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Les articles de François Sureau

La lettre du vendredi 23 avril 2021

François Sureau est un des plus anciens auteurs de Commentaire et il appartient à son Conseil de rédaction. Comme on sait, il a été élu l’an passé à l’Académie française. Nous avons donc pensé que les lecteurs de « La lettre du vendredi » aimeraient remonter dans le temps et lire certains des articles qu’il a publiés dans nos pages. Nous lui avons demandé de se présenter. Il a répondu avec une martiale et lapidaire simplicité :

François Sureau est né en 1957 dans le XIVe arrondissement de Paris. Il a passé jusqu’ici l’essentiel de sa vie dans les livres, n’en sortant que pour vérifier les hypothèses qu’il y avait trouvées. Comme disait O. Henry, cité par André Breton dans son Anthologie de l’humour noir : « Les pas d’un homme perdu dans la neige dessinent, sans qu’il le veuille, une circonférence parfaite. » Il a servi à la Légion étrangère et a été élu en 2020 au 24e fauteuil de l’Académie française, succédant à Max Gallo.

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Arthur Koestler et la France

N° 173/Printemps 2021

image François Sureau, à l’automne dernier a publié chez Gallimard L’Or du temps. Selon nos règles concernant les ouvrages des membres de nos comités, il a choisi de retenir en bonnes feuilles pour nos lecteurs ces pages sur Arthur Koestler, qui fut un ami de Raymond Aron et dont l’œuvre aujourd’hui reste, bien à tort, méconnue. [Lire l'article]

           

Bernanos et de Gaulle

N° 172/Hiver 2020

image Ces pages sur Bernanos et de Gaulle, tirées de L’Or du temps, conviennent particulièrement à cette fin d’année 2020. Nous en publierons d’autres dans le prochain numéro. Nous le remercions ainsi que son éditeur. [Lire l'article]

 

In memoriam Simon Leys (1935-2014) : Images de Simon Leys

N° 150/Été 2015

image Nous avons dressé un tombeau pour Simon Leys. Voici parmi les textes que nous avons réunis celui de François Sureau.
Simon Leys fut à la fois un grand savant, un écrivain inspiré, un observateur lucide, un polémiste redouté, un moraliste profond, un homme digne et courageux. Il admirait Orwell et c’est à Orwell qu’il faut le comparer, l’égaler même, non seulement pour tous ses riches talents, mais aussi pour son indépassable amour de la liberté appuyé sur son humanité, son respect pour la dignité des hommes. L’érudit, l’artiste qu’il était s’est transformé en critique du totalitarisme maoïste, Pierre Ryckmans est devenu Simon Leys pour défendre la Chine et les Chinois qu’il aimait. L’horreur qu’il éprouvât à l’égard des maoïstes d’Occident traduisait son mépris pour ceux non pas qui ne savaient pas voir, mais qui ne voulaient pas voir et qui ne compatissaient pas avec les plus humbles que la tyrannie affamait, opprimait, torturait et massacrait. Nous devons nous souvenir que pendant les années 1970 les coteries universitaires de notre pays, la plupart de nos prétendus sinologues ont empêché, malgré les efforts de Raymond Aron, de François Furet et de quelques autres, son installation dans l’Université française, alors que ce Belge, éduqué à Louvain, l’aurait tant honorée, car savant universel il était d’une parfaite culture française, admirateur de nos grands écrivains, lui-même artiste, nouvelliste, critique hors pair dans notre langue. [Lire l'article]

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Un effort vers la démocratie

N° 133/Printemps 2011

Nous avons procédé à une enquête en interrogeant des observateurs attentifs de la vie politique. Nous leur avons demandé de répondre à la question suivante : « Pourriez-vous procéder à une expérience mentale ? Supposons que les élections législatives de 2012 soient remportées par le Parti socialiste et ses alliés. Compte tenu de ce que sera, en 2012, la situation de la France et de l’Europe, et compte tenu de l’orientation probable de cet éventuel gouvernement : quelles sont, à vos yeux, les principales lignes du programme qu’il devrait ou pourrait mettre en œuvre pour la législature 2012-2017, ou les principales décisions qu’il devrait ou pourrait prendre ? » Voici la réponse de François Sureau : [Lire l'article]

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À la recherche d’Ignace

N° 132/Hiver 2010

image Nous reproduisons selon nos règles un extrait du livre de François Sureau, Inigo (Gallimard, 2010, 160 pages). [Lire l'article]

 

Libertés

N° 121/Printemps 2008

La France d’il y a trente ans, c’était encore la France d’autrefois. Les ministres portaient des costumes croisés et s’exprimaient dans le même français que leurs pères. Les militaires délinquants étaient jugés par des magistrats en uniforme, le droit réprimait sévèrement les offenses au chef de l’État, et l’on guillotinait les criminels. Que la France ait changé, personne n’en doute. Les mœurs sont devenues plus libres, y compris chez les gouvernants. Il y a d’ailleurs souvent lieu de s’en féliciter. La peine de mort a été abolie. [Lire l'article]

 

Présences de Jean-François Deniau 

N° 117/Printemps 2007

image Jean-François Deniau était un ami de Commentaire. Il y a trois mois, il s’inquiétait de son article sur Revel : le dialogue imaginé entre de Gaulle et Revel ne choquerait-il pas les admirateurs de l’un ou de l’autre ? Tant pis si cela était, ou plutôt tant mieux, ajoutait-il. Et l’encadré ? Serait-il bien à sa place ? Nous étions devant Saint-Sulpice, et il s’éloignait en claudiquant et en riant. Adieu, cher Jean-François. Nous vous pleurons tous ici et François Sureau va dire notre tristesse et notre amitié. [Lire l'article]

 

Un souvenir hongrois

N° 78/Été 1997

image Je ne m’étais pas aperçu que le communisme allait disparaître. Il me semblait éternel. De grandes avenues sous un soleil glacé, la méfiance des uniformes verts et l’amitié des inconnus, une grande plaine ponctuée de slogans. Le communisme était un théâtre. Rien n’y semblait vrai. Des peuples voués au travail flânaient sans relâche. Des gens voués au bonheur cultivaient les plaisirs les plus simples, l’alcool et la littérature. Ma firme m’avait envoyé à Budapest. J’en aimais les curistes gras de l’hôtel Gellert, le musée Semmelweis d’histoire de la médecine, et, face à la ville baroque, un rêve de Haussmann, l’Opéra, la rue de Caumartin, le boulevard des Capucines. [Lire l'article]   

 

Notre province française (VI)

N° 54/Été 1991

image L’une des illustrations de l’Histoire de la nation égyptienne, qui n’a malheureusement pas été rééditée depuis 1931 — avis à Guy Schoeller et à l’inestimable collection Bouquins —, montre les fêtes de la République au Caire, le 22 septembre 1798 : au milieu d’une place, une grande enceinte entourée de colonnes décorées de drapeaux tricolores, et pour y accéder un arc de triomphe au fronton frappé de la formule rituelle : « Il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète. » Au milieu de l’enceinte un obélisque de bois portant sur ses faces : « À la République française. À l’expulsion des mamelouks. » Au pied de l’obélisque, des membres de la commission des sciences et des arts, du Kiaya du Pacha gouverneur et du Divan. [Lire l'article]

 

Notre province française (V). D’autres Europes

N° 51/Automne 1990

image C’est donc de Budapest sur le Danube que je finis de regarder notre province française. Ici c’est presque l’hiver, comme on écrit sur les cartes postales, et les proches se satisfont de cette notation qui, en effet, n’est pas indifférente. J’imagine l’Odyssée d’un homme qui, parti de France pour on ne sait quelle raison sans intérêt, ne parviendrait pas à y rentrer, mais penserait sans cesse à elle, de loin ; et ce loin ce peut être l’Indochine, le Brésil, l’Australie, mais aussi la Belgique, la Hongrie, l’Italie. [Lire l'article]

 

Notre province française (IV)

N° 49/Printemps 1990

image Je viens de terminer le dernier numéro de Commentaire. Grâce au R.P. Bedouelle, j’ai beaucoup appris sur Vatican II, et grâce au R.P. Lambron, sur les dîners. J’imagine que le R.P. Lambron est un disciple du P. Surin, ce jésuite d’autrefois qui vivait sobrement, mais imaginait le paradis comme un banquet où l’on servirait du bordeaux — il était bordelais. [Lire l'article]

 

Le puits des âmes. À propos de Georges Simenon

N° 48/Hiver 1989

image Près de deux cent cinquante volumes « officiels » ; deux cents autres romans et un millier environ de contes et de nouvelles publiés sous dix-sept pseudonymes différents. Une trentaine de grands reportages. Des femmes jusque par-dessus la tête. Une grande fortune. Une application entièrement, totalement professionnelle. Nous sommes ici aux antipodes du dandysme cavalier qui fait rêver les jeunes gens. Je voudrais vous parler de Georges Simenon. Lorsqu’on le range parmi les plus grands, les dames, qui ne le distinguent pas vraiment de Van Gulik ou de Conan Doyle, poussent de petits cris stigmatisant le paradoxe. Hier, aujourd’hui, Gide, Caillois, Aymé, Fallois ont tenté d’expliquer qu’il était bien autre chose qu’un romancier d’atmosphère ou le dernier héritier du naturalisme. [Lire l'article]

 

Notre province française (III)

N° 46/Été 1989

image En apparence, l’écrivain est un animal heureux. Non content de laisser sa vie s’écouler en dissipations légères, en agréable labeur (travailler comme si c’était défendu), il se voit largement reconnu par une société qui, privée désormais de prêtres, de maréchaux, de généraux, de prophètes et de serviteurs de l’État, cherche un peu partout des modèles auxquels s’identifier : une star du rock, un coureur automobile, une femme ministre, un brasseur d’affaires pourvu qu’il soit jeune — passé quarante ans, l’accumulation primitive du capital fait figure de sale manie — et, pourquoi pas, un romancier. Riche ou pauvre, haltérophile ou alcoolique, blême ou bronzé, l’écrivain apparaît au centre des écrans. [Lire l'article]

           

Notre province française (II) 

N° 44/Hiver 1988

image S’il est un Dieu, il n’aime sûrement pas la littérature, et c’est la raison pour laquelle, de toutes les conditions terrestres, celle d’écrivain chrétien, ou pire, catholique (plus près on est de la vérité, plus l’offense est grande) est la plus incertaine, la plus dangereuse. Le volumineux Claudel l’avait compris, qui, dans un moment de lucidité, s’était écrié : « Parce que je n’ai pas connu la littérature, j’entrerai dans les puissances du Seigneur ! » On peut imaginer que le simple amateur de livres bénéficiera d’une plus ample miséricorde. [Lire l'article]

           

Notre province française (I)

N° 43/Automne 1988

image La France est comme ces grandes maisons de notre enfance, que nous retrouvons toujours silencieuses et fraîches en plein été, traversées vers le soir de longs jets de lumière qui vieillissent les tapis et donnent envie de refaire les peintures. Les pièces malcommodes de celle-ci, dans le Berry, s’ouvrent les unes aux autres avec cette impudeur tranquille dont le siècle des Lumières a emporté le secret. [Lire gratuitement l'article]

 

Une littérature d’élection (Pastiches)

N° 42/Été 1988

image Mouzon, le 4 juin 1940. Aujourd’hui nous avons parcouru notre plus longue étape. L’asphalte était poussiéreux et chaud et les soldats accablés. Parfois, arrêté sur le bord de la route, je les regardais entrer en France sans savoir pourquoi. Peut-être est-ce simplement par habitude que, tous les trente ans, d’énormes masses humaines se mettent en mouvement et roulent à travers l’Europe comme des ballots mal arrimés dans les cales d’un navire. Bien plus que de leur uniforme, ils étaient affublés de la livrée du temps. [Lire l'article]

 

Mort de la politique économique ?
À propos de la théorie des anticipations rationnelles

Gilles Étrillard et François Sureau
N° 30/Été 1985

Les Occidentaux font preuve depuis près de dix ans d’une grande ingratitude à l’égard de la politique économique. Ils l’ont accusée d’abord de n’avoir pas permis d’éviter la crise ; ils l’ont accusée ensuite de s’être révélée impuissante à y mettre un terme. Les derniers développements de la critique sont encore plus radicaux : la politique conjoncturelle serait inutile du fait de l’aptitude du secteur privé à trouver seul son équilibre, et, partant, à ruiner par nature les efforts des autorités publiques. [Lire l'article]

 

Les démocraties peuvent-elles avoir une politique étrangère ?

Gilles Étrillard et François Sureau
N° 26/Été 1984

Les démocraties peuvent-elles avoir une politique étrangère qui soit à la fois efficace et fondée sur l’éthique ? La question n’est pas neuve, mais pour l’avoir trop longtemps considérée comme résolue, l’Occident se trouve désormais dans un désarroi dont l’affaire libanaise ou la question du dialogue avec l’URSS sont des révélateurs. L’histoire de l’Europe porte les traces d’une tradition qui est, au sens premier du terme, une tradition de confrontation. [Lire gratuitement l'article]

 

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