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Nicolas Baverez

La lettre du vendredi 29 janvier 2021

Depuis sa création par Raymond Aron en 1978, Commentaire a cherché à éclairer les différentes facettes d’un monde où l’histoire s’est accélérée tout en s’engageant pour défendre la liberté. Trois grandes périodes se distinguent : la dernière décennie de la guerre froide ; le triomphe apparent de l’Occident après la chute du mur de Berlin ; la remontée en flèche des menaces sur la démocratie à partir des années 2010. Ces quatre décennies furent aussi marquées par l’interminable décrochage de la France qui succéda à la période de reconstruction et de modernisation de l’après Seconde Guerre mondiale. Il n’a cessé de s’amplifier, jusqu’à culminer en 2020 avec la perte de contrôle par les pouvoirs publics de l’épidémie de Covid-19, de la récession et de l’ordre public. Simultanément, l’Europe devint l’homme malade de la mondialisation.  

Commentaire fut pour moi le compagnon de route de ces bouleversement et de ces grandes transformations. Comme lecteur, j’y ai trouvé la diversité des points de vue, la profondeur historique et philosophique, l’ouverture internationale qui font souvent défaut. Comme contributeur, je n’oublie pas que la revue fut l’une des toutes premières à me faire confiance, en publiant en 1984 une analyse des relations entre Raymond Aron et le Père Gaston Fessard. 

Les articles parus au fil de cette collaboration de presque quarante ans s’ordonnent autour de trois grandes lignes. Le système international tout d’abord, marqué par la démesure qui s’empara des États-Unis après la désintégration de l’Union soviétique, la fin de la domination de l’Occident face à l’Asie où le centre de gravité du capitalisme a basculé, la corruption de la démocratie par le populisme dont la pleine mesure a été donnée par la présidence de Donald Trump et la prise d’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Ensuite, le déclin de la France et l’échec des tentatives pour l’interrompre et faire émerger un modèle économique, social et politique compatible avec le monde du xxie siècle. Cet échec constitue une tragédie pour notre pays, mais aussi pour l’Union européenne, dont la refondation reste conditionnée par le redressement de la France. Alors que l’illibéralisme et la fascination pour la violence demeurent aux racines du mal français, j’ai enfin cherché à contribuer aux efforts pour réhabiliter les penseurs libéraux et souligner leur influence dans les moments clés de modernisation de notre pays, y compris au xxe siècle.    

Les convictions qui m’animent sont simples. 1- La liberté politique reste l’enjeu central de l’histoire du xxie siècle où la démocratie est confrontée au populisme, au djihad et aux démocratures, après s’être opposée aux sociétés d’Ancien Régime au xixe siècle et avoir triomphé des totalitarismes au xxe siècle. 2- Cette même liberté est le seul remède efficace contre les dérives intérieures et les menaces extérieures qui peuvent emporter la démocratie. 3- Ce sont les Français et non l’État qui détiennent la clé du relèvement de la France. 4. Face aux démagogues, aux autocrates et aux fanatiques, face aux fake news propres à l’âge des réseaux sociaux, le citoyen comme l’intellectuel doivent appliquer la maxime forgée par Alexandre Soljenitsyne pour résister au mensonge et à la terreur communistes : « Crois tes yeux, pas tes oreilles ! »

Nicolas Baverez

Membre du comité de rédaction de Commentaire, Nicolas Baverez est un ancien élève de l'École normale supérieure, agrégé de sciences sociales. Auteur de Raymond Aron (Lyon, La Manufacture, 1986) ; Raymond Aron. Un moraliste au temps des idéologies (Flammarion, 1993, rééd. 1995 et 2005) et plus récemment : Nouveau Monde, vieille France (Perrin, 2006) ; Que faire ? Agenda 2007 (Perrin, 2006) ; En route vers l'inconnu (Perrin, 2008) ; Après le déluge. La grande crise de la mondialisation (Perrin, 2009, rééd. 2011) ; Réveillez-vous ! (Fayard, 2012) ; Lettres béninoises (Albin Michel, 2014) ; Danser sur un volcan (Albin Michel, 2016) ; Chroniques du déni français (Albin Michel, 2017), Violence et Passions (L'Observatoire, 2018), L'Alerte démocratique (L'Observatoire, 2019) et Le Monde selon Tocqueville (Tallandier, 2019).

 

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Les libertés au temps du coronavirus

N°170/Été 2020

La pandémie de coronavirus, à l'égal du krach de 2008 ou de la vague d'attentats djihadistes, constitue une surprise stratégique qui soumet à un test impitoyable les dirigeants comme les institutions des nations. Comme toute grande crise, elle fait émerger une nouvelle hiérarchie entre les États, selon l'efficacité et la rapidité de leur réaction à un évènement extrême, dévastateur et inattendu même s'il était prévisible. L'épidémie est un choc inédit par son caractère universel, par sa violence et par sa complexité dans sa triple dimension de crise sanitaire, économique et politique. Elle présente des défis spécifiques pour les démocraties libérales et pour les droits et libertés qui les définissent. [Lire l'article]

             

Quelle défense face aux nouvelles menaces ?

N° 161/Printemps 2018

image En réalité, 1989 s'est révélé, à l'image de 1918, une fausse paix. L'effondrement des idéologies n'a pas débouché sur un ordre stable et pacifique mais sur le réveil violent des sentiments identitaires symbolisés par les attentats du 11 septembre 2001. Le monde du xxie siècle ressemble, par certains aspects, au choc des civilisations décrit par Samuel Huntington. Quelle défense faut-il face aux menaces que fait apparaître le nouveau millénaire ? [Lire l'article]

 

Pour réinventer le modèle français

N° 157/Printemps 2017

« La France ne fait des réformes qu'à l'occasion des révolutions » soulignait le général de Gaulle. Tel est bien l'enjeu historique de l'élection présidentielle de 2017. Elle constitue l'ultime chance pour notre pays de se réformer de manière pacifique et démocratique, en évitant la violence révolutionnaire qui a désormais basculé à l'extrême droite de l'échiquier politique. [Lire l'article]

             

Élie Halévy et L'Ère des tyrannies

N° 153/Printemps 2016

image Élie Halévy est un grand penseur libéral qui fait l'objet d'une redécouverte. Grâce à l'heureuse initiative éditoriale des Belles Lettres, qui prévoient, avec la collaboration de la Fondation nationale des sciences politiques, de publier l'ensemble de son œuvre regroupée en douze volumes, le lecteur pourra (re)découvrir la riche pensée d'Halévy. [Lire l'article]

 

Le libéralisme français ou les infortunes de la raison

N° 152/Hiver 2015

Contrairement aux autres démocraties, le libéralisme n'est pas en France un bien commun partagé entre les partis de gouvernement. Il est diabolisé et réduit à la suprématie du marché, associé au conservatisme, voire à la réaction. À l'ère de la mondialisation, face aux défis qui s'imposent à notre pays, c'est une profonde erreur, une erreur historique. [Lire l'article]

 

Éloge d'une thérapie de choc

N° 145/Printemps 2014

Dans l'histoire de la politique économique française, il existe un exemple de thérapie de choc réussie : la réforme budgétaire et monétaire de décembre 1958. Elle avait été préparée par un comité d'experts, présidé par Jacques Rueff, qui comprenait sept membres, dont Jean-Marcel Jeanneney. Elle fut décidée par le général de Gaulle seul, éclairé par quelques membres de son cabinet. Le 27 décembre 1958, on annonçait une dévaluation de 17,5 %, la création du nouveau franc, la libération des échanges, la suppression de la plupart des subventions, une augmentation des impôts et la rigueur budgétaire. Ces mesures devaient permettre le redressement de l'économie et l'application du traité de Rome. Sans elles le Marché commun aurait été retardé ou empêché. [Lire gratuitement l'article]

 

Sur le fil du rasoir

N°142/Été 2013

Après le xixe siècle placé sous le signe de l'émergence de la démocratie et de la société industrielle, le xxe siècle marqué par la guerre à mort entre la démocratie et les totalitarismes, le xxie siècle s'organise autour de la mondialisation. Or celle-ci est entrée depuis le début des années 2000 dans un cycle de crises en chaîne. Crise du capitalisme universel avec les répliques de la grande déflation par la dette qui a débuté en 2007. Crise des risques souverains centrée sur la zone euro qui mêle l'épuisement du modèle des États-providence européens et le caractère insoutenable des institutions que le traité de Maastricht a dessinées pour la monnaie unique. Crises géopolitiques autour de la montée des nationalismes et des conflits de souveraineté en Asie, de la prolifération des armes de destruction massive, de la poussée de l'islamisme. Crise interminable de la France dont le déclin entre dans sa quatrième décennie et menace de devenir absolu et non plus seulement relatif, notamment du fait d'une croissance démographique soutenue qui contraste avec le recul du revenu national et de la production depuis 2007. C'est à partir de ce panorama que notre ami Nicolas Baverez examine la situation et la politique mondiales. [Lire l'article]

 

La haine de la liberté, de la science et du progrès

N° 140/Hiver 2012

Nous reproduisons ici un extrait du dernier livre de Nicolas Baverez, qui fait partie de notre conseil de rédaction. [Lire l'article]

             

L'Europe à l'âge de l'histoire universelle

N° 135/Automne 2011

La Société des amis de Raymond Aron a consacré une journée d'études en juin dernier à l'analyse des guerres et des relations internationales. Nicolas Baverez a conclu cette journée par un exposé sur la situation de l'Europe dans le monde d'aujourd'hui. [Lire l'article]

 

Réinventer le modèle français

N° 133/Printemps 2011

La France aborde la décennie 2010 dans une situation paradoxale et dangereuse. Sa situation est déterminante pour son rapport à la mondialisation. La crise a joué un rôle d'accélération. En France, une crise existentielle plus profonde accentue la défiance et les résultats des politiques menées depuis trente ans ont été décevants et insuffisants. Le pays dispose néanmoins d'atouts pour réinventer un modèle. [Lire l'article]

             

Du renouveau stratégique au réveil du débat

N° 123/Automne 2008

image Au cours du dernier quart de siècle, la France a divorcé du nouveau siècle de la mondialisation et de l'après-guerre froide. En 1981, avec les nationalisations et une relance keynésienne au moment où les pays développés libéralisaient et basculaient vers une régulation par la politique monétaire. En 1989, avec le soutien à l'URSS, l'opposition à la réunification de l'Allemagne. En 2001, avec l'incompréhension face à la dimension stratégique du terrorisme. En 2005, avec le rejet du projet de Constitution européenne. Les Français en 2007 devont rattraper le temps perdu et remettre la France à l'heure du xxie siècle. Y compris dans le domaine stratégique. [Lire l'article]

             

Le libéralisme politique clef du xxie siècle

N° 121/Printemps 2008

La mondialisation, qui est au principe du xxie siècle, a fait entrer les hommes dans l'âge de la société et de l'histoire universelles. Cette nouvelle ère est caractérisée par l'intégration planétaire des marchés et la révolution des technologies de l'information d'une part, l'hétérogénéité des valeurs, l'instabilité d'un monde multipolaire et la montée de risques planétaires d'autre part. [Lire l'article]

 

France

N° 121/Printemps 2008

« Une véritable histoire de France devrait raconter la destinée de la nation française : son héros serait la nation tout entière », écrivait Augustin Thierry. Raconter la destinée de la nation française au début du xxie siècle, c’est évaluer son rang. [Lire l'article]

 

L'année du réveil français ?

N° 119/Automne 2007

image Nicolas Baverez expose à quelles conditions le nouveau président de la République, s'appuyant sur une majorité absolue de députés UMP, pourrait enrayer le déclin relatif que la France a connu en Europe, depuis un quart de siècle, dans l'ordre économique, social et scientifique. [Lire l'article]

 

L'esthète, le combattant et le philosophe

N° 116/Hiver 2006

À l'âge de 82 ans, Jean-François Revel s'est éteint le 30 avril 2006. Avec lui disparaît l’un des grands libéraux français du xxe siècle, dans la lignée d'Élie Halévy et de Raymond Aron. Tous trois furent confrontés aux grandes guerres et aux idéologies qui dévastèrent le xxe siècle, d'une violence inégalée du fait de la mobilisation des formidables moyens de la société industrielle au service de l'avilissement des hommes et de leur extermination. [Lire l'article]

 

Déclin, mensonge et renouveau

N° 115/Automne 2006

image Nicolas Baverez vient de publier Que faire ? Agenda 2007. Conformément à nos règles, puisqu'il appartient à notre Conseil de rédaction, nous en proposons un extrait à nos lecteurs. [Lire l'article]

             

L'étrange déclin. Réponse à mes contradicteurs

N° 105/Printemps 2004

Les livres sont aussi écrits par les lecteurs ; les débats sont faits par les contradicteurs. C'est tout particulièrement le cas de la discussion qui s'est nouée autour du déclin de la France, à partir de l'article publié dans la livraison du printemps 2003 de Commentaire puis de La France qui tombe. [Lire l'article]

             

Le déclin français ?

N° 102/Été 2003

Des démocraties développées, la France est celle qui présente le profil institutionnel, économique et social le plus heurté depuis le xixe siècle, avec une alternance brutale de périodes de décadence et de phases de redressement. Cette instabilité chronique trouve ses causes profondes dans la radicalité du projet révolutionnaire de 1789 qui, contrairement aux processus britannique ou américain, a entendu fonder la liberté sur une rupture totale avec la tradition ou la religion, conférer une primauté absolue au politique, instituer une confrontation directe entre l'État et les citoyens qui récuse toute médiation. [Lire gratuitement l'article]

 

Repenser la défense

N° 96/Hiver 2001

Contrairement à la conviction de Disraeli, ancrée dans la conception de la liberté anglaise du xixe siècle, selon laquelle « l'assassinat n'a jamais changé l'histoire du monde », les frappes lancées par des avions-missiles sur les États-Unis le 11 septembre, poursuivies par une campagne d'attentats bactériologiques, demain peut-être chimiques et nucléaires, ont démontré la capacité des terroristes à faire l'histoire. [Lire l'article]

 

La nouvelle question sociale

N° 92/Hiver 2000

L'économie ouverte, qui s'organise autour du démantèlement des frontières, d'une régulation partagée entre les marchés et les États, de la révolution des technologies de l'information, du renouveau d'un capitalisme entrepreneurial, bouscule à la fois les mécanismes démocratiques et les équilibres sociaux. Ceux-ci restent en effet enracinés et gouvernés à l'intérieur du territoire et de la forme politique de l'État-nation, qui se trouve à la fois contesté, contourné et concurrencé par la montée en puissance des marchés et des grands groupes. [Lire l'article]

 

Guerre propre, paix sale. Les leçons du Kosovo

N° 87/Automne 1999

image L'opération « Force alliée », lancée le 24 mars et interrompue à la suite de l'accord de Kumanovo du 9 juin et de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies votée le 10 juin 1999, pose de manière lancinante les trois questions auxquelles se trouve confrontée toute démocratie lorsqu'elle décide de recourir à la force armée : le problème moral de la légitimité de l'intervention; le problème militaire de la conduite efficace des opérations; le problème politique des objectifs poursuivis et des conditions de rétablissement d'une paix durable. [Lire l'article]

 

Il n'est pas de bonheur vrai pour le citoyen d'une nation décadente

N° 81/Printemps 1998

Le destin paroxystique de la France au xxe siècle oppose des périodes brillantes de développement, telles les années 1920 ou les Trente Glorieuses, avec des phases de déclin tragique, liées aux guerres mondiales et aux crises économiques, telles les années 1930 ou, aujourd'hui, les Trente Piteuses. [Lire l'article]

 

Penser l'après-guerre froide

N° 80/Hiver 1997

L'onde du « Choc des civilisations » n'a pas fini de se propager des deux côtés de l'Atlantique. Commentaire, dans sa livraison de l'été 1994, s'était fait l'écho de l'article originel de Samuel Huntington qui plaçait l'après-guerre froide sous le signe d'un conflit irréductible entre les cultures et les religions. [Lire l'article]

 

« Memento quia philosophus es et in philosophum reverteris »
À propos d'Élie Halévy

N° 74/Été 1996

image « Souviens-toi que tu es philosophe et que tu redeviendras philosophe » : cette formule, inscrite par Élie Halévy en tête du carnet qui l'accompagna durant sa découverte de la Grande-Bretagne, d'octobre 1892 à mars 1893, paraît à bien des égards prémonitoires. Elle semble en effet annoncer la conversion du philosophe à l'histoire, et laisser poindre, sous le métaphysicien qui se consacrait alors à La théorie platonicienne des sciences, l'auteur de L'Histoire du peuple anglais au xixe siècle. [Lire l'article]

 

Les mots et l'histoire

N° 72/Hiver 1995

Le vide politique et stratégique de l’après-guerre froide est aussi et d'abord un vide intellectuel. La fin des idéologies a entraîné la disparition des intellectuels, ou tout au moins la remise en question du modèle de l'intellectuel engagé et de la situation prééminente qu'il occupait dans le débat public. La difficulté de penser simultanément l'unification du monde, sous l'influence de la mondialisation des marchés, et son éclatement, sous l'effet de la renaissance violente des identités religieuses, ethniques et nationales, nourrit ainsi une nostalgie paradoxale pour l'ère des blocs qui faisait coïncider les clivages intellectuels et la division du monde. [Lire l'article]

 

Yougoslavie : 1992 ou 1936 ?

N° 60/Hiver 1992

Il appartenait à la guerre mondiale de 1914 de révéler aux hommes de révolution et d'action que la structure moderne de l'État met à leur disposition des pouvoirs presque illimités » : ainsi Elie Halévy analysait-il en 1938 les débuts de l'ère des tyrannies. [Lire l'article]

             

Pavane pour une politique étrangère défunte

N° 57/Printemps 1992

« En toute bataille, le vainqueur a son compte » soulignait Napoléon. La France, qui réussit en 1945 à convertir en résurrection politique le désastre de juin 1940, a vu la fin de la guerre froide ruiner en quelques mois les fondements de sa diplomatie et de sa stratégie. La succession de revers enregistrés depuis 1989 est impressionnante. [Lire l'article]

             

Triomphe du marché, crise du libéralisme

N° 54/Été 1991

La chute du mur de Berlin représente assurément le plus grave recul de l'idéologie marxiste-léniniste depuis 1917. Elle ne marque pas pour autant la victoire du libéralisme, pas plus que la conquête de la ville par les Alliés en 1945 n'avait conduit à l'avènement de la liberté. Pensée plurielle, le libéralisme ne revendique ni père, ni principes fondateurs, ce refus du monisme alimentant en permanence sa contestation par les religions transcendantes comme par les religions séculières. Aussi n'est-il pas possible d'en donner une définition unitaire. [Lire l'article]

             

Algérie : chronique d'une faillite annoncée

N° 52/Hiver 1990

L’Europe occidentale figure en cette fin de siècle un îlot de prospérité au cœur de deux zones caractérisées par leur instabilité politique et leur faillite économique. À l'Est, le reflux de l'empire soviétique laisse pour tout héritage de près d'un demi-siècle d'occupation des appareils répressifs hypertrophiés, des sociétés exsangues, travaillées et déchirées par l'expression des nationalismes, et des industries hors d'âge. Au Sud, au Maghreb et en Afrique, la situation est pire : l'évolution vers l'État de droit et la démocratie rencontre, outre la résistance des structures autoritaires ou totalitaires, l'influence de l'islam ou du tribalisme ; la transition vers le marché doit prendre en compte des contraintes supplémentaires, notamment la pression d'une démographie non maîtrisée. [Lire l'article]

             

Tragédie calédonienne ?

N° 44/Hiver 1988

image Aron déclenchait un scandale il y a trente ans en publiant en juin 1957 La Tragédie algérienne, puis, un an plus tard, L'Algérie et la République : examinant l'alternative ouverte entre l'intégration et l'indépendance, il concluait au caractère inéluctable de l'indépendance et à son corollaire, le départ de la majeure partie des Français installés en Algérie. [Lire l'article]

 

Réduction de la durée du travail et lutte contre le chômage
Le double échec de 1936 et 1982 

N° 36/Hiver 1986

Depuis le temps que Raymond Aron a écrit que la politique économique du Front populaire avait échoué (c'était en 1937 dans la Revue de métaphysique et de morale, on retrouvera ce texte dans Commentaire, nos 28-29, p. 311-326), depuis le temps que Robert Marjolin a fait le même diagnostic, depuis le temps qu'Alfred Sauvy nous explique chacune des raisons et des péripéties de cet échec (ainsi dans son dernier livre : De la rumeur à l'histoire, Dunod, 1985, chap. XV), depuis le temps que les manuels d'histoire de l'enseignement secondaire s'entêtent à nier ou à dissimuler cet échec : on pourrait se lasser de revenir sur cette question. L'article calme, précis et mesuré de Nicolas Baverez nous y ramène. [Lire l'article]

 

Raymond Aron et le Père Gaston Fessard
Le drame de l'existence historique au xxe siècle

N° 28/Hiver 1984

Leurs pensées trouvent leur fondement philosophique ou théologique dans l'entre-deux-guerres dont datent la thèse de Raymond Aron sur la philosophie de l'histoire et les premières réflexions de Gaston Fessard sur l'œuvre de saint Ignace de Loyola. Elles présentent une convergence majeure, le choix en faveur de la liberté, fondatrice du caractère humain de l'existence historique. [Lire gratuitement l'article]

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