Des idées pour comprendre notre monde

La lettre du vendredi 1er septembre 2017

Le 7 septembre prochain, le numéro 159 de Commentaire paraît et sera disponible sur notre site. Aujourd'hui, La lettre du vendredi vous en donne un aperçu.

La mauvaise conscience qui règne en France, la détresse de la société américaine, la vie intellectuelle du Président Macron, le déclin de la confiance en politique, le drame syrien, l’avenir des universités françaises, voilà quelques-unes des questions, entre autres, qui sont abordées.

Pascal Bruckner, « L’Europe est-elle coupable ? »

Le monde nous hait et nous le méritons, telle est la conviction d’une majorité d’Européens et de Français. Nous avons été élevés dans cette haine de nous-mêmes, dans la certitude que ce mal exigeait pénitence. Les tourments du repentir nous habitent. Je voudrais faire la généalogie de cette mauvaise conscience, puis, chercher les remèdes à ce mal qui nous ronge. 

Olivier Mongin, « Les lectures d’Emmanuel Macron »

Emmanuel Macron a été stigmatisé comme un inspecteur des finances, banquier de surcroit. Cela n’a pas été sans occulter le véritable parcours intellectuel du Président élu en 2017. Celui que l’on présentait abusivement comme un énarque tombé dans le chaudron de la politique avait pourtant une formation peu habituelle dans ce milieu. C’est un homme qui aime les livres, qui leur doit beaucoup et qui sait en parler. 

Nicholas N. Eberstadt, « Notre malheureux XXIe siècle ? »

Les choses vont mal en Amérique depuis le début du XXIe siècle. Le travail, le revenu, la santé, la mobilité sociale, tout se détériore et montre que les États-Unis sont entrés dans une ère de détresse. C’est la thèse pessimiste qu’avance Nicholas Eberstadt.

Michel Duclos, « Notre ami Bachar al-Assad »

Le rôle d’Assad dans le conflit en Syrie se prête à des prises de position à l’emporte-pièce. En mettant son départ au centre de leur rhétorique, nos dirigeants ont rendu difficile l’éviction du personnage, puisqu’ils heurtaient de front l’aversion pour le « changement de régime » largement répandue de par le monde. En reprochant aux Occidentaux de « personnaliser » la question syrienne, les critiques ont empêché de voir qu’en effet, la plupart des fils du drame syrien remontent pourtant à lui, même réduit à un rôle de seigneur des seigneurs de guerre.

 

Robert Gary-Bobo, « La folie des fusions dans l’Université française »

Les universités françaises sont engagées depuis dix ans dans un mouvement de fusion. On doit s’interroger sur l’opportunité de poursuivre dans cette voie. C’est à une véritable politique d’autonomie des universités qu’il faut penser, à la remise en cause de l’administration centrale, de ses méthodes et de ses fonctions. Certaines fusions apparaissent aujourd’hui comme réussies, quand elles ont été voulues par la « base », d’autres, surtout celles qui conduisent à la constitution de « mastodontes », sont des erreurs qu’il est urgent de corriger. 

Découvrez l'intégralité du numéro 159 sur notre site dès le jeudi 7 septembre.

 

Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova
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