Retour sur la crise de 2008

La lettre du vendredi 5 octobre 2018

Il y a dix ans, une crise financière aux États-Unis a ébranlé l’Europe et l’économie mondiale. Les origines de cette crise, ses conséquences, les moyens d’éviter son retour, ce sont des questions qui ont été très souvent traitées par Commentaire. Voici quelques-uns des articles dont nous suggérons la lecture ou la relecture.

Crise financière, crise de l’État ?

Philippe Trainar
N° 126 Été 2009

Avec l’approfondissement de la crise économique et financière, après la faillite de Lehman Brothers, les États se sont trouvés projetés sur le devant de la scène. Ils sont apparus comme le dernier recours disponible pour contrer la crise. De fait, l’État est le seul acteur d’envergure susceptible de rompre l’enchaînement qui conduit à l’implosion du marché. Ce « retour de l’État » fait consensus parmi les gouvernants, les experts et les banquiers qui ne demandent aujourd’hui qu’à être rassurés par son intervention. Et la possibilité que les États puissent être défaillants inquiète les marchés encore plus que les gouvernants eux-mêmes. Pourtant, ce « retour de l’État » n’est pas évident, car la crise paraît refléter tout autant une crise du marché qu’une crise de l’État, sans que l’on puisse séparer l’une de l’autre. [Lire la suite de l'article]

 

Les économistes et la débâcle financière

Francis Fukuyama et Seth Colby
N° 129 Printemps 2010

La crise commencée en 2007 n’est pas achevée, mais il ne faut pas attendre pour réfléchir aux idées qui ont pu contribuer à cet événement, notamment aux idées des économistes. [Lire la suite de l'article]

 

Les leçons de la Grande Récession,  John B. Taylor
Sur la règle de Taylor,  Jacques de Larosière
Trois observations à ce propos, Jean-Claude Trichet
 
N° 156 Hiver 2016

John B. Taylor est professeur à Stanford University. Il a joué un grand rôle dans la politique économique des États-Unis. En 1993, dans un article célèbre, il a proposé ce que l’on appelle « la règle de Taylor » qui définit la façon dont la Banque centrale doit prévoir et fixer les taux d’intérêt nominaux. On s’accorde à reconnaître que son influence intellectuelle sur la politique des banques centrales a été et reste considérable et que ses analyses permettent de comprendre les échecs et les succès des politiques monétaires des dernières années. Il tire ici les leçons de cette crise. Nous avons accompagné son essai de deux commentaires, dont les auteurs ont exercé de grandes responsabilités, pour Jacques de Larosière, à la tête de la Banque de France et du Fonds monétaire international et, pour Jean-Claude Trichet, à la tête aussi de la Banque de France puis de la Banque centrale européenne. Cet ensemble offre une réflexion experte et approfondie sur le rôle respectif de la politique des finances publiques et de la politique monétaire en faveur de la croissance et de la stabilité, à la lumière des dernières décennies, et principalement de ce qu’il faut nommer maintenant la Grande Récession. [Lire la suite des articles -1 -2 -3 ]

 

De la crise au marasme

Ambroise Laurent
N° 153 Printemps 2016

Nous nous proposons d’éclairer les rapports réels qu’entretiennent la crise financière et le marasme économique actuel et qui ne sont pas ceux couramment évoqués. Maintenant que nous avons davantage de recul, nous pouvons mieux comprendre ce qu’ont été les véritables facteurs majeurs de cette crise et en quoi elle a marqué une vraie rupture dans notre histoire économique. Ce faisant, nous pourrons décrypter la situation présente et prendre la mesure de ce qu’il nous faudrait faire pour la redresser vraiment. Et nous verrons que « réformer la finance, relancer l’économie » sont davantage des slogans incantatoires que des solutions pour sortir de la nasse. [Lire la suite de l'article]

 

Keynes. Soixante-dix ans après

Jean-Marc Daniel
N° 156 Hiver 2016

En avril dernier, peu de gens ont évoqué le soixante-dixième anniversaire de la mort de Keynes. Peut-être ce relatif oubli tient-il au fait que si les décideurs d’aujourd’hui usent et abusent encore du vocabulaire keynésien, pour justifier leur laxisme budgétaire, son influence réelle s’estompe. On peut se demander légitimement ce qu’il reste de celui qui domina la pensée économique de l’après-guerre jusqu’à ce que la stagflation des années 1970 n’ébranle les certitudes de ses disciples. [Lire gratuitement la suite de l'article]

 

Sur des problèmes voisins, on lira aussi…

Nouriel Roubini, Que faire ? I. La réforme de la régulation financière. Dix points fondamentaux (31 mars 2008) [Lire la suite]. Que faire ? II. Les premières mesures (13 octobre 2008) [Lire la suite] N° 124 Hiver 2008

Nicolas Véron, Réguler sans fragmenter : le défi du marché bancaire européen [Lire la suite] N° 124 Hiver 2008

Jean Tirole, La théorie économique de la régulation des licenciements [Lire la suite] N° 145 Printemps 2014

Jean Gatty, Les hautes rémunérations. Quelques principes [Lire la suite] N° 141 Printemps 2013

Louis Schweitzer, Commentaires sur l’article précédent. Pour un modèle différent [Lire la suite] N° 141 Printemps 2013

Christian Morrisson, Le déclin économique de la France depuis 1981 [Lire gratuitement la suite] N° 151 Automne 2015

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