Bernard de Fallois (1926-2018)

La lettre du vendredi 14 septembre 2018

 

© Boubat

 

Nous avons dit quel grand rôle avait joué Bernard de Fallois lors de la création de Commentaire et quel ami fidèle il avait été pour Raymond Aron et pour tous ceux qui animent cette revue. Voici quelques textes de lui publiés par notre revue.

J.-C. C.

 

 

L'hommage que la revue a tenu à lui rendre court sur deux livraisons, le n° 162 et le n° 163 actuellement disponible en librairie. En voici le contenu :

"Variété I"
Commentaire, n° 162, été 2018

Jean-Claude CASANOVA, Pour Bernard de Fallois (1926-2018) Lire la suite

Bernard de FALLOIS, Variété (I)

I. Littérature et cinéma : « Lecteurs de Proust », « Un ouvrage fort bien fait », « Cannes : La Dolce Vita. Le festival refuse son chef-d’œuvre ? »
II. Politique : « Le cœur et la raison », « La fin de trois légendes », « Contre le racisme », « Lettre sur la cohabitation » Accéder au n° 162, été 2018

 

"Variété II. Bernard de Fallois et Proust"
Commentaire, n° 163

Proust 1892-1893. Le secret et l’aveu

En 1952, dans sa préface à Jean Santeuil , André Maurois, qui avait compulsé les manuscrits de Proust pour préparer sa biographie , écrit : « quand Bernard de Fallois, jeune agrégé des lettres, vint me dire qu’il écrivait une thèse sur Proust, je priais Mme Mante de l’autoriser à voir ces dossiers et à les dépouiller. Elle lui remit non seulement les soixante-dix cahiers qu’il acheva de mettre au net, mais des caisses de feuillets épars, déchirés, qui, au moment de la mort de Marcel, étaient au garde-meuble. Ni le docteur Robert Proust, ni sa fille n’avaient pensé qu’il y eût là une œuvre suivie. Bernard de Fallois entreprit d’engranger cet abondant regain. Sa prescience, sa ténacité, sa pieuse et patiente minutie furent récompensées par la joie de reconstituer un roman tout entier : Jean Santeuil ». C’est ainsi que parut la première contribution de Bernard de Fallois aux éditions et à la critique de Proust.
Contre Sainte-Beuve autre manuscrit inédit, que Fallois fit précéder d’une préface , parut en 1954 ; il y explique l’intention de la thèse à laquelle il travaille : faire découvrir la lente maturation qui précède la parution du premier volume d’À la recherche en 1913. En étudiant tous les textes et tous les manuscrits qui précèdent À la recherche du temps perdu, il veut trouver, dans la genèse de l’œuvre, l’unité de la pensée de Proust, unité dont, comme dit Maurois, il a comme la « préscience ».
Le texte inédit qui suit , a été écrit à la fin des années 50. C’est un extrait d’une approfondie du premier livre publié par Proust (Les Plaisirs et les jours), en parallèle avec des textes écrits à la même période et que Proust avait conservés en manuscrits ou publiés dans des revues sans les retenir pour ce recueil. Lire la suite

 

Bernard de Fallois, "Berl au présent"
Commentaire, n° 32

Bernard de Falois publie aux éditions Julliard, les Essais d'Emmanuel Berl. Ce volume vient à son heure, car Berl est très injustement oublié. Modèle d'esprit critique, sans conformisme, sans sectarisme, sans dogmatisme, il est un représentant très original de la pensée libérale. Il est aussi, par l'acuité de son jugement et la limpidité de son style, un grand moraliste français. On trouvera ici, en avant première, le portrait que Bernard de Fallois trace en introduction du livre. Lire la suite

 

Bernard de Fallois, "Chateaubriand et Proust"
Commentaire, n° 93

Pour éclairer Chateaubriand lors d’un colloque, en quelque sorte de l'extérieur, on a souhaité le comparer à un écrivain de même envergure. Les « parallèles » ne sont pas seulement une méthode critique, ils sont avant tout une constance mystérieuse de notre littérature, et comme un trait de son génie propre. Qui convoquer pour cette confrontation ? Le choix est difficile. Proust ferait-il l'affaire ? Ce n'est pas sûr. Mais si le choix est discutable, il se comprend mieux, il s'impose même, si l'on sait que ce colloque avait pour cadre l'hotêl de la Fondation Singer-Polignac, un des hauts lieux du souvenir proustien, ou qui mériterait de l'être en tout cas. Car c'est là, d'une certaine manière, que tout a commencé. Lire la suite

 

Bernard de Fallois, "L’art clownesque clef de la Ve République"
Commentaire, n° 105

On verra comment de la réflexion sur l'histoire d'un art, l’art clownesque, on peut passer à une interprétation des institutions de la Ve République plus profonde que celle que l'on trouve dans les ouvrages de science politique. Lire la suite gratuitement

 

 

 

Bernard de Fallois, "Paul Valéry et l’histoire de Corona"
Commentaire, n° 124

Bernard de Fallois accompagna l'édition des poèmes que Valéry écrivit à Jean Voilier d'une postface. En voici les premières lignes :

Vers la fin du XIXe siècle, dans Montpellier, ville occitane, un jeune poète aux yeux très bleus, âgé d’une vingtaine d’années, croise une inconnue dans la rue, devient fou d’elle, passe des mois sans oser lui adresser la parole, lui écrit des lettres qu’il déchire sans les envoyer. Puis, au cours d’une nuit d’orage, il prend deux décisions solennelles : il renonce définitivement à la poésie et à l’amour. Lire la suite gratuitement

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