L'Idée d'Université

La lettre du vendredi 26 janvier 2018

À l'automne dernier, au moment de la rentrée universitaire, La lettre du vendredi présentait la série « L'Idée d'Université » que Commentaire publie depuis 1980 : réflexions générales sur l'enseignement, en France, en Europe et dans le monde ; développement sur certaines filières grâce notamment à des enquêtes (sur le droit, la sociologie, l'économie, la philosophie et l'histoire).
Aujourd'hui, où la réforme du Bac et les inscriptions en Université sont d'actualité, retrouvez quelques articles parmi la centaine parue dans cette série.

Le baroque universitaire française
Bernard Bobe - Commentaire numéro 151/Automne 2015

Ailleurs dans le monde, une université est une institution qui assure quatre fonctions : créer des connaissances scientifiques, diffuser les savoirs, assurer une formation professionnelle, sélectionner les élites. Selon ces quatre critères la France ne possède pas de « vraies » universités. Une hypercentralisation, des élites républicaines devenues des castes au fil des décennies, des attitudes culturelles peu favorables à la science et à la diffusion des savoirs contribuent à expliquer l'absence de « vraies » universités en France, à la différence de tous les autres pays. Que faire ? Lire la suite

Université : la crise se confirme et s'aggrave
François Vatin - Commentaire numéro 149/Printemps 2015

Il y a quantité de façons de traiter la crise de l’Université française : par son financement, par sa gouvernance, par les modes de recrutement des professeurs. Mais cela ne doit pas masquer la question essentielle qui porte sur la double mission de l’Université : l’enseignement et la recherche. Aujourd’hui, la contradiction éclate entre cette mission et la réalité : dégradation du public étudiant, frustration du corps enseignant. Lire la suite

Le modèle universitaire suisse
Robert Kopp - Commentaire numéro 145/Printemps 2014

On a constaté que des pays comme la Suède, la Hollande, la Suisse obtenaient en matière universitaire et scientifique de bien meilleurs résultats que la France, tant pour la recherche que pour la place des universités dans les classements internationaux. Écart d'autant plus navrant pour nous que les populations de ces pays sont moins nombreuses que la nôtre. Sans doute l'explication tient-elle aux profondes défaillances de notre organisation et de notre politique universitaires. Aussi est-il intéressant d'étudier les modèles étrangers. Commençons par le modèle suisse. Lire la suite

François Vatin

Commentaire numéro 139/Automne 2012
Ce long article mérite d'être lu, étudié et médité. Il conte une triste histoire, celle de l'expansion et de la crise de l'Université, pour reprendre ce terme unificateur du XIXe siècle. Sujet dont notre revue s'est constamment préoccupée. Mais sur lequel nos élites politiques se sont révélées incapables. Secondées, il est vrai, par une large partie des corps universitaires et des organisations qui s'agitent en leur nom. Puisse venir un jour où la réflexion conduira aux décisions mesurées et courageuses que recommande l'auteur.

Laurent Wauquiez

Commentaire numéro 137/Printemps 2012
En cette période où s'exacerbe la compétition internationale des savoirs, avons-nous encore des motifs de confiance en l'avenir de notre pays ? Incontestablement, la réponse est oui. Et elle réside largement dans la transformation profonde que connaît notre paysage d'enseignement supérieur et de recherche depuis cinq ans. Cette métamorphose, accélérée par un investissement sans précédent, est une réponse concrète, offensive, ciblée, aux déclinistes de tout bord. En cinq ans, nous avons donné à l'enseignement supérieur et à la recherche les moyens de défendre les points forts de la France au sein de la mondialisation et d'être un puissant moteur de progrès et de relance par l'innovation.

Jean-Claude Casanova

Commentaire numéro 117/Printemps 2007
Je voudrais m'aventurer et énoncer sept thèses concernant l'histoire universitaire française, en essayant de démêler les relations entre l'histoire générale de notre pays et l'histoire particulière de l'Université. Commençons par constater que l'intitulé choisi, « L'Université française du XIXe au XXIe siècle », ne saurait être utilisé pour un autre pays que la France, sinon par une métonymie excessive.

Raymond Aron

Commentaire numéro 80/Hiver 1997
Aron donnait un cours régulier sur Marx (La Sorbonne 1962-1963) afin de préparer les candidats au concours et d'offrir aux autres étudiants une introduction à une oeuvre difficile. En préambule du cours du 12 décembre 1962, il répondait au tract que les communistes de l'U.N.E.F. distribuaient la semaine précédente à l'entrée de son amphithéâtre, après l'avoir invité à manifester avec eux. Le sujet est anodin. Mais on distribue toujours des tracts et on manifeste toujours pour réclamer des crédits. En reproduisant cette brève intervention nous permettrons à certains de retrouver la manière d'Aron et à d'autres de voir comment six ans avant l'explosion de mai 1968, il était l'un des très rares professeurs à poser comme il le fallait le problème de l'Université française. On observera aussi que son propos reste d'actualité puisqu'on veut toujours faire croître le nombre des étudiants et l'Université sans différencier ses institutions.

Allan Bloom

Commentaire numéro 41/Printemps 1988
Dès son premier numéro, Commentaire publiait un texte d'Allan Bloom. Le nom de ce grand professeur est depuis devenu familier au public cultivé de notre pays, qui a lu avec passion L'âme désarmée (Julliard, 1987). Ce livre est la traduction de The closing of the American mind (Simon and Schuster, 1987). Pour des raisons de volume, quelques chapitres de l'original sont absents de la version française. Nos lecteurs trouveront ci-dessous un de ces chapitres, inédit en français.

Bertrand Munier

Commentaire numéro 41/Printemps 1988
L'objectif qui consiste à admettre 80 % de chaque classe d'âge dans l'enseigne- ment supérieur a été, jusqu'à une période récente, sinon justifié, du moins proclamé. Il semble bien qu'il soit dû à la simple constatation de ce qui se fait au Japon. On relie implicitement ce taux à l'émergence de ce pays sur la scène des pays dynamiques et puissants. Cet objectif reflète aussi l'énorme besoin de formation « qualifiante » ressenti par les entreprises exposées à la concurrence, autant que par les chercheurs de toutes disciplines - y compris des disciplines réputées « littéraires » - qui acceptent la confrontation internationale.

Éric Weil

Commentaire numéro 24/Hiver 1983
En octobre 1973, l'International Council on University Emergency - Association internationale de professeurs d'université à la création de laquelle, en 1968, avaient participé du côté français Raymond Aron, François Bourricaud et Jean-Claude Casanova - organisait à Venise une conférence internationale sur la Crise de l'Université. Eric Weil, alors professeur à l'université de Nice, y donna une communication : The Function of Humanistic University in the Era of Mass Higher Education. Ce texte est resté inédit et nos lecteurs pourront en lire ici la version française. Nous publions ce texte pour trois raisons. D'abord pour son auteur et pour lui rendre hommage : Eric Weil fut un des philosophes les plus profonds de notre époque. Ensuite pour son sujet qui est essentiel : comment conserver le rôle traditionnel des universités et leur liberté dans une société où le nombre des étudiants ne doit pas cesser de croître. Enfin, parce que les universités françaises sont à nouveau en crise.

Pour en lire plus sur le thème :
 Université et éducation

Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova
116 rue du Bac – 75007 Paris – ISSN 0180- 8214
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