Propositions pour la France

La lettre du vendredi 27 octobre 2017

Au printemps dernier, Commentaire a publié un ensemble de propositions en trente articles, chacun indiquant quels problèmes auraient à affronter en priorité et à résoudre le prochain président de la République et la prochaine Assemblée nationale. Le président de la République a été élu, l’Assemblée nationale également. Le président dispose d’une majorité. Il est intéressant de revenir sur ces articles et de comparer les propositions aux politiques actuellement suivies.

Ont contribué aux « Propositions pour la France » parues dans Commentaire  n° 157/Printemps 2017 : Cédric Argenton, Patrick Artus, Christophe Barbier, Nicolas Baverez, Alain Bergounioux, Jacques Bille, Monique Canto-Sperber, Michel Didier, Bruno Durieux, François Ecalle, Thierry Foucart, Jean Gatty, Jean-Dominique Giuliani, Antoine Jeancourt-Galignani, Denis Kessler, Didier Maillard, Béatrice Majnoni d’Intignano, Philippe Manière, Bertrant Martinot, George de Ménil, Alain Minc, Jean-Thomas Nordmann, Rémy Prud’homme, Christian Saint-Etienne, Sénèque, Philippe Trainar, Jean-Pierre Vesperini, Jean-Philippe Vincent, Etienne Wasmer, Charles Wyplosz.

Parmi ces articles, retenons pour cette lettre du vendredi cinq propositions, dont une en libre accès.

Christophe BARBIER
  • Christophe Barbier est éditorialiste à L'Express après en avoir dirigé la rédaction de 2006 à 2016.

 S'il [le prochain président de la République française] ne veut pas être débordé d'emblée, s'il veut peser, être écouté simplement, un seul mot, une seule réalité peut venir à sa rescousse : l'Europe.
Jamais l'occasion n'a été aussi favorable. Le Brexit et l'élection de Donald Trump forment une conjonction astrale inédite pour que l'Europe redevienne elle-même, plus qu'elle ne l'a jamais été depuis 1945. L'OTAN a placé le Continent sous dépendance américaine : ce parapluie paralysant pourrait bientôt disparaître. […] Sans le boulet britannique, l'Europe peut aller plus vite ; contre l'arrogance américaine, l'Europe doit parler plus fort. Alors que les poltrons aux mines piteuses prennent ces événements pour des prémices d'apocalypse, les volontaristes y voient les craquements féconds de l'Histoire et l'accouchement d'un nouveau monde.

Nicolas Baverez
  • Économiste et historien, Nicolas Baverez est éditorialiste pour l’hebdomadaire Le Point  et le quotidien Le Figaro.

Un pacte productif fondé sur la restauration de la profitabilité des entreprises par la baisse des prélèvements, afin de permettre le redémarrage de l'investissement et de la recherche, avec pour contrepartie le renforcement de la concurrence. Un effort systématique d'amélioration des facteurs de production doit être entrepris : la productivité du travail ; le capital via le démantèlement de la fiscalité confiscatoire qui le frappe ; l'énergie via la valorisation de l'atout nucléaire et le développement raisonné des seuls modes renouvelables rentables ; l'innovation grâce au retrait du principe de précaution de la Constitution ; la promotion de la marque France.

Michel Didier
  • Économiste, Michel Didier est  président de Coe-Rexecode.

L'équation à résoudre d'emblée est d'atteindre trois objectifs en même temps : élever le niveau de la croissance potentielle, réduire le déficit public, stimuler dès 2017 la croissance effective pour redonner rapidement à l'action politique des marges d'action. Notre proposition centrale est de relancer la croissance sans augmenter le déficit public en transférant l'épargne des anciens vers la dépense des jeunes.

François Ecalle
  • Conseiller maître à la Cour des comptes , François Ecalle a été membre du Haut Conseil des finances publiques. Depuis début 2016, en situation de disponibilité, il préside l’association « Finances Publiques et Économie » (FIPECO).

Les dépenses publiques représentent 57 % du PIB en France contre 48,5 % en moyenne dans la zone euro. Comme le montrent les exemples de la Suède et du Canada, il est possible de les réduire de 8 points de PIB en cinq ans et de les maintenir en deçà de 50 % du PIB.

Antoine Jeancourt-Galignani
  • Inspecteur des Finances, Antoine Jeancourt-Galignani a dirigé Indosuez, puis a présidé les AGF et le conseil de surveillance d’Euro Disney.

Au début de l'été, le nouveau Président et son gouvernement ne pourront échapper au réexamen des aides au logement. La maîtrise des finances publiques, la nécessaire mise au jour du déficit vrai, les besoins des métiers régaliens, et d'abord de la sécurité, la correction des excès fiscaux exigeront un peignage attentif des dépenses. Les 40 milliards d'euros mobilisés année après année au bénéfice des producteurs et des consommateurs de logements, aide sans équivalent dans les pays de l'OCDE, doivent tenir une bonne place dans cette révision. C'est pourquoi cet article y est consacré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova
116 rue du Bac – 75007 Paris – ISSN 0180- 8214
Copyright © 1978-2017 Commentaire - Tous droits réservés
twitter
facebook
Si vous ne souhaitez plus recevoir cette newsletter, désabonnez-vous en suivant ce lien