Passons notre été le numéro 170 sous les yeux

La lettre du vendredi 24 juillet 2020

Malgré l’inquiétude que continue de faire régner la pandémie, abordez d’autres sujets qui sont traités dans ce numéro et que vous lirez pendant ces vacances que nous vous souhaitons paisibles et heureuses.

 

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La Ve République résisterait-elle au populisme ?

Denys de Béchillon

Demandons-nous, arguments juridiques en main, jusqu’où notre Ve République pourrait – a fortiori après une crise, sanitaire par exemple – résister sans casse majeure à l’élection à la présidence de la République d’un (ou d’une) « populiste » d’extrême droite ou d’extrême gauche. Le sujet est, en effet, plus que jamais d’actualité. [Lire l'article]

 

Les municipales de mars 2020. Un mauvais tour ?

Pierre Martin

Pour comprendre le résultat final de ces élections municipales, il faut revenir au premier tour, le 15 mars, organisé alors que l’épidémie de coronavirus frappait déjà le pays. Ce tour a été marqué par une abstention record, une très forte localisation du scrutin, un mauvais résultat pour la majorité gouvernementale, un échec de l’extrême droite, une percée attendue des écologistes et une résistance des partis traditionnels PS et LR. Celle-ci est plus explicable par des considérations locales que nationales. Ce fut en quelque sorte pour presque tout le monde un mauvais tour. Auquel il faut songer en réfléchissant aux résultats du second tour. [Lire gratuitement l'article]

 

François Hollande en quelques dates

Bernard Poignant

Membre du Parti socialiste depuis longtemps, ancien maire de Quimper, longtemps député à l’Assemblée nationale, ancien parlementaire européen, ami de François Hollande, Bernard Poignant a appartenu à son cabinet. Il revient ici sur le quinquennat de François Hollande, pour répondre à une seule question. Pourquoi François Hollande est-il le seul des présidents de la République à n’avoir pu se représenter pour un second mandat, alors qu’il le souhaitait ? Bernard Poignant répond à cette question, sans apprêt, avec clarté et franchise. [Lire l'article]

 

Un moment protestant ?
Les débuts de la IIIe République

Laurent Theis

Aux débuts de la Troisième République, une génération de protestants, née sous la monarchie constitutionnelle, devait se distinguer pendant environ vingt-cinq ans. Occupant une place sans proportion avec son effectif réel, elle contribua très largement à installer la République. [Lire l'article]

 

Pomaret ou les bonheurs de la bibliophilie

Jean-Claude Casanova

Un jour, un libraire d'anciens annonçait sur son catalogue un manuscrit dactylographié, intitulé « Ceux que j'ai connus, par Charles Pomaret ». Charles Pomaret avait été l'avant-dernier ministre de l'Intérieur de la IIIe République, et j'avais lu de lui, sans me poser de question sur l'auteur, un intéressant livre d'histoire, Monsieur Thiers et son siècle (Gallimard, 1947). J'ai acheté le manuscrit. Pomaret avait connu Vincent Auriol, Louis Barthou, Léon Blum, René Coty, Paul Doumer et bien d'autres. Qui aime l'histoire politique ne pouvait résister à la tentation. Le savant libraire m'avait assuré qu'il s'agissait d'un texte inédit et qu'il était accompagné d'une correspondance l'authentifiant. Il s'agissait manifestement d'un ouvrage ou du début d'un ouvrage : vingt-et-une notices tracent, à travers des souvenirs et des anecdotes, les portraits d'hommes politiques de l'entre-deux-guerres. [Lire l'article]

 

Souvenirs de la IIIe République (I)

Charles Pomaret

Un jour, un libraire d’anciens annonçait sur son catalogue un manuscrit intitulé Ceux que j’ai connus, par Charles Pomaret qui fut le major de sa promotion au Conseil d’État et l’avant dernier ministre de l’Intérieur de la IIIème République. Il avait connu Vincent Auriol, Louis Barthou, Léon Blum, René Coty, Paul Doumer et bien d’autres. Qui aime l’histoire politique ne pouvait résister à la tentation. Il s’agissait d’un texte inédit. Commentaire, pourrait donc en publier des extraits : ceux concernant Caillaux, Blum, Barthou ou celui sur le pauvre Doumer, d’autres aussi, car rien ne vaut l’appréciation d’un homme politique sur ses collègues, si celui qui les apprécie est perspicace. [Lire l'article]

 

Diversité (I)

Christopher Caldwell

Christopher Caldwell a publié au début de l'année, à New York, un important ouvrage intitulé The Age of Entitlement. America Since the Sixties (Simon and Schuster, 2020, 352 pages). Dans ce livre, il étudie les réformes américaines des années 1960. Au fil du temps, ces réformes ont-elle eu aussi des conséquences dommageables en termes économiques et en termes de liberté et de stabilité sociale aux États-Unis ? La loi sur les droits civiques (Civil Rights Act) de 1964, acclamée au départ comme une simple réforme, s'est révélée comme une transformation bien plus profonde. N'est-ce pas comme une nouvelle Constitution, rivale de la Constitution originelle et souvent en désaccord avec elle ? La « polarisation » et l'« incivisme » que l'on déplore aujourd'hui ne sont-il pas des phénomènes graves reflétant un affrontement entre deux Constitutions : celle de jure de 1788 et celle de facto de 1964 ? [Lire l'article]

 

De balance ton porc au « juridiquement correct »

Jean-Éric Schoettl

Potentiellement libérateur, le mouvement Me too a été confisqué par cette branche du gauchisme qu’est le féminisme radical, lui-même inséparable de la surenchère victimaire qui a accompagné l’assomption des droits individuels, en France comme partout en Occident, depuis une quarantaine d’années. En devenant juridiquement correct, le politiquement correct malmène les principes fondamentaux de la République. Celle-ci saura-t-elle résister ? [Lire gratuitement l'article]

 

Retour sur l’affaire Polanski en cinq questions

André Perrin

Le scandale déclenché par l’attribution du César de la meilleure réalisation au film J’accuse de Roman Polanski soulève toute une série de questions, les unes d’ordre juridique, les autres d’ordre philosophique ou moral. Ces questions ont été posées dans un climat qu’on peut, sans exagération, qualifier de passionnel et ont suscité des réponses volontiers péremptoires formulées, parfois, dans un langage outrancier. On s’efforcera ici de formuler les premières de façon plus rationnelle et les secondes sur un mode plus réfléchi. [Lire l'article]

 

La sortie de buts du rapport Thiriez

Alexandre Moatti

Le 25 avril 2019 le président de la République annonçait « la suppression des Grands Corps d’État ». Il allait confier une mission à Frédéric Thiriez en ce sens. Le « rapport Thiriez » était remis mi-février 2020 au gouvernement. La fracassante annonce présidentielle semble remisée aux oubliettes. Les Grands Corps s’en sortent. L’ENA serait supprimée… mais la future EAP (École d’administration publique) lui ressemble beaucoup : ce sera une ENA plus importante, confortée dans son genre. Quant à la diversité sociale, sont reprises des mesures déjà annoncées il y a douze ans. Ce qui est intéressant n’est guère neuf, et l’inverse. [Lire l'article]

 

« Nous pouvons perdre l’Ukraine »

Philippe de Lara

La violence du régime soviétique est le plus souvent associée au goulag et à la terreur. La famine est pourtant aussi emblématique. De 1917 à 1947, l’URSS aura subi trois grandes famines dues à la politique du régime. La plus meurtrière survient à la suite de la collectivisation de l’agriculture lancée en 1929 : la famine tue 7 millions de personnes en deux ans (1931-1933), pour la plupart des paysans. Toutes les régions de l’URSS sont frappées. Mais ce n’est pas tout. À partir de novembre 1932, Staline déclenche en Ukraine une famine dans la famine : il s’agit désormais d’affamer pour punir et non plus d’affamer pour réquisitionner. [Lire l'article]

 

Le fou d’amour et le prix Nobel

Pierre Rigoulot

La publication de la correspondance entre Panaït Istrati et Romain Rolland par les éditions Gallimard nous permet de revenir sur la figure quelque peu oubliée de Panaït Istrati, romancier roumain lyrique, et même exalté, des années 1920 et 1930. Romancier, mais aussi personnalité engagée – pour reprendre ses propres termes – dans la dénonciation des tares de notre société, de ses riches profiteurs et de ses égoïstes fermés aux malheurs des autres. [Lire l'article]

 

Le Grand Meaulnes en Pléiade

Christophe Mercier

Il s'agit sans doute de la Pléiade la plus mince du catalogue, mais Henri-Alban Fournier, dit Alain-Fournier, fait enfin son entrée, méritée, dans la collection prestigieuse dorée à l'or fin 23 carats. Et, juste retour des choses, un des romans français les plus populaires du xxe siècle intègre enfin le catalogue Gallimard, maison chez laquelle il aurait dû paraître, en 1913, si Henri-Alban Fournier (son nom à l'état civil), au dernier moment, poussé par sa maîtresse Madame Simone, n'avait, pour des raisons manœuvrières, et en vue de l'obtention du Goncourt, préféré la vénérable maison Émile-Paul aux toutes jeunes éditions de la NRF. Jacques Rivière, ami intime d'Alain-Fournier, époux de sa sœur Isabelle, qui avait fait en sorte que la NRF donne Le Grand Meaulnes en prépublication, en fut justement blessé. Depuis, Le Grand Meaulnes était resté chez Émile-Paul, et, d'Alain-Fournier, Gallimard n'avait à son catalogue que la monumentale correspondance avec Jacques Rivière (1926-1928), et le recueil posthume de Miracles (1924). [Lire gratuitement l'article]

 

Proust serrurier

Thierry Laget

Bernard de Fallois fut, dans les années cinquante, l’un des tout premiers à étudier les papiers de Marcel Proust. Il y découvrit des inédits capitaux, Jean Santeuil et Contre Sainte-Beuve, qui dessinèrent plus nettement la silhouette de l’écrivain, non plus comme celle d’un dilettante qui, sur le tard, se retourne sur son passé, mais comme celle d’un homme qui n’a cessé de chercher la pierre philosophale et ne l’a trouvée qu’après de longs et silencieux échecs. [Lire gratuitement l'article]

 

Étienne Gilson, un géant de la pensée française

Rémi Brague

Le jeune historien Florian Michel, maître de conférences à l'université Panthéon-Sorbonne, s'est spécialisé dans l'histoire intellectuelle et religieuse du XXe siècle. Il a étudié en particulier les échanges culturels entre les deux rives de l'Atlantique nord. Il présente ici une synthèse très fouillée sur un géant de l'érudition et de la pensée française, Étienne Gilson (1884-1978). [Lire gratuitement l'article]

 

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