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La Russie de Poutine

La lettre du vendredi 26 février 2021

En juin 2007, Vladimir Poutine déclarait : « Je suis un pur et absolu démocrate ! La tragédie c’est que je suis le seul pur démocrate du monde. Voyez les États-Unis : des sans-abri, des tortures horribles, Guantanamo. Voyez l’Europe : des manifestations violentes, durement réprimées. Même les Ukrainiens se sont discrédités et vont vers la tyrannie. Depuis la mort de Gandhi, je n’ai personne à qui parler » (Le Figaro, 4 juin 2007). Évidemment, comme on dit aujourd’hui : « C’est une opinion. »
Une opinion qui laisse rêveur. Mais qui, en la retrouvant, nous a donné l’idée d’offrir aux lecteurs de La lettre du vendredi un choix d’articles sur La Russie de Poutine publiés dans Commentaire depuis vingt ans.

La Russie et l'Europe : les limites du débat

Benoît d'Aboville
N°169/Printemps 2020

 

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         image  Les anniversaires reflètent davantage les humeurs du temps que les événements passés. En 2019, les célébrations des trente ans de la chute du mur de Berlin et de l'élargissement de l'OTAN en témoignent. L'Alliance Atlantique ne s'est manifestée ces dernières qu'a minima, craignant sans doute de nouvelles foucades du président Trump. Les interrogations sur l'évolution populiste d'une frange de l'ex-Allemagne de l'Est et d'une partie de l'Europe centrale et orientale ont troublé l'atmosphère. Revenant sur les années 1989-1999 qui virent le basculement politique du continent européen, certains s'interrogent sur le bien-fondé du comportement des Occidentaux vis-à-vis d'une URSS, alors en perdition, rejoignant le discours de Vladimir Poutine et un sentiment qui semble encore partagé par l'opinion russe. Le débat sur l'avenir des rapports entre la Russie et l'Europe exige, pour en fixer les limites, de ne pas ignorer ce passé révolu. [Lire l'article]

 

 

Russie : un choix risqué

François Heisbourg
N° 168/Hiver 2019

Lors de la rencontre de Brégançon avec Vladimir Poutine comme pendant le G7 et dans le discours aux ambassadeurs le 27 août, le Président Macron a surpris en évoquant un rapprochement avec la Russie, tournant autour de deux idées. D'une part, il faut arracher la Russie à l'étreinte de la Chine, situation censément provoquée par le rejet de l'Occident à l'encontre de Moscou, et donner à la Russie toute sa place de puissance européenne. D'autre part, il faut préparer le retour de la Russie au sein d'un G8 reconstitué. Macron n'a pas hésité à forcer le trait en évoquant l'opposition à ses idées par un prétendu « État profond », expression appartenant jusqu'ici plutôt à Trump. [Lire l'article]

 

Triomphe de la censure en Russie

Victor Erofeev
N° 161/Printemps 2018

image Un cinéma de Moscou avait mis à son programme un film d'Armando Iannucci, La Mort de Staline, inspiré par la bande dessinée éponyme de deux Français, Thierry Robin et Fabien Nury. Il s'agissait d'un film produit en Angleterre en 2017, qui a connu un grand succès à Londres en octobre de cette même année et qui est actuellement en salles à Paris. L’annonce de sa sortie à Moscou conduisit quelques professionnels de la culture à s'indigner et à dénoncer par une pétition « ce pamphlet visant à humilier l'homme russe (soviétique) ». Le ministre de la Culture Vladimir Medinski avait autorisé le film. Il revint sur sa décision après cette pétition inspirée par le patriotisme « russe et soviétique ». [Lire l'article]

 

De Gaulle et la Russie

Henri Froment-Meurice
N°156 /Hiver 2016

À propos de la Russie de Poutine, pour critiquer ceux qui préconisent une grande fermeté à son égard, on évoque la politique du général de Gaulle à l'égard de l'Union soviétique. Comme on verra en lisant cet article : comparaison n'est pas raison et de Gaulle ne fut pas aussi complaisant qu'on le dit. [Lire gratuitement l'article]

 

Poutine : un héros de conte russe

Victor Erofeev
N° 158/Été 2017

image Victor Erofeev est un écrivain russe né en 1947. Il a grandi au cœur du pouvoir soviétique. Dans Ce bon Staline (Moscou, 2004), traduit en français en 2005 chez Albin Michel, il a raconté son « enfance stalinienne » et parisienne. Son père appartenait à la « cour de Staline », conseiller et interprète avant de devenir conseiller culturel à l'ambassade d'URSS à Paris de 1955 à 1958. L'annonce de sa « dissidence », racontée dans le puissant roman La Belle de Moscou (1990), brisa la carrière de son père. Il publia ensuite d'autres livres, dont La Vie avec un idiot (recueil de récits adapté en opéra en 1992), qui ont été traduits dans les principales langues occidentales, mais aussi en chinois, en japonais, en iranien, et qui font de lui un contemporain majeur. Il vit en Russie et a bien voulu nous confier ce portrait de Poutine. Nos lecteurs admireront la verve puissante et perspicace de cet écrivain. [Lire l'article]

 

Poutine : politique et économie

Henri Froment-Meurice
N° 153/Printemps 2016

Depuis son arrivée à la présidence de la Fédération de Russie en 2000, Vladimir Poutine s'est fixé un objectif : remonter en puissance la Russie, après la période volontiers qualifiée de « libérale », voire d'« anarchique », durant laquelle Gorbatchev, puis Eltsine sont accusés d'avoir laissé, d'un côté, l'URSS se désagréger, « le plus grand malheur du XXe siècle », selon le nouveau maître, et, de l'autre, la Fédération de Russie, héritière de l'Union soviétique, décliner tant politiquement qu'économiquement. D'où nous pouvons tirer deux conclusions. La première : pour Poutine, c'est donc un « grand malheur » que l'accession à l'indépendance de six Républiques européennes, Ukraine et Biélorussie, seules slaves, Moldavie, Estonie, Lettonie, Lituanie, de trois Républiques du Caucase du Sud, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, de cinq Républiques d'Asie centrale, Turkménistan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan, Tadjikistan. Autant avouer que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes n'est pas une priorité pour Poutine. La seconde conclusion est que pour Poutine tout doit être mis en œuvre pour faire de la Fédération de Russie une vraie puissance mondiale, tout comme l'avait été l'Union soviétique. En soi cet objectif se comprend et témoigne à tout le moins d'un véritable patriotisme. [Lire l'article]

 

La Russie et l'Europe

Céline Marangé
N° 152/Hiver 2015

Nombreux sont, en Russie, les hommes politiques à considérer leur pays comme une forteresse assiégée, soumise aux coups de boutoir de l'OTAN et de l'Union européenne. Ils se disent persuadés que les élargissements successifs de l'UE et de l'OTAN en Europe centrale et orientale n'ont eu d'autres finalités que d'encercler et d'affaiblir la Russie. Forts de cette conviction, ils présentent l'annexion de la Crimée comme un mouvement de légitime défense, justifié par le souci de protéger l'intérêt national et la sécurité des frontières russes. Ces perceptions témoignent d'une méconnaissance du projet européen et s'accompagnent souvent de contre-vérités. [Lire l'article]

 

La pensée Poutine

Alain Besançon
N° 149/Printemps 2015

image On écrit souvent que Poutine est imprévisible. Il l'est dans une mesure qui tient à son caractère et à sa position professionnelle. Un politicien conserve généralement une certaine ambiguïté s'il ne veut pas être prisonnier de ses déclarations. Ainsi Obama, Merkel, Hollande, Sarkozy, n'importe qui. Cependant, les déclarations se détachent sur un fond de pensée, que nous pouvons connaître. Ce fond est un cadre qui ne permet pas de prévoir les décisions, mais qui permet d'interpréter celles-ci. [Lire l'article]

 

            À propos de Poutine. The short telegram     

Philip Stephens
N° 149/Printemps 2015

image Guerre ou cessez-le-feu ? L'agression russe en Ukraine a au moins remis en cause la complaisance de l'Occident. Washington a réalisé qu'il s'agissait de bien plus que d'un simple conflit régional. Les Européens – au moins la plupart d'entre eux – ont compris que Vladimir Poutine mettait en cause l'ordre et les règles qui le fondaient pour maintenir la paix sur le continent. Ce dont nous avons besoin maintenant, c'est d'une stratégie globale pour contrer les ambitions du Président russe. [Lire l'article]

 

La Russie, l'Occident et la paix froide

Camille Grand
N° 146/Été 2014

La crise ukrainienne bouleverse le paysage stratégique européen et jette une lumière crue sur la politique révisionniste de Vladimir Poutine qui poursuit une entreprise unilatérale et coordonnée de déconstruction de l'ordre européen hérité de l'après-Guerre froide. Face à ce basculement stratégique, les Occidentaux, Européens et Américains, paraissent hésitants tant elle heurte leur conception des relations internationales. [Lire l'article]

 

Poutine et l'Ukraine

Gilles Andréani
N° 146/Été 2014

image Les événements d'Ukraine ont ouvert une crise, qui était latente et prévisible, entre la Russie de Vladimir Poutine et l'Occident, c'est-à-dire l'Europe et les États-Unis. Les deux articles qui suivent analysent cette crise et ses conséquences. Le premier, du point de vue politique. Le second, du point de vue stratégique. Gilles Andréani, dans l'article qui suit, montre que, si la Russie peut se donner l'illusion d'une victoire en Crimée, elle aurait beaucoup à perdre en prolongeant cette crise. Notamment (comme le montre l'article de Camille Grand) si les Occidentaux se coordonnent intelligemment et rapidement pour stabiliser la frontière occidentale de l'Europe. [Lire l'article]

 

Poutine. L'heure de vérité

Françoise Thom
N° 147/Automne 2014

Les événements survenus en Ukraine et l'inévitable confrontation qu'ils provoquent entre la Russie de Vladimir Poutine et l'Occident invitent à revenir sur la personnalité de l'autocrate russe et plus encore sur le régime qu'il a instauré. Françoise Thom part du dessein que Poutine a formulé dès la fin du XXe siècle. Elle montre que, dans une première période, il a bénéficié d'atouts considérables, et peut-être d'une chance exceptionnelle, qui ont nourri en Occident beaucoup d'illusions. [Lire l'article]

 

La politique étrangère de la Russie

Françoise Thom
N° 139/Automne 2012

Évolution singulière que celle de la politique étrangère russe, de la chute du communisme à aujourd'hui : objet de débats passionnés durant l'ère eltsinienne, elle est redevenue sous Poutine la chasse gardée des hauts dirigeants du Kremlin et elle semble faire l'objet d'un consensus que même la fronde récente ne remet pas en cause. Pourtant la Russie est aussi éloignée aujourd'hui d'une définition rationnelle de ses intérêts nationaux qu'à l'époque soviétique, quand le prisme idéologique l'empêchait d'avoir une perception adéquate du monde extérieur – peut-être justement parce que des éléments de la vision léniniste ont été préservés dans le domaine de la politique étrangère, alors qu'en politique intérieure la faillite du socialisme a tout balayé. [Lire l'article]

 

La Russie et les crédulités françaises

Alain Besançon
N° 138/Été 2012

image Nous reproduisons ici un chapitre du nouveau livre d'Alain Besançon qui va paraître bientôt aux Éditions de Fallois, sous le titre Sainte Russie.[Lire l'article]

           

Vingt ans après. La Russie et la quête de puissance

Marie Mendras
N° 136/Hiver 2011

Vingt ans après l'effondrement de l'URSS, la politique étrangère de la Russie, tout comme la politique intérieure, reste profondément marquée par la chute de 1991. Les hommes qui dirigent le pays aujourd'hui ont une vision négative de leur histoire nationale. Ils continuent à voir dans l'extraordinaire bouleversement des réformes gorbatchéviennes et de l'éclatement de l'empire une perte considérable. 1991 a été une « catastrophe géopolitique », répète Vladimir Poutine. Cette rupture brutale avec le passé laisse de profondes traces, tant dans les mentalités que dans le comportement des élites dirigeantes. [Lire l'article]

           

La stratégie musulmane de la Russie

Walter Laqueur
N° 130/Été 2010

L'Islam est « le destin de la Russie ». Telle était la prédiction faite il y a quelques années par Alexeï Malachenko, l'un des principaux (et des plus fiables) experts russes de l'Islam. Il est possible que ce soit exagéré, mais peut-être pas tant que cela. La démographie est, elle aussi, le destin de la Russie. Si sa situation et ses perspectives étaient moins critiques, l'Islam serait une moindre menace. On pourrait dire tout aussi justement que l'infortune et le destin historiques de la Russie sont d'être obsédée par des dangers imaginaires et de négliger les vrais dangers. En fait, la Russie et l'Occident partagent certains intérêts communs au Proche-Orient et au monde musulman en général. Mais prendre conscience de cette vérité va à l'encontre de la nouvelle doctrine élaborée par la Russie ces dernières années, selon laquelle les pays musulmans sont ses alliés naturels dans la confrontation inévitable et perpétuelle avec l'Occident. [Lire l'article]

 

Avec quelles lunettes regarder la Russie ?

Henri Froment-Meurice
N° 126/Été 2009

image L'alternance du pouvoir entre majorité et opposition n'est pas le privilège des démocraties. Elle peut tout aussi bien survenir dans un régime de parti unique lorsqu'en son sein une nouvelle majorité porte au pouvoir une équipe qui va mettre en œuvre une politique profondément différente de la précédente. Ce fut le cas en Chine communiste lorsqu’après les années de Révolution culturelle Deng Xiaoping entreprit des réformes qui changèrent radicalement le cours des choses. Le Parti communiste de l'URSS connut ainsi, après la mort de Staline, trois alternances. [Lire l'article]

           

Pour la Russie, il faut plus qu'une « réinitialisation »

Anne Applebaum
N° 126/Été 2009

« Appuyez sur le bouton de remise à zéro. » Y a-t-il une expression plus séduisante dans le vocabulaire moderne ? Nous savons tous ce que cela signifie : appuyez sur le bouton de remise à zéro, regardez votre ordinateur se réinitialiser et presto ! Un bel écran propre apparaît et vous recommencez depuis le début. [Lire l'article]

 

Le grand dessein de la Russie

Françoise Thom
N° 125/Printemps 2009

Au moment de la phase aiguë de la crise géorgienne, les responsables occidentaux se plaignaient de « l'opacité » des intentions russes. L'incompréhension dont beaucoup de nos dirigeants politiques font preuve à l'égard de la Russie tient au fait que, dans l'analyse de la politique de Moscou, le facteur idéologique est systématiquement sous-estimé. On considère la Russie comme un « pays émergent » dirigé par un clan oligarchique dont les préoccupations seraient essentiellement économiques. Les insuffisances de cette grille de lecture ont été révélées de manière crue par la crise géorgienne d'août dernier. [Lire l'article]

 

Hommage à un grand historien de la Russie

Alain Besançon
N° 124/Hiver 2008

image Il y a quelques années un colloque d'histoire russe s'est tenu. Marc Raeff était présent. En lui donnant la parole, le président le fit en ces termes : « Marc Raeff. No further introduction needed. » Il eût été en effet inutile voire indécent de le présenter. Pour tous ceux qui avaient quelque rapport avec la Russie, avec son histoire et sa civilisation, il était le maître par excellence. Nous avons la douleur et le devoir de faire aujourd'hui cette présentation, puisqu'il nous a quitté le 25 septembre 2008. Marc Raeff est né à Moscou en 1923. [Lire l'article]

 

Le choix de Poutine

Zbigniew Brzezinski
  N° 122/Été 2008

Comme Président puis comme Premier ministre, Poutine a dirigé et dirige la Russie. Autocratie ? Démocratie ? L'une mêlée à l'autre ? La forme politique importe. La Russie importe aussi pour l'Europe et pour le monde. Zbigniew Brzezinski a bien voulu proposer aux lecteurs de Commentaire son analyse de Poutine et de la situation de la Russie. [Lire gratuitement l'article]

          

Pour l'honneur de Mme Z.. À propos de Sartre et de la Russie

Gilbert Dagron
N° 113/Printemps 2006

image Lena Zonina restera en France la « Z. » de Sartre, soumise aux fluctuations des études sartriennes et menacée aujourd'hui d'un faux procès. Dans la Russie des années 1960, elle avait une autre stature, celle d'une passionnée de littérature française et d'une résistante de l'esprit, telle que la décrit si bien son ami Lev Kopelev, écrivain « dissident », grand spécialiste de la littérature allemande, proche de Heinrich Bôll, mort lui-même en 1997. [Lire l'article]

 

La Russie, homme malade de l'Europe

Nicholas Eberstadt
N° 112/Hiver 2005

La fédération de Russie est en proie à un ensemble de graves problèmes démographiques qui ne cessent d'empirer et qu'on peut sans exagération qualifier de « crise ». Cette crise est en train de transformer ce qui était du domaine du possible pour le pays et pour le peuple, et ce de manière continue, directe et défavorable. [Lire l'article]

 

Le deuxième mandat du Présidant Poutine. Une mentalité obsidionale

Thom Françoise
N° 109/Printemps 2005

L’histoire connaît un grand nombre d'empereurs ou de dictateurs dont l'avènement a été accueilli avec soulagement par les populations, dont les premiers mois de règne semblaient pleins de promesses, dont les premiers dérapages passaient inaperçus ou étaient pardonnés à cause de cette euphorie du début et des succès initiaux : un progrès de l'ordre, une amélioration de l'économie, un recul du chômage, une restauration du prestige national à l'étranger, et souvent, une chance étonnante. [Lire l'article]

 

Sur l'histoire de la Russie

Alain Besançon
N° 110/Été 2005

« La Russie, disait Churchill, est un mystère enveloppé dans une énigme. » De fait, on s'est beau- coup trompé sur ce pays. Pourtant le monde russe est beaucoup plus simple que n'est le monde des vieilles nations européennes, beaucoup plus simple que ne le sont les États-Unis. Alors, où se situe la difficulté ? Remarquons qu'il y a eu deux histoires de la Russie. [Lire l'article]

 

Soljénitsyne, la Russie et les Juifs. Vers un jugement impartial et une compréhension mutuelle

Daniel J.Mahoney
N° 105/Printemps 2004

image Le second tome de la monumentale étude de Soljénitsyne sur les relations entre Juifs et Russes, Dvseti let vmeste (Deux siècles ensemble), est apparu dans les librairies de sa Russie natale dans les derniers jours de 2002 (avec un premier tirage de 100 000 exemplaires). Les deux tomes de l'ouvrage ont été des best-sellers en Russie et ont suscité une grande variété de réponses critiques, tantôt amicales, tantôt respectueuses, tantôt violemment hostiles. Le premier volume traite de la rencontre entre Russes et Juifs à partir de 1772 (date à laquelle 100 000 Juifs furent autorisés à s'installer dans l'empire) jusqu'à la veille de la conflagration révolutionnaire de 1917. [Lire l'article]

 

Les manuels d'histoire dans la Russie d'aujourd'hui

Wladimir Berelowitch
N° 101/Printemps 2003

Les manuels d'histoire russes mentent-ils comme mentaient leurs ancêtres récents soviétiques ? Nous ne discuterons pas ici le terme de « mensonge » et ne l'utiliserons que dans le sens commun où il a été utilisé, notamment en Europe de l'Est à l'époque des régimes communistes, par exemple chez Ciliga, Souvarine, Boulgakov ou Soljénitsyne. [Lire l'article]

 

Thèses sur la Russie passée et présente

Alain Besançon
N° 94/ Été 2001

L'ancienne Russie : si l'on se place aux origines de la Russie, à Kiev, on se trouve devant un État qui est aux marches de l'Europe, mais qui fait partie de la nébuleuse européenne en formation. Novgorod, avant d'être détruite par Ivan le terrible, était le terminal de la Hanse et vivait à l'heure baltique. Cependant, si l'on se place devant la Moscovie, à la veille de la révolution pétrovienne, c'est-à-dire à la fin du XVIIe siècle, le retard russe, selon l'historien Kachtanov, peut être évalué à six ou sept cents ans, qu'il s'agisse de la structure de la propriété, des relations dites féodales, de l'asservissement des paysans, des techniques agricoles (rendement, assolement), de la vie intellectuelle. Qu'on se représente la Francie de Charlemagne, mais sans Alcuin, sans les écoles cathédrales, sans le réseau épiscopal, sans le latin. [Lire l'article]

 

« Nous allons en Russie... »

Alain Besançon
N° 90/ Été 2000

Quand on lit aujourd'hui dans les mémoires des hommes politiques occidentaux leurs entretiens avec les dirigeants soviétiques, on ressent un certain malaise que je voudrais analyser. Que Roosevelt ou même Churchill, qui haïssait le communisme, aient pu se laisser surprendre, quelques fois leurrer par Staline peut être porté au compte du sombre mais exceptionnel génie politique de ce dernier. [Lire l'article]          

 

La Russie est-elle européenne ? Controverse avec Martin Malia

Alain Besançon
N° 87/Automne 1999

image On l'avait beaucoup attendu, ce grand ouvrage (Martin Malia, Russia under Western Eyes. From the Bronze Horseman to the Lenin Mausoleum, Belknap Press of Harvard University Press, Cambridge, Massachusetts, London, England, 1999), au point presque qu'on n'y croyait plus. Martin Malia en a eu l'intuition en 1962 et en a écrit une première version. Les idées y étaient déjà. Voilà vingt-cinq ans que les éditeurs disent aux futurs recenseurs : « préparez-vous, le livre sort », et ils trempaient leur plume dans l'encrier. Enfin ! Le voilà. [Lire gratuitement l'article]

 

Ce qui n'a pas marché en Russie. Le fantôme du marxisme-léninisme

Martin Malia
N° 89/Printemps 2000

La démission de Boris Eltsine et la passation des pouvoirs à Vladimir Poutine ont été sans conteste le seul vrai tour- nant historique du « show » du millénaire. Bien sûr, étant donné la réputation abominable du président russe en Occident, ce coup d'éclat de la Saint-Sylvestre a souvent été interprété comme une manœuvre cynique, sinon criminelle, pour assurer la fortune et la sécurité personnelle de la « Famille » et de ses suppôts « oligarchiques ». [Lire gratuitement l'article]

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