Élections et modes de scrutin

La lettre du vendredi 2 février 2018

La démocratie, comme forme de gouvernement, se définit par la désignation et la sélection de ses élites politiques au moyen de la compétition électorale. Il en résulte, comme l'avait écrit Montesquieu, et comme l'a réaffirmé Royer-Collard, à l'orée de la vie parlementaire française, que la loi qui fixe les règles de l'élection est la loi politique fondamentale d'un pays, quelle que soit la place de cette loi dans la hiérarchie des normes. Pour ces raisons, Commentaire a toujours privilégié la réflexion sur les modes de scrutin et sur les résultats électoraux. Voici quelques articles publiés dans le passé, et choisis parmi un très grand nombre. Rappelons que les deux grandes consultations électorales qui se dérouleront prochainement en France seront, dans dix-huit mois, les élections au Parlement européen et, dans trois ans, les élections régionales.

Réflexions sur la représentation proportionnelle

Georges Vedel
Commentaire n° 3/Automne 1978

D'une plongée dans la littérature savante ou profane consacrée aux modes de scrutin, on sort la tête toute confuse. Non par la faute des auteurs mais par celle du sujet. Le mieux est peut-être, pour commencer, de mettre l'ordre qu'il se peut dans les produits de cette pêche.
Et tout d'abord, il faut se rappeler que, si elle n'est pas infinie, la variété des modes de scrutin est très grande. Lire la suite

La réforme des institutions

Commentaire, n° 139/Automne 2012

Édouard Balladur, "Parfaire la révision constitutionnelle de 2008" ; Jack Lang, "Réformes indispensables" ; Jean-Louis Bourlanges, "Quatre raisons pour changer le mode de scrutin" ; Jean-Claude Casanova, "La loi électorale est une Constitution" ; Dominique Chagnollaud, "Sur quelques réformes essentielles" ; Olivier Duhamel, "Pour une démocratie normale" ; Bertrand Mathieu, "Réformer sans réviser, transformer sans détruire" ; Éric Thiers, "Plaidoyer pour la valorisation du travail parlementaire"

Un nouveau Président, un nouveau gouvernement, une nouvelle majorité sont en fonction. Les institutions ont été assez profondément remaniées après les réformes constitutionnelles de 2008. Le seront-elles à nouveau, doivent-elles l’être à nouveau ? Lire la suite

Les conséquences des élections présidentielles

Vincent Feré
Commentaire, n° 157/Printemps 2017

L’élection présidentielle au suffrage universel reste l’élection majeure et le président de la République conduit effectivement la politique de la France. Ce scrutin a entraîné des évolutions politiques profondes : la bipolarisation ou, plus récemment, l’institutionnalisation des primaires. Pour autant, en dépit de son indéniable et persistant succès, il n’est jusqu’alors pas parvenu à résorber la crise de la représentation politique et, sans doute même, est-il d’une certaine façon un obstacle à sa résolution. Lire la suite

Pierre Martin

Commentaire n° 159/ Automne 2017

Ces élections législatives, organisées dans la foulée de l'élection présidentielle, comme en 1981, 1988, 2002, 2007 et 2012, ont constitué de fait les 3e et 4e tours d'une élection où l'ensemble du pouvoir national était en jeu. Après avoir écrasé le PS au premier tour de la présidentielle et sévèrement battu Marine Le Pen au second, Emmanuel Macron a vu ses partisans infliger une lourde défaite à la droite LR-UDI au premier tour des législatives et obtenir une nette victoire en sièges au second.

Pierre Martin

Commentaire n° 147/ Automne 2014

Marquées par la victoire du Front national et l'effondrement de la gauche, les élections européennes de 2014 ont constitué un séisme électoral. Pour la première fois en France depuis 1958, une autre force politique que la droite modérée ou le Parti socialiste est arrivée en tête d'une élection.

Alain Lancelot

Commentaire n° 119/Automne 2007

Ces tableaux permettent de suivre l'évolution des résultats électoraux sur une longue distance.

Alain Lancelot

Commentaire n° 87/Automne 1999

Il en est de même pour ces tableaux concernant les élections européennes

Jean-Claude Casanova, Alain Lancelot

Commentaire n° 73/Printemps 1996

L'étude des modes de scrutin impose un grand souci du détail et elle démontre, par la diversité des résultats que l'on peut obtenir en faisant varier chaque disposition, ce que n'a jamais cessé d'affirmer cette revue, en invoquant Montesquieu : que la loi électorale étant la loi la plus importante et la plus décisive d'une démocratie, elle est celle qui exige le plus d'attention.

Philippe Habert

Commentaire n° 49/Printemps 1990

Le fait que les partis de la gauche et de la droite traditionnelles, proches d'un consensus inavoué en matière de politique économique, financière, monétaire et sociale, et tous incapables, à propos de l'Europe, de parler autre chose qu'une langue de bois, n'aient pas su proposer clairement de réponses aux questions soulevées par les écologistes et par le Front national me paraît être l'explication fondamentale de la naissance du système de partis quadripolaires dont Philippe Habert avait discerné l'apparition aux élections municipales de mars 1989, et qu'il a retrouvé plus nettement encore dans les résultats du scrutin européen du mois de juin.  Philippe Habert a démontré que pèse aujourd'hui sur le système de partis de la Ve République une menace qui ne doit pas être sous- estimée.

Raymond Aron

Commentaire n° 28/Hiver 1984

Voici les deux articles par lesquels Raymond Aron prit position avant chaque tour de l'élection qui devait amener François Mitterrand à la présidence de la République.

Pour retrouver d’autres articles sur les élections et les modes de scrutin, n’hésitez pas à utiliser notre moteur de recherche sur www.commentaire.fr

Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova
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