Raymond Aron dans Commentaire après 1983

La lettre du vendredi 23 février 2018

Après la disparition de Raymond Aron en 1983, Commentaire s'est donné pour règle de publier dans chacun de ses numéros d'hiver soit un texte de lui, inédit ou peu connu, soit une étude concernant son œuvre ou s'en inspirant. Ainsi, depuis trente-cinq ans, à l'instar de nos anciens lecteurs nos jeunes lecteurs ont pu devenir familiers de ses réflexions et de sa manière de comprendre la politique et la société, la France et le monde. Voici quelques-uns des articles qui ont été retenus et qui ont paru dans la revue à la fin d'un mois de novembre.

Raymond Aron

Commentaire n°152/Hiver 2015

Chaque année, en hiver, Commentaire rend hommage à son fondateur. Cette fois, nous reproduisons des articles de 1973 qui concernent les institutions de la Ve République, notamment la loi électorale.

Raymond Aron

Commentaire n°152/Hiver 2015

Le 21 octobre 1983 a paru dans L'Express le dernier éditorial de Raymond Aron. Il l'avait écrit le matin même de sa mort. Le titre « Université : le refus nécessaire » fut choisi par le journal, car Aron, en bon journaliste, ne fixait son titre qu'au dernier moment.

Raymond Aron, Alain Badiou

Commentaire n°136/Hiver 2011

Il s'agit d'un dialogue qui débute ainsi : 

Alain Badiou. — Commençons abruptement, voyez-vous une différence entre sociologie et sciences sociales ?

Raymond Aron. — La sociologie historiquement et actuellement ne peut pas être confondue avec l'ensemble des sciences sociales.

Raymond Aron

Commentaire n°112/Hiver 2005

« On aurait tort de tenir pour définitivement acquis le fait de la déraison humaine. » C'est sur cette phrase optimiste que s'achève l'article que Raymond Aron consacra à Hannah Arendt et à son livre sur les origines du totalitarisme.

Raymond Aron

Commentaire n°84/Hiver 1998

À la fin des années 1960, les intellectuels français épiloguaient sur « la fin du libéralisme » et certains aiguisaient leur plume pour rédiger le Programme commun de gouvernement des partis socialiste, communiste et radical. Comme l'Histoire apaise toujours les esprits, la plupart de ces mêmes intellectuels adhèrent désormais, sans toujours le reconnaître explicitement, aux principes énoncés par Raymond Aron ce jour d'automne 1969.

Raymond Aron

Commentaire n°64/Hiver 1993

Le communisme a disparu. Soljénitsyne est rentré en Russie et y est mort. Sartre aussi est mort. Les jeunes gens d'aujourd'hui liront ce texte écrit en 1976 et sauront ainsi que penser de la formule fameuse selon laquelle « il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron ». Ils apprendront aussi la grandeur de Soljénitsyne et combien cette grandeur fut étrangère à Sartre.

Raymond Aron

Commentaire n°64/Hiver 1993

Il s'agit de la première leçon d'un cours de Raymond Aron à l'ENA Ce cours commun à toutes les sections de l'École était intitulé : « Introduction à la philosophie politique. Machiavélisme et messianisme ».

Raymond Aron

Commentaire n°28/Hiver 1984

Discours aux étudiants allemands sur l'Europe et l'unité de l'Allemagne (1952) Invité par l'Université de Francfort à prendre part à la réunion solennelle qui clôt l'année académique, Raymond Aron prononça en allemand, le 30 juin 1952, une conférence sur l'Europe et l'unité de l'Allemagne.

Dans les notes de Raymond Aron nous avons retrouvé son exorde :

« En cherchant les raisons qui pouvaient expliquer cette invitation, j'en ai trouvé deux. Avant 1933 et depuis 1945 j'ai travaillé de mon mieux à l'entente politique entre les deux pays, cependant qu'entre 1933 et 1939 j'ai essayé d'éclairer mes compatriotes sur les dangers qui les menaçaient, tout en entretenant l'intérêt pour ce qu'il y avait de meilleur dans la culture allemande. Nulle passion partisane ou personnelle ne m'animait lorsque je prenais cette attitude d'opposition résolue à l'égard du Ille Reich. J'étais convaincu, non en tant que Français ou en tant que démocrate, mais en tant que sociologue, que certaines institutions obéissent à une logique impitoyable plus forte que les velléités éventuelles de tel ou tel individu. Le régime hitlérien portait en lui la fatalité de la guerre. La deuxième raison est que j'ai, je crois, la réputation d'être un des plus professeurs parmi les journalistes politiques ou un des plus politiques parmi les professeurs. J'imagine donc que vous m'avez invité pour que je vous parle aussi objectivement que possible, en dehors de tout intérêt ou de toute passion de parti, sur les sujets qui nous tiennent à coeur également des deux côtés du Rhin. Ce qui signifie, je m'en excuse à l'avance, que je vous dirai ce que je crois vrai et non ce que vous auriez plaisir à entendre. Mais la seule manière d'honorer ses auditeurs, me semble-t-il, c'est de leur transmettre ce que l'on croit avoir de meilleur. Et pour un professeur, le meilleur c'est toujours la recherche de la vérité.»

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