Le numéro 170 vient de paraître

La lettre du vendredi 12 juin 2020

La revue est disponible en kiosque, en librairie et sur notre site Internet. Cette semaine, au cœur de ce nouveau numéro, retrouvez une sélection d'articles et leur présentation. Ceux que nous avons retenus portent, les trois premiers sur les conséquences de la pandémie pour la politique française et pour l’économie européenne, les cinq suivants portent plus généralement sur nos institutions, nos mœurs et notre société.

Bonne lecture !

LA PANDÉMIE

Trois ans après

Philippe Raynaud

L’année 2019 s’est terminée par un vaste « mouvement social » contre la réforme du système des retraites qui, prenant le relais de la longue contestation des Gilets jaunes, semblait devoir jouer un rôle déterminant dans la préparation de la prochaine élection présidentielle. Or, alors même que la crise des retraites semblait trouver une issue parlementaire au moins provisoire pour laisser la place à d’autres controverses, l’épidémie du Covid-19 a fini par prendre le pas sur tous les autres sujets. Au moment où j’écris (20 mai 2020), le thème général des commentaires est que « rien ne saurait plus être comme avant » parce qu’il faudra repenser l’économie, les relations sociales, le rapport à la nature, les mœurs et même les manières. Mais cet appel général à la refondation s’accompagne curieusement d’une surprenante stabilité des convictions, qui est d’autant plus forte qu’on demande des changements plus radicaux. Comme le débat public n’est par ailleurs nullement apaisé par les appels du Président à l’union nationale dans la « guerre » contre le virus, il me semble qu’on peut considérer que les lignes de partage de la politique vont pour l’essentiel rester les mêmes jusqu’à l’élection présidentielle, qui ne se jouera pas seulement sur la sortie de crise ou sur la manière dont le gouvernement aura agi pendant l’épidémie. [Lire l'article]

 

Les conséquences économiques du Covid-19

Philippe Trainar

La pandémie actuelle devrait, dans un premier temps, nous affecter moins par ses conséquences létales que par les conséquences des moyens mis en oeuvre pour la combattre. Il faut être conscient qu’elle est plus dangereuse que nous ne l’avons pensé initialement, parce qu’elle est non maîtrisée et qu’elle laisse planer beaucoup d’incertitudes sur notre futur. Quelle qu’en soit l’issue, nous devrons rapidement relever ses défis les plus déstabilisants. Dans les grandes pandémies du passé, les États se sont moins distingués par leur capacité, souvent inexistante, à contrôler la pandémie que par leur capacité à en maîtriser les conséquences économiques et à s’adapter pour en minimiser les coûts. On peut donc anticiper que ceux qui ne sauront pas relever ces défis et qui rechigneront à s’adapter, et à le faire vite, seront profondément déstabilisés et ne se sortiront pas de la crise sans grands dommages. [Lire l'article]

 

Les libertés au temps du coronavirus

Nicolas Baverez

La pandémie de coronavirus, à l’égal du krach de 2008 ou de la vague d’attentats djihadistes, constitue une surprise stratégique qui soumet à un test impitoyable les dirigeants comme les institutions des nations. Comme toute grande crise, elle fait émerger une nouvelle hiérarchie entre les États, selon l’efficacité et la rapidité de leur réaction à un évènement extrême, dévastateur et inattendu même s’il était prévisible. L’épidémie est un choc inédit par son caractère universel, par sa violence et par sa complexité dans sa triple dimension de crise sanitaire, économique et politique. Elle présente des défis spécifiques pour les démocraties libérales et pour les droits et libertés qui les définissent. [Lire l'article]

 

LA POLITIQUE FRANCAISE

La France reste-t-elle la patrie de la lutte de classes ?

Henri Weber

Nous avions été heureux d’accueillir cet article d’Henri Weber. Il l’avait annoncé le 16 mars, nous l’avons reçu le 24 mars. Le malheur veut que, nous le publions, après avoir appris le 26 avril la mort de son auteur, due à l’épidémie.
Henri Weber appartenait depuis longtemps au Parti socialiste, où il a joué un rôle important aux côtés de Laurent Fabius et où il a défendu une ligne modérée et réformiste qui le plaçait du côté de la « gauche de gouvernement ». Il était tout à la fois un professionnel de la vie politique et un esprit libre, dont l’humour bienveillant et la gaieté chaleureuse ont charmé tous ceux qui l’ont connu et dont la disparition attristera les amis de la liberté. Son article, sans doute le dernier qu’il ait écrit, témoigne du regard lucide et bienveillant d’un homme de gauche sur les forces et les faiblesses de la culture politique française. [Lire l'article]

 

La Ve République résisterait-elle au populisme ?

Denys de Béchillon

Demandons-nous, arguments juridiques en main, jusqu’où notre Ve République pourrait – a fortiori après une crise, sanitaire par exemple – résister sans casse majeure à l’élection à la présidence de la République d’un (ou d’une) « populiste » d’extrême droite ou d’extrême gauche. Le sujet est, en effet, plus que jamais d’actualité. [Lire l'article]

 

Les municipales de mars 2020. Un mauvais tour ?

Pierre Martin

Le premier tour de ces élections le 15 mars, organisé alors que l’épidémie de coronavirus frappait déjà le pays, a été marqué par une abstention record, une très forte localisation du scrutin, un mauvais résultat pour la majorité gouvernementale, un échec de l’extrême droite, une percée attendue des écologistes et une résistance des partis traditionnels PS et LR. Celle-ci est plus explicable par des considérations locales que nationales. Ce fut en quelque sorte pour tout le monde un mauvais tour. [Lire gratuitement la suite]

 

LA SOCIÉTÉ

De balance ton porc au « juridiquement correct »

Jean-Éric Schoettl

Potentiellement libérateur, le mouvement Me too a été confisqué par cette branche du gauchisme qu’est le féminisme radical, lui-même inséparable de la surenchère victimaire qui a accompagné l’assomption des droits individuels, en France comme partout en Occident, depuis une quarantaine d’années. En devenant juridiquement correct, le politiquement correct malmène les principes fondamentaux de la République. Celle-ci saura-t-elle résister ? [Lire l'article]

 

La sortie de buts du rapport Thiriez

Alexandre Moatti

Le 25 avril 2019 le président de la République annonçait « la suppression des Grands Corps d’État ». Il allait confier une mission à Frédéric Thiriez en ce sens. le « rapport Thiriez » était remis mi-février 2020 au gouvernement. La fracassante annonce présidentielle semble remisée aux oubliettes. Les Grands Corps s’en sortent saufs, avec quelques infimes modifications à la marge. L’ENA serait supprimée… mais la future EAP (École d’administration publique) lui ressemble beaucoup : ce sera une ENA plus importante, confortée dans son genre. Quant à la diversité sociale, sont reprises des mesures déjà annoncées il y a douze ans. Ce qui est intéressant n’est guère neuf, et l’inverse. [Lire l'article]

 

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