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Regards croisés sur l’Allemagne à l’heure des nouvelles élections fédérales

La lettre du vendredi 1er octobre 2021

 

Angela Merkel a achevé son quatrième mandat de chancelière. Les élections fédérales viennent de se dérouler. Les sociaux-démocrates arrivent en tête (206 sièges). De peu, puisque les chrétiens-démocrates obtiennent 196 sièges. Pour constituer une majorité, il faut réunir 368 élus en une coalition. Les deux grands partis y réussiraient sans difficulté, comme ils l'ont fait précédemment, puisque à eux deux ils regroupent 402 sièges. C’est pourtant la coalition la moins probable. Les deux autres partis de gouvernement (les Verts, 118 sièges, les libéraux, 92 sièges) sont l’un et l’autre susceptibles de s’agréger à une coalition menée par les sociaux-démocrates. En tout cas, trois choses sont sûres. Il y aura une coalition de deux, trois ou quatre partis. L’Allemagne maintiendra un cap pro-européen, les extrêmes de gauche (39 sièges) et de droite (84 sièges) ont échoué. L’Allemagne maintiendra sa ligne budgétaire et financière qui préserve l’euro et dont bénéficie l’Europe. Une conclusion s’impose. Le mode de scrutin proportionnel oblige à la coalition, donc à des majorités larges d’élus et d’électeurs. Il favorise la stabilité et la modération. Commentaire reviendra sur ces questions. Voici quelques articles consacrés à l’Allemagne que nous avons publiés depuis dix ans.

L’Allemagne en surfusion

Georges-Henri Soutou
N° 169/Printemps 2020

image Depuis le xixe siècle, l'Allemagne a longtemps cherché sa voie entre les différentes idéologies et les différents types de régimes politiques imaginés depuis le xviiie siècle, du libéralisme au communisme en passant par les différents modèles monarchique, républicain, autoritaire ou totalitaire. L'Allemagne a été un extraordinaire laboratoire politico-idéologique, et à mon avis elle est en train de le redevenir. Sommes-nous entrés dans le temps des incertitudes et des recompositions ? G.-H. S. [Lire l'article]

  

Défense européenne :
le lien franco-allemand indispensable

Louis de Fouchécour et Jacques Launay
N° 168/Hiver 2019 

image La construction de l'Europe d'après-guerre, avec son élargissement géographique successif, a suivi la logique d'une extension progressive des politiques communes garantes des liens de solidarité, régulant également les concurrences. Le traité de Maastricht de 1992 a instauré la politique de stabilité monétaire et économique mais également le pilier de coopération intergouvernementale consacré à la politique étrangère et de sécurité commune. Or, celle-ci reste aujourd'hui plus souvent un vœu qu'une réalité et elle n'a pas produit tous les effets concrets annoncés notamment en matière de défense. Il reste que la construction européenne est le mûrissement attendu de l'idée féconde de laisser germer les « solidarités concrètes » entre les pays qui le veulent et qui le peuvent, et dont la majorité des impulsions a été marquée du sceau franco-allemand. L. de F. et J. L. [Lire l'article]

  

L’Allemagne d’Angela Merkel en 2018

Henri Ménudier
N° 162/Été 2018

image De l'automne 2017 au printemps 2018, la République fédérale d'Allemagne a été confrontée à deux paradoxes majeurs. La bonne santé de l'économie, la maîtrise du chômage, l'apaisement social relatif à l'accueil des réfugiés et un engagement actif mais prudent sur le plan européen et international semblaient devoir être mis au crédit de la coalition sortante des chrétiens-démocrates et des sociaux-démocrates. Or, leurs partis respectifs ont été les principaux perdants des élections fédérales du 24 septembre 2017, au profit des petits partis et surtout de l'extrême droite qui s'installe au Bundestag avec un groupe important. Autre paradoxe non moins surprenant, la République fédérale, considérée à juste titre comme un État bien gouverné, devenu un modèle de stabilité, a eu besoin de six mois pour reconduire finalement la grande coalition sortante, toujours dirigée par Angela Merkel, sans doute pour un dernier mandat. Crise des partis ou crise de l'État ? [Lire l'article]

 

Retour sur la France
et la réunification de l’Allemagne

Tilo Schabert
N° 159/Automne 2017

image En 2005 paraissait en France le livre de Tilo Schabert, Mitterrand et la réunification allemande. Une histoire secrète (1981-1995) (traduit de l'allemand, Grasset). Commentaire en avait, à l'époque, publié des bonnes feuilles (n° 109, printemps 2005). Les avis continuent de diverger sur le rôle que joua François Mitterrand en 1989. Tilo Schabert revient aux sources, aux documents historiques, afin d'éclairer cet épisode important de l'histoire allemande et européenne. Tout semblait avoir été dit, mais tout réclamait un nouveau récit. Définitif ? Nous verrons. [Lire l'article]

 

L’Europe de Mutti Merkel

Timothy Garton Ash
N° 144/Hiver 2013

image Le peuple allemand s'est donc exprimé : l'Union européenne restera une tortue. En mai prochain, à la suite des élections européennes, nous découvrirons la lenteur de cette malheureuse créature. Alors, au cours de la prochaine décennie, à la manière d'Ésope, se posera une plus vaste question : la tortue européenne a-t-elle les moyens de dépasser l'aigle américain et le dragon chinois ? [Lire l'article]

 

Regards sur l’analyse allemande de l’irréductible différence entre la France et l’Allemagne

François Renouard
N° 141/Printemps 2013

image La relation avec le peuple allemand constitue pour la France, depuis le traité de Verdun, une préoccupation constante. Aussi bien, au moment où l'évolution du monde conduit une part des élites à préconiser le recours au fédéralisme comme seule solution à la crise actuelle de l'Union européenne, il est indispensable, pour éviter de graves désillusions, d'avoir à l'esprit les différences de civilisation et de tempérament qui existent entre la France et l'Allemagne. Les analyses approfondies et lucides de grands universitaires allemands de l'entre-deux-guerres, tels Ernst Robert Curtius et Friedrich Sieburg ou d'un politologue contemporain comme Ulrich Wickert, donnent matière à réflexion aux classes dirigeantes des deux pays. F. R. [Lire gratuitement l'article]

 

Trente ans avant.
La relation économique entre
la France et l’Allemagne

Henri Froment-Meurice
N° 141/Printemps 2013

image Voici un extrait du journal d’Henri Froment-Meurice, lorsqu’il était ambassadeur de France en Allemagne. On verra en le lisant combien il est utile de comparer la situation franco-allemande de 1982 et celle de 2012-2013. [Lire gratuitement l'article]

 

Un pays clé sans clé
L’Allemagne et l’Europe

Michael Stürmer
N° 137/Printemps 2012

image Selon la vieille sagesse populaire, il n'y pas d'amitié qui tienne en matière d'argent. Cela vaut aussi pour l'euro. On parle d'une communauté de destin dans la monnaie commune. Formule qui peut recouvrir deux choses, l'espoir d'une grande Europe et le pressentiment de sa désintégration. M. S. [Lire l'article]

 

La présence de l’Allemagne au gouvernail
de l’Europe nous manque

Timothy Garton Ash
N° 133/Printemps 2011

image En Europe et dans le vaste monde, l'Allemagne est de plus en plus encline à poursuivre ses intérêts nationaux, par ses propres moyens si besoin est (par exemple, dans ses relations énergétiques bilatérales avec la Russie), et à répondre de manière défensive aux pressions intérieures. Les Britanniques et les Français, qui ont toujours poursuivi leurs propres intérêts nationaux, sont les derniers à pouvoir se plaindre.
Cela dit, l'exceptionnel engagement de l'Allemagne en Europe, qui fut un trait saillant de la politique étrangère de la République fédérale de Konrad Adenauer à Helmut Kohl, nous manque cruellement. Le projet européen marque le pas, notamment parce que le moteur allemand ne le pousse plus en avant. Ce que l'Allemagne veut de l'Europe est aujourd'hui bien plus clair que ce qu'elle veut pour l'Europe. [Lire l'article]

 

L’Allemagne est-elle un pays normal ?

Pierre Hassner
N° 129/Printemps 2010

image Vingt ans après la chute du mur de Berlin et la disparition de la RDA, peut-on considérer que l'Allemagne est redevenue un pays normal ? Pierre Hassner répond à cette question. [Lire l'article]

 

Comment peut-on être allemand ?

Jacques Dewitte
N° 129/Printemps 2010

image J'aborderai ici la question de l'identité européenne par un biais particulier, celui de l'Allemagne et de l'identité allemande. J'ai choisi un titre provocant : « Comment peut-on être allemand ? » qui ne doit pas être compris comme un étonnement méprisant (celui des Parisiens envers le Persan dans les Lettres persanes de Montesquieu), mais bien comme un encouragement amical. Car, s'il est vrai qu'existe quelque chose comme une identité européenne – l'identité étant une notion certes problématique mais non fantomatique – mais que prévaut actuellement une difficulté à l'assumer, cette difficulté se manifeste de manière différente chez chaque peuple européen (ou nation), et elle me semble demeurer particulièrement aiguë en Allemagne. J. D. [Lire l'article]

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