Retour sur la pandémie du Covid-19

La lettre du vendredi 17 juillet 2020

Nous sommes après le confinement. L’inquiétude persiste. On ne sait encore ni soigner ni vacciner. Mais on sait les lourdes conséquences de la pandémie. Le dernier numéro de Commentaire y a été attentif comme le montrent les articles que nous citons dans cette lettre.
D’autant que l’Europe et la France sont particulièrement touchées. Donnons pour comparer quelques chiffres tirés de Our World In Data de l’université d’Oxford au 16 juillet 2020.
Pour un million d’habitants, l’Union européenne compte 302,81 morts. Les États-Unis : 415,16. La Chine (si elle dit la vérité) : 3,23. Le Japon : 7,79. L’Inde : 18,05.
En Europe, la Pologne : 42,12 ; l’Allemagne : 108,35 ; le Portugal : 164,37 ; les Pays-Bas : 357,57 ; la France : 461,44 ; l’Italie : 578,83 ; la Suède : 551,72 ; le Royaume-Uni : 663,66 ; et enfin la Belgique : 844,89.
Si l’on voulait dresser un tableau complet, à la mortalité, il faudrait ajouter la morbidité, les conséquences des hospitalisations et des réanimations. Il faut donc rester attentif à ce malheur des temps.

Trois ans après

Philippe Raynaud

Au 20 mai 2020, le thème général des commentaires politiques est que, comme après chaque crise, « rien ne saurait plus être comme avant » parce qu’il faudra repenser l’économie, les relations sociales, le rapport à la nature, les mœurs et même les manières. La gauche pense que la crise a confirmé la nécessité de défendre et d’étendre l’État-providence et le service public à la française, quand elle ne se félicite pas de la fin programmée de l’« austérité », les écologistes veulent accélérer la lutte contre le changement climatique pour préparer les prochaines crises sanitaires et on ne compte pas les discours enflammés contre la mondialisation. Comme le débat public n’est par ailleurs nullement apaisé par les appels à l’union nationale dans la « guerre » contre le virus, les lignes de partage de la politique resteront-elles les mêmes jusqu’à l’élection présidentielle ? [Lire l'article]

 

Les conséquences économiques du Covid-19

Philippe Trainar

La pandémie devrait, dans un premier temps, nous affecter moins par ses conséquences létales que par les conséquences des moyens mis en œuvre pour la combattre. Il faut être conscient qu’elle est plus dangereuse que nous ne l’avons pensé initialement, parce qu’elle est non maîtrisée et qu’elle laisse planer beaucoup d’incertitudes sur notre futur. Quelle qu’en soit l’issue, nous devrons rapidement relever ses défis les plus déstabilisants. Dans les grandes pandémies du passé, les États se sont moins distingués par leur capacité, souvent inexistante, à contrôler la pandémie que par leur capacité à en maîtriser les conséquences économiques et à s’adapter pour en minimiser les coûts. On peut donc anticiper que ceux qui ne sauront pas relever ces défis et qui rechigneront à s’adapter, et à le faire vite, seront profondément déstabilisés et ne se sortiront pas de la crise sans grands dommages. [Lire l'article]

 

Les libertés au temps du coronavirus

Nicolas Baverez 

La pandémie de coronavirus, à l’égal du krach de 2008 ou de la vague d’attentats djihadistes, constitue une surprise stratégique qui soumet à un test impitoyable les dirigeants comme les institutions des nations. Comme toute grande crise, elle fait émerger une nouvelle hiérarchie entre les États, selon l’efficacité et la rapidité de leur réaction à un évènement extrême, dévastateur et inattendu même s’il était prévisible. L’épidémie est un choc inédit par son caractère universel, par sa violence et par sa complexité dans sa triple dimension de crise sanitaire, économique et politique. Elle présente des défis spécifiques pour les démocraties libérales et pour les droits et libertés qui les définissent. [Lire l'article]

 

La peste noire de 1348-1350
L’événement le plus important du xive siècle

Yves Renouard 

Événement sanitaire mondial le plus grave depuis la grippe espagnole de 1918, la pandémie de coronavirus va sans doute provoquer des évolutions majeures. Il n’est donc pas indifférent de lire les analyses proposées, en 1948 et 1950, par le doyen Yves Renouard, à l’occasion du sixième centenaire de la peste noire de 1348, fléau qui a profondément marqué l’histoire de l’humanité occidentale. [Lire l'article]

 

Lectures pour temps d’épidémies

Guy Berger

J’ai recensé à partir de Chateaubriand quelques lectures classiques. Ces lectures  permettront de relativiser notre infortune présente et de percevoir que le monde moderne a, tout de même, quelques avantages. [Lire gratuitement l'article]

 

Et Dieu mettra un nouveau masque stérile…

Viktor Erofeev

L’écrivain russe Viktor Erofeev, a bien voulu nous adresser de Moscou au début d’avril le brillant essai sur la pandémie que l’on va lire. [Lire l'article]

 

Le coronavirus n’est pas sans papiers

Gil Delannoi

Les mondialisateurs l’affirmaient, les mondialisés le croyaient, plus ou moins. Enfin c’est fait. Connexion, délocalisation, désindustrialisation, bourses et marchés, consommations, chaînes de production, tourisme de masse, media sans frontière, organisations planétaires, campus et colloques n’avaient fait que l’approcher, propager, promettre et vanter. Un être microscopique l’a fait… [Lire l'article]

 

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Deux victimes de la pandémie : Patrick Devedjian et Henri Weber

Le destin a fait que deux hommes politiques français d'opinions opposées ont été victimes de la pandémie au printemps 2020 et qu'ils figurent l'un et l'autre dans ce numéro de Commentaire.

Patrick Devedjian (1944-2020)

Jean-Louis Bourlanges

La fin tragique de Patrick Devedjian nous a tous peinés. Il fut le premier maire de France à inaugurer, à Antony, une rue portant le nom de Raymond Aron. Il aimait le droit, les arts et les lettres. En politique, il était déterminé et avisé, et aussi, trait rare, profondément et absolument courageux. Nul mieux que Jean-Louis Bourlanges, à qui le liait une fraternelle amitié, ne pouvait dresser son portrait. [Lire l'article]

 

La France reste-t-elle la patrie de la lutte de classes ?

Henri Weber

Nous avions été heureux d'accueillir cet article d'Henri Weber.  Le malheur veut que, nous le publions, après avoir appris le 26 avril la mort de son auteur, due à l'épidémie dont il avait commencé ici à analyser les effets politiques et sociaux. S’il avait renoncé sans état d'âme à la « révolution » prônée dans sa jeunesse, il ne désespérait pas de voir renaitre, dans le contexte européen, un nouveau compromis social-démocrate. Il était à la fois un professionnel de la vie politique et un esprit libre. Son article, sans doute le dernier qu'il ait écrit, témoigne du regard lucide et bienveillant d'un homme de gauche sur les forces et les faiblesses de la culture politique française. [Lire l'article]

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