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Mai 2021

La lettre du vendredi 14 mai 2021

L’Allemagne et l’Europe
La Commune de Paris (1871-2021)
Mai 1981 : François Mitterrand

Au mois de mai, on commémore ou, selon ses inclinations, on célèbre beaucoup. Le 5 mai, on a commémoré et célébré la mort de Napoléon en 1821. Ces derniers jours, on a commémoré ou célébré le cent-cinquantième anniversaire de la Commune de Paris et le quarantième anniversaire de la victoire de François Mitterrand en 1981. Comme chaque année, en mai, on célèbre l’Europe. Trois questions vont dominer la réflexion en Europe et peser sur la construction européenne, dans les années qui viennent. Une question économique : dans quel état et pour quel avenir l’Europe sortira-t-elle de la crise sanitaire ?  Quels seront les résultats de deux élections : la présidentielle française de 2022 et les législatives allemandes de 2021 ?

Proposons donc à nos lecteurs quelques articles de Commentaire sur l’Allemagne. Et rappelons aussi d’autres articles à propos de 1871 et de 1981.

L’Allemagne et l'Europe

L'Allemagne en surfusion

Georges-Henri Soutou
N° 169/Printemps 2020

Depuis le xixe siècle, l’Allemagne a longtemps cherché sa voie, entre les différentes idéologies et les différents types de régimes politiques imaginés depuis le xviiie siècle, du libéralisme au communisme en passant par les différents modèles, monarchique, républicain, autoritaire ou totalitaire. L’Allemagne a été un extraordinaire laboratoire politico-idéologique, et à mon avis elle est en train de le redevenir. Peut-être sommes-nous entrés dans le temps des incertitudes et des recompositions ? [Lire l'article]

 

L’Allemagne d’Angela Merkel en 2018

Henri Ménudier
N° 162/Été 2018

image De l’automne 2017 au printemps 2018, la République fédérale d’Allemagne a été confrontée à deux paradoxes majeurs. La bonne santé de l’économie, la maîtrise du chômage, l’apaisement social relatif à l’accueil des réfugiés et un engagement actif, mais prudent sur le plan européen et international semblaient devoir être mis au crédit de la coalition sortante des chrétiens-démocrates et des sociaux-démocrates. Or leurs partis respectifs ont été les principaux perdants des élections fédérales du 24 septembre 2017, au profit des petits partis et surtout de l’extrême droite qui s’installe au Bundestag avec un groupe important. Autre paradoxe non moins surprenant, la République fédérale, considérée à juste titre comme un État bien gouverné, devenu un modèle de stabilité, a eu besoin de six mois pour reconduire finalement la grande coalition sortante, toujours dirigée par Angela Merkel, sans doute pour un dernier mandat. Crise des partis ou crise de l’État ? [Lire l'article]

 

Luther vu de France et d’Allemagne

Thomas Maissen
N° 161/Printemps 2018

image La République fédérale d’Allemagne, représentée par son Président Joachim Gauck en 2014 au Hartmannsweilerkopf, puis par sa chancelière Angela Merkel en 2016 à Verdun, ont prêté main-forte aux célébrations de la guerre de 14-18. Tous deux issus du presbytère évangélique (est-allemand), étaient impliqués, dans leur patrie, dans des commémorations d’un événement historique bien différent et qui a plus attiré l’attention et l’engagement public des Allemands, qui d’ailleurs de leur côté n’appellent pas la Première Guerre mondiale la Grande Guerre. [Lire l'article]

 

Retour sur la France et la réunification
de l’Allemagne

Tilo Schabert
N° 159/Automne 2017

image En 2005 paraissait en France le livre de Tilo Schabert, Mitterrand et la réunification allemande. Une histoire secrète (1981-1995) (traduit de l’allemand, Grasset). Commentaire en avait, à l’époque, publié des bonnes feuilles. Les avis continuent de diverger sur le rôle que joua François Mitterrand en 1989. Tilo Schabert revient aux sources, aux documents historiques, afin d’éclairer cet épisode important de l’histoire allemande et européenne. Tout semblait avoir été dit, mais tout réclamait un nouveau récit. Définitif ? Nous verrons. [Lire gratuitement l'article]

 

La France, l’Allemagne et l’Europe
Considérations d’un Allemand francophile

Gerhard Cromme
N° 141/Printemps 2013

image La réconciliation de la France et de l’Allemagne ne date pas du traité de 1963, elle date de la déclaration de Robert Schuman, inspirée par Jean Monnet, le 9 mai 1950. Elle jetait les bases de la Fédération européenne, comme Aristide Briand avait tenté de le faire le 9 septembre 1929. L’une et l’autres initiatives revendiquaient, en effet, explicitement comme objectif pour l’Europe une fédération. Sans être à l’origine du couple franco-allemand, le traité de 1963 mérite pour lui-même d’être célébré, il participe de ce mouvement général que les esprits les plus éclairés des deux côtés du Rhin n’ont cessé de préconiser comme un des facteurs essentiels de la construction de l’Europe unie. C’est à un Allemand que nous avons demandé de le faire. Homme de grande culture, puissant industriel, Gerhard Cromme connaît la France et l’Europe. Il célèbre le traité de 1963 pour poser trois questions décisives et tenter d’y répondre. Dans la relation franco-allemande : d’où venons-nous ? Où en sommes-nous ? Où allons-nous ? [Lire l'article]

 

Un pays clé sans clé. L’Allemagne et l’Europe

Michael Stürmer
N° 137/Printemps 2012

Selon la vieille sagesse populaire, il n’y a pas d’amitié qui tienne en matière d’argent. Cela vaut aussi pour l’euro. On parle d’une communauté de destin dans la monnaie commune. Formule qui peut recouvrir deux choses, l’espoir d’une grande Europe et le pressentiment de sa désintégration. [Lire l'article]

 

L’Allemagne est-elle un pays normal ?

Pierre Hassner
N° 129/Printemps 2010

image Cet article examine la situation, vingt ans après la chute du Mur de Berlin et la libération de l’Allemagne de l’Est. L’Allemagne, au sortir de cette division, est-elle redevenue un pays normal ? Pierre Hassner répond à cette question. [Lire l'article]

 

François Mitterrand et la réunification de l’Allemagne en novembre 1989. Une interview

Wall Street Journal
N° 114/Été 2006

image Cette interview de François Mitterrand, en novembre 1989, avait impressionné quelques observateurs. Elle est rarement citée. [Lire l'article]

 

Une ambassade en Allemagne

Henri Froment-Meurice
N° 83/Automne 1998

imageNotre ami Henri Froment-Meurice publiera prochainement, sous le titre Vu du Quai 1945-1983, ses souvenirs de diplomate. Les Éditions Fayard, que nous remercions, ont bien voulu autoriser Commentaire à livrer à ses lecteurs quelques bonnes feuilles du dernier chapitre. L’auteur, alors ambassadeur à Bonn, y relate la rupture, en 1982, de la coalition dirigée par Helmut Schmidt, l’arrivée au pouvoir de Helmut Kohl et les premiers contacts du nouveau Chancelier avec François Mitterrand. [Lire l'article]

 

Allemagne-France : débat sur la nation

Dominique Schnapper
N° 74/Été 1996

La Société française de sociologie, a organisé, en juin 1995, une journée de réflexion sur les relations entre les travaux des sociologues et les débats publics. S’il est vrai que les universitaires s’efforcent de tenir un discours qui ne se confond pas complètement avec celui despolitiques, jusqu’à quel point contribuent-ils ou peuvent-ils contribuer aux débats publics ? L’une des questions abordées fut celle de la nation. Le débat sur ce sujet est dominé, depuis les guerres révolutionnaires, par le dialogue et les conflits entre l’Allemagne et la France. [Lire l'article]

 

L’Allemagne d’Einstein

Fritz Stern
N° 41/Printemps 1988

image Rien n’a jamais été simple en ce qui concerne Einstein, rien. Sa simplicité masquait une impénétrable complexité. Même les liens qui l’unissaient à son Allemagne natale furent prématurément ambigus. À une époque où la plupart des Allemands considéraient leur pays comme une patrie hospitalière, un terrain d’exercice propice à l’épanouissement de leurs talents, Einstein le trouvait repoussant ; en 1894, âgé de quinze ans, il quittait l’Allemagne pour adopter la citoyenneté suisse. Vingt ans plus tard, quelques semaines avant que n’éclate la Grande Guerre, il revint en Allemagne pour y demeurer durant dix-huit années de renommée troublée, années au cours desquelles il apprécia ce qui lui était sympathique et critiqua ce qui lui était antipathique. [Lire l'article]

           

Le Gouvernement des Juges en Allemagne

Alfred Grosser
 N° 30/Été 1985

image Alfred Grosser vient de publier un important ouvrage, écrit à la fois pour le public français et pour le public allemand : L’Allemagne en Occident. La République fédérale 40 ans après (Fayard, 1985, 319 p.). Il a bien voulu nous autoriser à reproduire les pages qui suivent sur le rôle du Tribunal constitutionnel fédéral de Karlsruhe. SI la Constitution doit être la charte fondamentale de la communauté politique, surtout lorsque cette communauté ne s’identifie pas à une nation, n’est-il pas normal qu’une institution soit chargée de prévenir ou de sanctionner toute violation de cette charte ? [Lire l'article]

           

Discours aux étudiants allemands sur l’Europe et l’unité de l’Allemagne (1952)

Raymond Aron
N° 28/Hiver 1984

Invité par l’Université de Francfort à prendre part à la réunion solennelle qui clôt l’année académique, Raymond Aron prononça, le 30 juin 1952, une conférence sur l’Europe et l’unité de l’Allemagne. [Lire l'article]

 

La France, l’Allemagne
et la défense européenne

Helmut Schmidt
N° 27/Automne 1984

image Quelle est la réalité qui émerge clairement du sommet de Londres, comme de celui de 1983 à Williamsburg ou, déjà, de celui de 1982 à Versailles ? C’est que, faute d’unité, l’Europe pèse de moins en moins lourd sur le plan mondial aussi bien au point de vue de la politique économique qu’à celui de la politique stratégique. C’est ce qu’on pouvait constater hier et avant-hier et qu’on peut toujours constater après Fontainebleau en lisant la presse internationale : du Wall Street Journal à la Pravda, c’est le même jugement. Ajoutons que la République fédérale allemande perd elle aussi de plus en plus de poids international. C’est à ce double point de vue de la politique économique et du poids stratégico-politique que je voudrais, ce matin, traiter de la situation de l’Europe et avancer, à titre personnel, quelques propositions nouvelles. [Lire l'article]

 

La Commune, 1871

La Commune de Paris
L’école primaire de la liberté (I)

Sebastian Haffner
N° 161/Printemps 2017

Nous sommes heureux d’offrir à nos lecteurs la première traduction française de cet essai de Sebastian Haffner. Et cela pour deux raisons. Parce que la Commune de Paris fut un événement considérable, qui a inspiré les révolutions du xxe siècle et qui a posé les enjeux de ce siècle et peut-être du nôtre. Parce que Sebastian Haffner appartient à la catégorie de ceux que Raymond Aron appelait « les esprits supérieurs ». Il alliait l’amour de la liberté et une intelligence profonde de l’histoire et de la politique. Nous publierons cet essai en deux livraisons et donc en deux parties. La première porte sur les événements qui précèdent la guerre civile proprement dite, la seconde sur la guerre entre Paris et Versailles. [Lire l’article]

 

La Commune de Paris
La guerre civile (II)

Sebastian Haffner
N° 162/Été 2018

Voici la suite et la fin tragiques du grand article de Sebastien Haffner dont nous avons commencé la publication dans notre précédent numéro. Elle n’appelle pas de commentaires, car les crimes commis par la Commune, les otages fusillés, les bâtiments incendiés, ne justifiaient pas la sanglante et disproportionnée répression qui suivit et dont l’ampleur, estimée par Sebastian Haffner avant les travaux précis de l’historien anglais Tombs, est peut-être discutable, mais reste injustifiable.

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Ces deux articles ont été réunis en un petit volume qui comprend le texte original en allemand et la traduction parue dans Commentaire : La Commune, Sebastian Haffner (édition bilingue), traduit de l’allemand par Pierre Rusch, Éditions de Fallois/Europolis, 2019, 120 p. [Lire l’article]

 

Mitterrand, 1981

Deux fractures électorales majeures
Mitterrand 1981, Macron 2017

Alain Duhamel
N° 173/Printemps 2021

image La conquête électorale est la forme la plus démocratique d’accès au pouvoir, bien plus qu’un arrangement parlementaire. C’est d’ailleurs encore plus vrai lorsqu’elle passe par une élection personnelle comportant plusieurs candidats que sous la forme simplificatrice d’un référendum. Ce n’est pas pour autant un long fleuve tranquille, moins encore un exercice immuable. En France, les élections présidentielles en constituent désormais la forme la plus théâtrale et le moment le plus décisif. Sous la Ve République, depuis que l’on élit le chef de l’État au suffrage universel direct, deux élections présidentielles ont marqué plus que les autres, parce qu’elles ont à la fois symbolisé et provoqué des ruptures franches et profondes des équilibres politiques : le 10 mai 1981, puisque l’élection de François Mitterrand déclenche la première véritable alternance depuis 1958, la première arrivée au pouvoir de la gauche en 23 ans, une césure quasi historique ; et puis le 7 mai 2017, car l’élection d’Emmanuel Macron à la tête de l’État a balayé toutes les règles, toutes les traditions, tous les rites politiques habituels. Deux fractures électorales majeures donc, et cependant deux phénomènes politiques foncièrement différents et presque antagonistes, deux élections clés aux antipodes l’une de l’autre. [Lire l'article]

 

Les élections présidentielles de mai 1981

Raymond Aron
N° 28/Hiver 1984

image Voici les deux articles par lesquels Raymond Aron prit position avant chaque tour de l’élection qui devait amener François Mitterrand à la présidence de la République. Ils ont le 18 avril et le 5 mai 1981. [Lire gratuitement l'article]

 

Après trois ans…

Jean-Claude Casanova
N° 27/Automne 1984

Trente-huit mois se sont écoulés depuis les élections législatives de juin 1981. Dix-neuf mois nous séparent encore de celles de 1986. François Mitterrand a donc parcouru les deux tiers du chemin, qui le mène à une échéance décisive pour lui, pour le parti socialiste, pour l’expérience socialiste inaugurée en mai 1981, mais décisive également pour la politique et la société françaises. L’accès au pouvoir de François Mitterrand et d’une majorité socialiste et communiste faisait courir trois risques à notre pays : un risque international, un risque politique et un risque économique. Le premier, le plus grave, a été écarté. Le second, tenant à l’entrée des communistes au gouvernement, a été limité. Le troisième n’a pas manqué au rendez-vous : François Mitterrand et son gouvernement n’ont pas fait la preuve qu’ils savaient gérer une économie moderne. [Lire l'article]

 

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