes heureux de publier, en réponse à l’article de François Lurçat De l’Homme neuronal aux neurosciences paru dans notre dernier numéro, deux articles qui nous ont été adressés par deux éminents biologistes, tous deux « pasteuriens », André Lwoff Prix Nobel, membre de notre Comité de Patronage, et Henri Korn, Directeur du Laboratoire de neurobiologie cellulaire de l’INSERM.

André LWOFF, I. « Homme neuronal » et neurosciences [Lire l’article]

Henri KORN, II. Lorsqu'une souris contemple le cerveau [Lire l’article]

 

Ma traversée dans le monde scientifique (I)

Raymond Boudon
N° 142/Été 2013

image Raymond Boudon était le plus grand sociologue français vivant. Depuis plus de deux ans, il luttait contre une maladie terrible ; et, pourtant, il n’a jamais cessé de travailler, de réfléchir, de lire et d’écrire. Le 24 décembre 2012, à une heure du matin, il m’écrivait : « Commentaire serait-il intéressé par le texte joint, version abrégée d’un entretien réalisé à l’occasion du versement de mes archives au centre d’archivage sciences humaines domicilié à l’EHESS, avant transfert ultérieur à la BN ? Brigitte Mazon (petite-fille de Paul Mazon), qui dirige le centre, a voulu utiliser cette occasion pour provoquer de ma part un témoignage sur ma traversée dans le monde des sciences humaines françaises et internationales. » J’eus comme un pressentiment devant son souci d’aller vite et nous convînmes d’une parution immédiate. Il façonna alors le texte que l’on va lire. [Lire l’article]

 

Ma traversée dans le monde scientifique (II)

Raymond Boudon
N° 143/Automne 2013

Nous publions ici la suite des entretiens entre Raymond Boudon et Brigitte Mazon. [Lire l’article]

 

Grandes écoles et excellence scientifique

Bertrand Collomb
N° 126/Été 2009

L’existence des grandes écoles, notamment d’ingénieurs, leur séparation de l’Université et leur place dans l’économie sont un des éléments de l’exception française. Mal comprise à l’étranger, elle fait l’objet chez nous de débats incessants. Certains y voient un des points forts de notre système de formation des élites, d’autres au contraire dénoncent un système conservateur qui éloigne les meilleurs élèves de l’Université, stérilise les capacités de recherche et d’innovation de notre pays, et explique la place trop réduite que nous occupons dans la compétition mondiale pour l’excellence scientifique. En m’efforçant de dépasser ces débats souvent trop partisans, je voudrais retracer l’origine et les raisons de l’existence des grandes écoles d’ingénieurs, le rôle qu’elles ont joué et jouent toujours dans la formation des cadres de notre économie et dans la recherche, et surtout les évolutions actuellement en cours. [Lire l’article]

 

Sang et vaisseaux, miroirs jumeaux ou l’aventure de la médecine scientifique

Jacques Caen
N° 51/Automne 1990

Depuis que, grâce à Harvey, on connaît la circulation du sang, et que, grâce à Malpighi, on a, peu après, reconnu anatomiquement le réseau capillaire qui permet de ramener le sang artériel, pulsé du cœur, au réseau veineux où il est oxygéné dans les poumons, on se doute qu’il y a un rapport étroit entre sang et vaisseaux. Déjà au xixe siècle, un médecin français, Cruveilher, considérait que la paroi vasculaire était bien plus qu’une barrière de protection, une épine irritative. Nombreuses peuvent être les irritations : virus, infections, tabagisme, désordres lipidiques, troubles cellulaires (en particulier globules rouges, plaquettes et monocytes du sang). Ce nombre élevé de facteurs, l’hétérogénéité apparente des causes sont la source des difficultés à comprendre les mécanismes du vieillissement vasculaire qui conduit à l’une des principales angoisses du vieil âge, la perte de l’intégrité des fonctions psychiques une ou deux décennies avant la fin de la vie. [Lire l’article]

 

Sur la recherche médicale
Leçons d’une expérience

Gérard Karsenty
N° 172/Hiver 2020

« Ce serait folie de croire en la médecine si n’y pas croire en était une encore plus grande, car de cette succession d’erreurs sont nées quelques vérités. » Cette phrase lapidaire et pourtant si complète de Marcel Proust capture sans illusion, mais avec admiration la vérité quotidienne de la médecine, et elle va beaucoup plus loin. Pour qui est comme moi, médecin de formation et chercheur scientifique par profession, cette phrase parle autant à celui que je fus qu’à celui que je suis devenu. En effet, comme et peut-être plus que la médecine, la recherche scientifique progresse, en partie, d’erreur en erreur. [Lire l’article]

 

Médecine et philosophie

Anne Fagot-Largeault
N° 99/Automne 2002

image Madame Anne Fagot-Largeault, professeure au Collège de France, a bien voulu nous permettre de publier une très large partie de la leçon inaugurale qu’elle a prononcée le 1er mars 2001, après la création de sa chaire (Philosophie des sciences biologiques et médicales) et son élection. [Lire l’article]

 

Règles et dilemmes de la médecine de demain

Claude Sureau
N° 63/Automne 1993

Je ne voudrais pas me livrer à un panégyrique de la médecine « classique ». Nous connaissons ses défauts et ses insuffisances. Au premier chef son inefficacité. Pour qui a vu mourir des enfants de méningite tuberculeuse ou de leucémie, des accouchées ou des avortées atteintes de complications infectieuses ou d’hémorragie, des cardiaques par lésions valvulaires d’origine rhumatismale, des fœtus ou des nouveau-nés, enfin, victimes du « traumatisme obstétrical », le monde de la santé aujourd’hui n’a rien de commun avec celui d’hier. [Lire l’article]

 

La médecine française en péril ?

Béatrice Majnoni d’Intignano
N° 53/Printemps 1991

image La médecine française a un passé récent brillant. De Jean Hamburger qui sauva les insuffisants rénaux vers 1960 à Jean Bernard qui renouvela le miracle pour les leucémiques, à Jean Dausset dont les groupes tissulaires H.L.A. (human leucocyt antigen) ouvrirent la voie à l’immunologie et aux transplantations, voie dans laquelle Henri Bismuth, Christian Cabrol et tant d’autres s’engageront à grande échelle à partir de 1980. L’après-guerre vit le triomphe de la médecine curative, enfin capable de guérir. La France a reconstruit les hôpitaux les plus modernes de 1950 à 1980. [Lire l’article]

 

Racisme et médecine (I)

Arthur Kriegel
N° 11/Automne 1980

La prétention du racisme à un fondement scientifique, biologique, a eu, depuis des décennies, pour corollaire une méfiance des bons esprits, méfiance qui s’est étendue à l’idée de nature elle-même. À la prétention brutale d’expliquer globalement la vie sociale en y projetant les lois biologiques, répond le refus crispé de reconnaître la nature dans le surgissement même de la culture. [Lire l’article]

 

Racisme et médecine (suite et fin)

Arthur Kriegel
N° 13/Printemps 1981

Dans l’article précédent, longue oraison sur les sépulcres blanchis de l’anthropologie physique, il s’agissait, on s’en doute, de tirer un enseignement pour aujourd’hui et demain à propos d’un actuel débat scientifique et public. L’application de la psychométrie, sous la forme de l’évaluation du quotient intellectuel (QI), à l’étude des différences héréditaires de l’intelligence entre les individus, les classes sociales et les races oppose deux camps qui se qualifient mutuellement d’héréditaristes et d’environnementalistes en raison de leur préférence pour le rôle soit de l’inné, soit de l’acquis dans la formation de l’esprit humain. [Lire l’article]

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