Les classiques de la liberté (IV)

La lettre du vendredi 27 juillet 2018

 

Nous poursuivons, avant d'entrer en vacances, la découverte ou la redécouverte de  la série de Commentaire intitulée « Les classiques de la liberté ». Comme nous l'avions annoncé le 15 juin dernier, une dizaine d’articles tirés de cette série sont présentés ici. Dès sa fondation, Commentaire s'est attaché à l'étude des fondements, des ambiguïtés et des conséquences du libéralisme politique. Voici donc ces articles.

Tocqueville et la constitution de 1848

Jean-Claude Lamberti
N° 25 Printemps 1984

 L’aristocrate Tocqueville fut élu député plus facilement sous le régime du suffrage universel que sous le régime censitaire. « Jamais », écrit-il dans ses Souvenirs, « je ne fus plus entouré de plus de respect que depuis que l'égalité brutale était affichée sur tous les murs », et il raconte comment l'ensemble de la population de Tocqueville forma spontanément un cortège, et le mit à sa tête, avant de se rendre à pied à Saint-Pierre-Eglise, où presque tous votèrent pour lui. [Acheter la suite de l’article]

 

Quinet et Tocqueville. Un dialogue posthume à propos de l'Ancien Régime

François Furet
N° 26 Été 1984

 Quinet et Tocqueville se sont connus  à travers la politique française ; ils ne se sont jamais aimés. Entre eux, il y a ce qu'on appelle la vie. Fils de la petite bourgeoisie provinciale, et d'un père qui, après avoir été commissaire des guerres sous l'Empereur, traîne un peu tristement à Charolles une existence de fonctionnaire des tabacs, Quinet n'a dans son histoire de brillant sujet d'une famille anonyme rien qui lui permette de comprendre, moins encore d'aimer un rejeton de l'aristocratie d'Ancien Régime comme Tocqueville, qui a trouvé dans son berceau l'argent, les relations, la culture, et même l'idée qui va occuper sa vie. [Acheter la suite de l’article]

 

Pour lire Jouffroy

Jean-François Revel
N° 27 Automne 1984

Théodore Jouffroy (1796-1842) figurait encore, voilà une quarantaine d'années, dans les manuels de philosophie à l'usage des classes pour avoir introduit les Écossais dans l'étude de la psychologie en France. Pour ses contemporains, Jouffroy était un philosophe de premier plan, ainsi qu'en témoigne la place considérable que lui réserve Taine dans ses Philosophes français du XIXe siècle (1857), encore que ce soit pour le critiquer. Cependant, l'écrit le plus retentissant, on est tenté de dire le seul retentissant de Jouffroy, est un court article de jeunesse, Comment les dogmes finissent, écrit en 1823 et publié en supplément dans Le Globe du 24 mai 1825 (lire ci-dessous). [Acheter la suite de l’article]

 

Comment les dogmes finissent

Théodore Jouffroy
N° 27 Automne 1984

Quand un dogme touche à la fin de son règne, on voit naître d'abord une indifférence profonde pour la foi reçue. Cette indifférence n'est point le doute : on continue de croire ; pas même une disposition à douter ; on ne s'est point encore avisé que le doute fût possible ; mais c'est le propre d'une croyance qui n'a plus de vie et qui ne subsiste que par la coutume. Dans les temps éloignés où le dogme prit naissance, on l'adopta parce qu'il parut vrai ; on croyait alors et on savait pourquoi : la foi était vivante. [Acheter la suite de l’article]

 

La révision de la constitution de 1875 et le droit de dissolution. Projet de discours du 14 février 1889

Jules Ferry
N° 32 Hiver 1985

 Si je monte à cette tribune, dont je n'ai pas abusé depuis quatre ans et si je sollicite l'attention bienveillante de l'Assemblée pour m'expliquer devant elle et devant le pays sur la question de la révision, c'est avec la résolution de l'instruire dans ses termes les plus précis, de la traiter en elle-même et pour elle-même. [Lire gratuitement la suite de l'article] 

 

Jules Ferry et la réforme constitutionnelle

Odile Rudelle
N° 32 Hiver 1985

Enfermé dans son personnage de grand maître de l'Université laïque ou de créateur de l'Empire colonial, Jules Ferry, homme d'État de la IIIe République dont les favoris de bronze sont si peu attrayants pour nos yeux du XXe siècle, n'a pas la réputation qu'il mérite. Pourtant c'est à lui que la République parlementaire et libérale doit d'avoir pris corps. Ce succès est sa vraie grandeur comme ses échecs seront la lointaine source des malheurs constitutionnels de la République. [Acheter la suite de l’article]

 

Laboulaye et le droit commun des peuples libres

Jean-Claude Lamberti
N° 36 Hiver 1986

 Jusqu’à la révolution de 1848, rien ne semblait destiner Édouard-René Lefebvre de Laboulaye à devenir un écrivain politique. Né en 1811, petit-fils d'un secrétaire de Louis XVI, il appartenait à une famille, originaire d'Auvergne, qui tirait sa noblesse des offices. Après des études classiques au lycée Louis-le-Grand, il avait fait, sans enthousiasme, des études de droit. En réalité, il avait plus de goût pour l'histoire que pour le droit et, tout en étant inscrit au barreau de Paris, il publia des études qui lui valurent l'estime des savants. Dans l'avertissement écrit en 1872 pour ses Questions constitutionnelles, Laboulaye explique pourquoi la révolution de 1848 l'a poussé à devenir, par sentiment du devoir, un écrivain politique. [Lire gratuitement la suite de l'article] 

 

Tocqueville et les malheurs de la démocratie américaine (1831-1859)

Françoise Mélonio
N° 38 Été 1987

« Monsieur de Tocqueville, causons ; je désire que vous me parliez un peu d'Amérique. » Ce propos de Louis-Philippe, nos contemporains le reprennent encore : pas de livre sur les États-Unis qui ne se veuille une nouvelle Démocratie en Amérique à l'usage du temps présent et un dialogue posthume avec Tocqueville. Le premier, en 1835-1840, Tocqueville nous a montré en Amérique l'expérience heureuse d'une démocratie achevée qui échappe aux troubles par une triple grâce de l'histoire : des citoyens éclairés, un pays prospère, et l'absence, dès l'origine, d'inégalités génératrices de conflits sociaux. [Acheter la suite de l’article]

 

Renan entre Révolution et République : coïncidence ou malentendu ?

Laudyce Rétat
N° 39 Automne 1987

 Renan et la République, Renan et la Révolution ; ces deux questions se complètent sans se confondre. Solidaires, elles ne peuvent se substituer l'une à l'autre car elles mettent en cause l'une le pouvoir de fonder, l'autre celui de durer ; l'une le temps de l'origine, du récit instaurateur, bientôt sacré ; l'autre le temps dépoétisé de la pratique et de l'histoire. [Acheter la suite de l’article]

 

En l'honneur d'un vivant : Ortega y Gasset (1883-1955)

François-Michel Pasquet
N° 40 Hiver 1987

 « Imaginons un animal malade, d'une maladie que symboliquement j'appelle paludisme, puisqu'il vit sur des marais infestés. Et cette maladie, qui ne réussit pas à détruire l'espèce, lui inocula une intoxication qui produisit en lui une hyperfonction cérébrale ; celle-ci déclencha une hypertrophie des organes cérébraux, qui produisit à son tour un degré supplémentaire d'hyperfonction cérébrale — dont le résultat fut qu'il se remplit de représentations imaginaires »... Ainsi naquit, selon José Ortega y Gasset, l'animal chimérique et douloureux : voici l'homme. [Acheter la suite de l’article]

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Nous vous souhaitons un bel été !

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