De Gaulle et le XXe siècle (II)

La lettre du vendredi 10 juillet 2020

Qu’on l’admire ou non, qu’on s’en inspire ou non, on ne peut comprendre la situation de la France depuis quatre-vingt ans sans se référer à l’action du Général de Gaulle, à ses idées et à ses écrits. Commentaire lui a consacré depuis sa création plus d’une centaine d’articles et elle lui en consacrera d’autres dans ses prochaines livraisons, sans hagiographie et sans polémique, avec la révérence et la liberté dues aux gloires de notre histoire. Dans cette seconde « lettre du vendredi » consacrée, comme celle du 26 juin, à « De Gaulle et le xxe siècle » contribuons aux commémorations de 2020 en signalant quelques-uns des articles que notre revue a publiés à son sujet et dont on verra qu’ils restent d’actualité.

Le général de Gaulle

Raymond Aron
N° 88/Hiver 1999

Selon la correspondance disponible aux archives Raymond Aron, cet article a dû être rédigé à la fin de l'année 1964, donc après le règlement de l'affaire algérienne et avant les élections présidentielles de 1965. Il était destiné à une encyclopédie de langue anglaise. S'adressant à un public étranger, l'auteur s'astreint à rappeler des événements bien connus des Français de l'époque mais moins connus aujourd'hui. Pour tracer ce portrait du général de Gaulle, Raymond Aron devait aussi prendre du recul et esquisser une synthèse. Cet article permet d’analyser les rapports de Raymond Aron avec le gaullisme et de réfléchir au destin du plus illustre Français du xxe siècle. [Lire gratuitement l'article]

 

La résurrection d'une voix. Le De Gaulle d'Alain Peyrefitte

Jean-François Revel
N° 69/Printemps 1995

Un ami belge, ne s'intéressant au gaullisme que comme à un phénomène historique parmi les autres et qui d'ailleurs n'atteignit l'âge de raison politique qu'après le départ du Général, m'écrivait ceci, à la suite de la publication du livre d'Alain Peyrefitte, en octobre 1994 : « Voilà vingt-quatre ans que le général de Gaulle est mort, et chaque année qui passe entraîne vos collègues de la presse écrite ou télévisée dans un glissement révérencieux qui paraît irréversible. » Cela semble d'une accablante évidence, vu de l'extérieur, hors de France. Le mythe de l'homme providentiel n'est pas très sain, et les écoliers qui étudieront de Gaulle, sa vie, son œuvre manqueront du contrepoids critique nécessaire. [Lire l'article]

 

La France du général de Gaulle, la Turquie et l'Europe

Georges-Henri Soutou
N° 104/Hiver 2003

Dans ses Mémoires d'espoir, le général de Gaulle a défini « ce qu'ont en commun », à ses yeux, les nations européennes : « Toutes étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d'innombrables relations de pensée, d'art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu'elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation. » Il est évident que selon ces critères la Turquie ne devait pas faire partie de l'Europe telle que la concevait le Général. En même temps on va découvrir que le problème était plus complexe, que de Gaulle en était parfaitement conscient, mais aussi qu'il n'a pas hésité à l'instrumentaliser en fonction et à mesure des différentes étapes de sa politique extérieure. Peut-être même pourra-t-on penser que certains arguments ou discussions de l'époque ne sont pas sans écho aujourd'hui. [Lire l'article]

 

L'État républicain selon de Gaulle (I) et (II)

Lucien Jaume
N° 51 et 52/Automne et Hiver 1990

De Gaulle poursuit une idée de l'État dont l'aspect essentiel pourrait s'énoncer ainsi : la République, du moins en France, n'est ni authentique, ni complète, tant que l'État républicain ne se dote pas d'une « tête ». Cette dernière expression n'est pas une élégance de plume ; car de Gaulle la reprend avec insistance au fil des ans, et elle s'alimente chaque fois d'une polémique sourde, parfois virulente, vis-à-vis des conceptions régnantes. C'est en réalité toute l'histoire des institutions depuis la Révolution que de Gaulle ne cesse de méditer, convaincu que, selon la formule de Prévost-Paradol en 1868, « la Révolution a fondé une société, elle cherche encore son gouvernement » ; ce qui, dans les Mémoires d'espoir, coïncide avec le projet de 1958 ainsi défini par son auteur : « doter l'État d'institutions qui lui rendent (...) la stabilité et la continuité dont il est privé depuis cent soixante-neuf ans », soit depuis 1789. [Lire l'article parties I et II]

 

De Gaulle et le bonapartisme

Étienne Borne
N° 10/Été 1980

Une vieille amitié me lie à Jean Teitgen. Elle m'a valu d'être l'un des premiers lecteurs de son livre : De Gaulle en question. Ce livre se situe au point de rencontre d'une analyse et d'une sensibilité. L'analyse du gaullisme tel qu'il s'est manifesté pendant la longue décennie qui va de 1958 à 1969, où l'État a porté un nom propre, le sien. Une sensibilité, celle d'un « journaliste engagé », dont le nom de famille fait se lever quelques souvenirs de Résistance et qui n'a pu supporter durant ces dix années la politique gaullienne, tant dans la constance de son style que dans les vicissitudes de son comportement. Si Charles de Gaulle s'est toujours fait « une certaine idée de la France », Jean Teitgen s'était fait de son côté « une certaine idée de la démocratie » venue de tout un courant de pensée que, pour faire court et suffisamment provocateur, on pourrait dire démocrate-chrétien. Entre « le gaullisme de l'après-Résistance » et cette « certaine idée de la démocratie », il ne pouvait y avoir qu'un irrémédiable antagonisme. [Lire l'article]

 

De Gaulle et Bourguiba, un malentendu permanent

Maurice Vaïsse
N° 165/Printemps 2019

Mohammed Masmoudi, qui joua un grand rôle auprès de Bourguiba, a dit, lors de son intervention au colloque De Gaulle en son siècle qu'entre de Gaulle et Bourguiba, de 1958 à 1969, ce fut « un malentendu permanent ». C'est ce malentendu que l'article qui suit tente d'éclairer et d'expliquer. Malentendu qu'il faut d'autant plus expliquer qu'en recevant, en 1958, l'ambassadeur Masmoudi à Colombey, le général de Gaulle lui avait declaré : « Vous savez, Monsieur l'ambassadeur, qu'entre vous et nous, c'est d'abord, c'est toujours la géographie ; on s'accorde puis on se désaccorde, on se raccorde à nouveau… et nous restons liés parce que la loi de la géographie le veut et que nul ne saurait résister à la géographie. Alors, quoi qu'il arrive, n'insultons pas l'avenir. » [Lire l'article]

 

Stanley Hoffmann et de Gaulle

Jean-Claude Casanova
N° 159/Automne 2017

Stanley admirait le général de Gaulle. Puis-je dire même qu'il l'aimait ? Je le crois. Ses sentiments à son égard se confondaient avec ses sentiments à l'égard de la France. Pour le montrer, je le citerai et j'évoquerai des souvenirs. [Lire gratuitement l'article]

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