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Le numéro 176 vient de paraître

La lettre du vendredi 10 décembre 2021

Le numéro d'hiver de Commentaire, n° 176, est désormais disponible en kiosque, en librairie et sur notre site Internet.
Cette semaine, nous vous proposons de découvrir une première sélection d'articles nouveaux, issus de nos rubriques « Politique », « Allemagne » et « Économie et société ».
Bonne lecture !

 

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POLITIQUE

Le cas Zemmour
Nouvelle donne dans la droite radicale ?

Philippe RAYNAUD

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La rentrée politique de cet automne a été dominée par l’émergence, à la droite de la droite, d’une éventuelle candidature d’Éric Zemmour à la présidence de la République. Ce qui apparaissait d’abord comme l’entreprise sans grand avenir d’un « polémiste » sans stature politique a rapidement pris l’allure d’un fait politique majeur. Il semble même que celui-ci pourrait accéder au second tour pour affronter un Emmanuel Macron qui, dans tous les sondages, reste largement en tête dans les intentions de vote au premier tour. Comme il est largement admis que, dans l’élection présidentielle, rien ne se passe jamais comme prévu, on se gardera ici de spéculer sur son résultat final. Mais on peut déjà considérer que l’engouement actuel pour ce candidat inattendu, qui semble élargir l’audience de la droite nationaliste au détriment de la droite classique, s’inscrit dans une transformation profonde et durable de la société et du système politique français. P. R. [Lire l'article]

 

La Corse dans la République

Wanda MASTOR

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De Charles de Gaulle à Emmanuel Macron, tous les présidents de la République ont souhaité décentraliser la France, et, comme on inscrit tout dans la Constitution, on y a écrit que la France était à la fois indivisible et décentralisée. Le mot de la fin revint à Valéry Giscard d’Estaing, peu de temps avant de disparaître, lequel considérait que « la France n’était pas une démocratie, mais une bureaucratie ». Il reste à démontrer qu’elle bénéficie de cet état de fait qu’aucun de ses voisins ne songe à imiter et dont tous les Français se plaignent. Wanda Mastor, professeure de droit public à l’université de Toulouse-Capitole, traite dans cet article de la Corse et de l’aspiration de cette région à bénéficier pleinement d’une forme d’autonomie déjà attribuée par les législateurs. [Lire l'article]

 

Macron est-il gaullo-mitterrandien ?

Michel DUCLOS

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Dans son nouvel essai, La France dans le bouleversement du monde (Éditions de l’Observatoire), Michel Duclos explique la politique étrangère de la France menée depuis cinq ans et envisage les orientations qu’elle pourrait ou devrait prendre dans les années qui viennent. Au cours de sa campagne électorale de 2017, Emmanuel Macron s’était réclamé, en politique étrangère, d’un « gaullo-mitterrandisme » qui aurait été abandonné sous la présidence de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande, au profit d’un « néo-conservatisme à la française ». Peut-on dès lors avancer qu’Emmanuel Macron est gaullo-mitterrandien ? Telle est la question à laquelle Michel Duclos répond. [Lire gratuitement l'article]

 

La dérive pro-palestinienne de la gauche socialiste

Renée FREGOSI

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Plusieurs pays, dont la France, ont décidé de ne pas assister à la réunion organisée par l’ONU, le 22 septembre 2021, pour le 20e anniversaire de la Conférence mondiale contre le racisme qui s’était tenue pour la première fois en septembre 2001 à Durban, signifiant ainsi leur prise de conscience d’un militantisme délétère accueilli et propagé au sein des instances onusiennes. Une propagande anti-Israël plus ou moins explicitement antisémite, entée sur un « pro-palestinisme » militant, se fait en effet de plus en plus virulente. Parmi les acteurs de cette « agit-prop », la gauche socialiste est sans doute celui qui étonne (et détonne) le plus. Il s’agit dans cet article d’en éclairer la généalogie, les ressorts et la spécificité. R. F. [Lire gratuitement l'article]

 

 

ALLEMAGNE

 

Les élections fédérales allemandes de 2021
Une césure de la vie politique

Henri MÉNUDIER

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Au terme d’une campagne assez terne, les élections fédérales du 26 septembre 2021 marquent sans aucun doute une césure importante dans l’histoire de la République fédérale d’Allemagne. Après avoir dirigé le gouvernement fédéral pendant seize ans, la chancelière sortante, Angela Merkel, quitte définitivement la politique ; ses prédécesseurs sont partis involontairement, à la suite d’une crise politique ou après un échec électoral. Son propre parti, le CDU, qu’elle a présidé de 2000 à 2018, a subi le 26 septembre 2021 une défaite historique qui le conduit immanquablement dans l’opposition. Depuis les années 1950, le gouvernement fédéral comprenait deux partis seulement. En raison de l’effritement des deux grands partis CDU-CSU et SPD (Parti social-démocrate) et pour disposer d’une majorité absolue au Bundestag, le nouveau gouvernement comportera trois partis. Les négociations pour former un tel gouvernement sont longues et compliquées, les rivalités et les désaccords risquent plus tard d’entraver la marche en avant ; l’autorité du chancelier sera limitée car il ne s’appuiera plus sur un grand parti. Et avec quel programme ? Le changement dans la continuité ou bien un sursaut de modernisation vivement souhaitable ? Avec quel financement ? L’instabilité après la stabilité des années Merkel ? H. M. [Lire l'article]

 

Ernst Jünger et Carl Schmitt : un dialogue au sommet

Julien HERVIER

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On sait l’importance de ces deux penseurs et écrivains. Leur correspondance a été publiée en Allemagne en 1999 et a été traduite en français l’an passé, sous le titre Ernst Jünger et Carl Schmitt. Correspondance 1930-1983 (Éditions Krisis et Pierre-Guillaume de Roux, 2020).
L’article qui suit propose une version revue et allégée, à l’intention de notre revue, de l’introduction écrite par Julien Hervier pour la publication de cette traduction de l’imposante correspondance échangée pendant plus de cinquante ans par Ernst Jünger et Carl Schmitt depuis 1930, année de leur rencontre, et presque jusqu’à la mort de Schmitt, survenue le 7 avril 1985. [Lire l'article]

 

Heine mythologue ?

Lucien CALVIÉ

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Sa vie durant, Harry, Heinrich ou Henri Heine (1797-1856), né dans un milieu juif relativement laïcisé de Düsseldorf, s’est occupé de mythologie. Évoquant en 1826 sa vie d’écolier, il affirme qu’aucun petit Romain de l’Antiquité ne connaissait aussi bien que lui la liste des amours de la déesse Vénus. Un quart de siècle plus tard, il raconte s’être effondré physiquement devant la statue de La Vénus de Milo dont il avait si souvent admiré les formes splendides, lors de son ultime sortie au Louvre en mai 1848, juste avant sa réclusion définitive dans sa chambre de malade.
La mythologie antique, qui a tant intéressé Heine, en particulier au sujet de Vénus, est-elle seulement un élément important, parmi d’autres, de son œuvre, ou bien est-elle, telle une « basse continue » en musique baroque, à son entier fondement ? L. C. [Lire l'article]

 

 

ÉCONOMIE ET SOCIÉTÉ

 

Sûreté pour le nucléaire
Arguments scientifiques pour une évolution

Yves BRÉCHET et Claude LE BRIS

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Nous tirons un bilan du processus d’établissement et d’imposition des normes techniques pour la sûreté nucléaire, en le comparant à celui mis en œuvre dans d’autres pays, ou dans d’autres domaines industriels à risque. Sur le fondement de cette comparaison, nous argumentons pour un processus sur un mode dit projet, consistant en deux temps successifs : le temps de l’instruction technique et le temps, distinct du premier, de la communication publique.  L’objectif est de proposer un mécanisme où la légitimité des décisions, reposant sur l’expertise scientifique reconnue de ses auteurs, remporte la confiance et l’adhésion de l’ensemble des acteurs, garantissant de facto le renforcement de l’autorité du contrôleur et l’efficacité des mesures mises en place chez les contrôlés. Y. B. et C. L. B. [Lire l'article]

 

La panne de l'ascenseur social

Pierre PESTIEAU

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Cet article défend l’idée que le rôle de l’État-providence n’a sans doute jamais été aussi  important qu’aujourd’hui, mais que cela implique qu’il se renouvelle pour relever le défi des fractures sociales. La source majeure de ces fractures tient sans nul doute à ce que l’on nomme « la panne de l’ascenseur social ». L’État-providence, trop préoccupé de l’inégalité des revenus et de la pauvreté, a négligé la mobilité sociale. Il devrait réorienter ses priorités et adopter une politique plus active. Cela demande de sécuriser la situation des pauvres, mais aussi celle des classes moyennes qui subissent de plein fouet les chocs qu’entraîne l’économie de marché mondialisée. Cela exige surtout de donner aux uns et aux autres des perspectives en remettant en marche l’ascenseur social. [Lire l'article]

 

Penser le risque aujourd'hui :
l'apport novateur de Maurice Allais

Bertrand MUNIER

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Nos sociétés sont marquées par de nombreux risques – techniques, écologiques, industriels, financiers, monétaires et sociaux – auxquels tous les acteurs doivent faire face. Si le concept de risque a été largement étudié, les règles d’évaluation des décisions que ces acteurs doivent prendre n’ont pas reçu toute l’attention qu’elles méritent. Une pensée scientifique propre existe pourtant depuis la Renaissance, dont les avancées récentes aident à mieux comprendre le monde actuel. Maurice Allais, premier Prix Nobel d’économie français, a fourni une contribution décisive à cet égard. L’article qui suit retrace en termes non techniques les éléments essentiels du débat. B. M. [Lire l'article]

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