L'Union européenne. Passé, présent et avenir (I)

La lettre du vendredi 26 avril 2019

L'Union européenne, depuis le traité de Paris en 1951, à l’initiative de la France, Robert Schuman reprenant l’œuvre d’Aristide Briand, est un long projet sans précédent dans l'histoire. Des peuples plus proches que distincts, car ils sont les héritiers d’une même civilisation, ont décidé d'unir leurs destins par leur volonté exprimée démocratiquement. À la fin du mois de mai ces peuples européens se donneront un nouveau Parlement. Les premières élections européennes s’étaient tenues en 1979 à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing. Il est plus utile que jamais de réfléchir à l’avenir de l’Union européenne. Cette réflexion a été constamment présente dans Commentaire depuis la naissance de la revue, il faut encore la renouveler et l’approfondir, et, pour vous permettre de lire ou relire sur ce sujet, nous vous proposons un choix d’articles. Nous y consacrerons deux lettres du vendredi. La première, celle qui suit, reprend l’histoire que nous avons vécue depuis le traité de Maastricht en 1992 qui a été conclu sous la présidence de François Mitterrand et qui a fondé l’euro et l’union économique et monétaire. La seconde traitera de la situation présente et de l’avenir.

                      

JEAN BAECHLER, L'Europe peut-elle encore faire l'histoire ?
N° 48 Hiver 1989

Il est évident pour tous qu’elle ne la fait plus, et même qu’elle la fait de moins en moins, depuis 1945. Les déplorations sont assez nombreuses et bruyantes pour qu’il soit inutile d’insister. La question posée ne souffre que la réponse : « oui », car, s’il fallait répondre « non », il serait plus sage et plus décent de chercher refuge dans le silence, comme ont fait les Grecs des cités après la conquête macédonienne, et à plus juste titre encore après l’occupation romaine. [Lire la suite]

 

L'idée d'Europe

 

JEAN-CLAUDE CASANOVA, Sur le patriotisme européen
N° 57 Printemps 1992

Ce numéro de Commentaire est presque entièrement consacré à l’Europe, à l’Empire et aux nations, au traité de Maastricht, à ses conséquences et aux perspectives qu’il ouvre. Les lignes qui suivent serviront d’introduction.
Si le débat entre nationalistes et européens doit resurgir, comme au temps de la CED, qu’il soit posé clairement, c’est-à-dire politiquement ? [Lire la suite]

MAURICE SARTRE, L'Empire romain comme modèle

BERNARD GUÉNÉE, Empire et nations au Moyen Àge

Retrouver l'intégralité du n° 57 

 

L'Europe après Maastricht

 N° 58 Été 1992

ANTHONY HARTLEY, L'Europe hier et demain. De Rathenau à Briand et de Schuman à Rathenau

ANTONIO PADOA-SCHIOPPA, Sur les institutions politiques de l'Europe nouvelle

NIELS THYGESEN, L'Union économique et monétaire : notes critiques sur le traité de Maastricht

 

 N° 59 Automne 1992

JEAN FRANÇOIS-PONCET, Vers un directoire des continents. Sur les rapports entre l'Europe et les États-Unis

HUGUES CALVET ET PIERRE PESCATORE, Une révolution juridique. Le rôle de la Cour de justice européenne

JEANNE HERSCH, La Suisse et la Fédération européenne

GEORGES PHOTIOS TAPINOS, L'immigration en Europe et l'avenir des populations étrangères

JEAN-CLAUDE CASANOVA, Retour sur les arguments pour et contre l'union monétaire

GUY BERGER ET JEAN-CLAUDE CASANOVA, Retour sur les arguments pour et contre l'union monétaire

Lire ces articles dans le n° 59

 

 N° 60 Hiver 1992

JEAN-FRANÇOIS REVEL, L'Europe de Renan et l'Europe d'aujourd'hui

ALAIN PRATE, Les finances de la Communauté européenne. Fédéralisme ou subsidiarité ?

NICOLAS BAVEREZ, Yougoslavie : 1992 ou 1936 ?

DOMINIQUE SCHNAPPER, L'Europe, marché ou volonté politique ? Point de vue d'un sociologue

ANNIE KRIEGEL, L'antisémitisme en Europe orientale. Note pour une problématique

FRANÇOIS BOURRICAUD, La transition démocratique. Mécanismes et institutions

Lire ces articles dans le n° 60

 

Une fédération d'États-nations

Après l’approbation du traité de Maastricht par le peuple français, nous avions publié un certain nombre de textes anciens sur « La nation et l’Europe » (notamment Commentaire, n° 57 et suivants), qui nous paraissaient utiles à méditer à propos d’un problème essentiel : comment et pourquoi passer des nations souveraines à la Confédération européenne ou, pour reprendre la formule de Jacques Delors, à la Fédération des États-nations d’Europe.

 N° 70 Été 1995

JEAN-CLAUDE CASANOVA, Pour la constitution de l'Europe

JEAN-LOUIS BOURLANGES, L'Europe à trente : un objet virtuel. Propositions pour la négociation de 1996

COMITÉ D'ACTION POUR L'UNION EUROPÉENNE, Proposition pour la Conférence de 1996

 Retrouver "L'idée d'Europe (II)" dans le n° 71 Automne 1995

 

L'Europe dans le monde

 N° 94 Été 2001

LAURENT FABIUS, L'Europe du futur

ALAIN LAMASSOURE, Après Nice : quelles perspectives ?

BENOÎT COEURÉ ET JEAN PISANI-FERRY, Un regard européen sur la réforme du système financier international

ALEXANDER RAHR, L'Europe et l'Asie centrale

Lire ces articles dans le n° 94 Été 2001

 

États-Unis et Europe : un débat

ZBIGNIEW BRZEZINSKI, Comment l'Amérique doit vivre avec la nouvelle Europe
N° 91 Automne 2000

Cet article de Zbigniew Brzezinski, sur les rapports futurs des États-Unis d'Amérique et de l'Europe, ouvre un débat qui se poursuivra. Les questions qu'il soulève nous paraissent, en effet, essentielles et domineront non seulement l'évolution du processus d'unification de l'Europe, mais aussi toute la politique mondiale dans le siècle qui vient. Avec sa clarté et sa pénétration coutumières, Zbigniew Brzezinski exprime le point de vue d'un Américain, originaire d'Europe et la connaissant bien. [Lire gratuitement la suite]

 

ALAIN JUPPÉ, Partenariat ou protectorat ? Réponse à Zbigniew Brzezinski

FRANÇOIS DE ROSE, Tensions euro-américaines

CHRISTOPHER PATTEN, Souveraineté et démocratie. Réflexions d'un Britannique européen

MILTON FRIEDMAN, Hétérodoxie. Entretien avec Robert Lozada sur les élections, américaines et les rapports entre les États-Unis et l'Europe

DANIEL VERNET, Vers l'Europe de la défense

Lire ces articles dans le n°92 Hiver 2000 

 

WILLIAM PFAFF, De l'hégémonie américaine

HENRI FROMENT-MEURICE, La partie n'est pas finie

BAUDOUIN BOLLAERT, Adieu Union européenne, bonjour AELE ?

RENÉ FOCH, Comment vivre avec les États-Unis ?

MARC LADREIT DE LACHARRIÈRE, L'art de la notation et la régulation du monde financier

Lire ces articles dans le n° 93 Printemps 2001

 

JACQUES ANDREANI, « Les Européens auront les Américains qu'ils méritent »

NICOLE GNESOTTO, La longue marche vers le partenariat

TIMOTHY GARTON ASH, Avec Brzezinski : accord nuancé

JEAN-CLAUDE PAYE, États-Unis et Europe à l'OCDE

BERNARD ADRIEN, Europe et États-Unis : tout est dans les têtes

TOMMASO PADOA-SCHIOPPA, Comment expliquer l'euro à Washington

PAUL MENTRÉ, États-Unis et Europe : la nouvelle donne économique

Lire ces articles dans le n° 94 Été 2001 

 

Fondements

NICOLAS BAVEREZ, L'Europe à l'âge de l'histoire universelle
N° 135 Automne 2011

Dans une conférence prononcée le 18 février 1960 et intitulée « L’Aube de l’histoire universelle », Raymond Aron soulignait l’unification du champ diplomatique provoquée par les deux guerres mondiales, la diffusion de la logique économique et technique de la société industrielle, la division radicale du système international liée à l’affrontement des idéologies du XXe siècle enfin. La mondialisation, qui se trouve au principe de notre temps, a fait entrer définitivement l’humanité dans l’âge de l’histoire universelle, caractérisé par l’extension planétaire du capitalisme, par un système multipolaire privé de la réassurance d’une superpuissance – tels le Royaume-Uni au XIXe siècle ou les États-Unis au XXe siècle –, par l’hétérogénéité persistante des valeurs, des cultures et des institutions politiques enfin. [Lire gratuitement la suite]

 

BRUNO DUMÉZIL, L'apport de Rome à la formation des peuples européens
N° 136 Hiver 2011

La période qui s’étend entre le Ve et le VIIe siècle est un moment de l’Histoire qui cherche son nom. Les Français la désignent généralement sous l’expression de « Grandes Invasions ». Les Allemands préfèrent plutôt le terme de Völkerwanderungszeit (« époque des migrations de peuples »). Deux points de vue sur un même phénomène : plus qu’à tout autre moment dans l’histoire européenne, des populations entières semblent se déplacer, bousculer les nations sédentaires pour finir par fonder de nouveaux royaumes. Derrière cette vision se trouve l’image romantique de la horde primitive déferlant du nord vers le sud et de l’est vers l’ouest : les peuples issus de Germanie auraient vaincu la civilisation méditerranéenne, confinant la culture latine à un usage d’intellectuel ou de clerc. Les historiens ne croient plus aujourd’hui à cette vision des débuts de l’histoire européenne. Les peuples « germaniques » étaient largement acculturés avant l’époque des conquêtes et la victoire des Barbares ne fut qu’apparente. En termes de civilisation, c’est-à-dire en termes de culture dominante, Rome seule l’emporta et projeta son ombre immense sur le Moyen Âge occidental. L’idée peut assurément surprendre. Pour justifier cette révolution copernicienne, mieux vaut commencer par dresser le portrait de ces Barbares fondateurs de l’Europe du Haut Moyen Âge. [Lire la suite]

 

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Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova
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