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Au secours des langues « mortes »

La lettre du vendredi 21 janvier 2022

Les 4 et 5 février 2022 se tiendra à Versailles la nouvelle édition du Festival des langues classiques. Il importait à notre revue de saluer cette entreprise remarquable, qui célèbre depuis quatre années les cultures classiques dans une démarche à la fois savante et ludique, à la faveur de rencontres, de débats et de projections de films.
Notre lettre de cette semaine vous propose donc tout naturellement de (re)découvrir une sélection d’articles parus dans Commentaire, consacrés aux langues grecque et latine.

Les études classiques et la liberté de l'esprit

Laurent LAFFORGUE
n° 110 – été 2005

 

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Laurent Lafforgue, professeur à l'Institut des hautes études scientifiques, membre de l'Académie des sciences, a reçu la médaille Fields en 2002 pour ses travaux à la croisée de la géométrie algébrique et de l'analyse harmonique. Il a prononcé, le 12 mars 2005, devant l'assemblée annuelle de l'Association pour la sauvegarde des enseignements littéraires, que préside Jacqueline de Romilly, le discours que l'on va lire et qu'il a bien voulu nous autoriser à publier. Cette défense des humanités classiques par un mathématicien illustre une thèse pour laquelle notre revue n'a cessé de combattre : la cause de la science et celle des humanités classiques sont une seule et même cause. [Lire l’article]

 

Le latin intus et in cute

Cécilia SUZZONI
n° 140 – hiver 2012

 

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Je voudrais, profitant de la tribune que la revue Commentaire met aimablement à ma disposition, plaider encore et encore pour un retour du latin non seulement au sein des études littéraires, dont il constitue la légitimité moderne et scientifique, mais plus largement au sein de l'École. Dire pourquoi il est le garant de l'aura mémorielle de la langue française, sa conscience linguistique, sa conscience historique, sa conscience littéraire ; et donc l'étourderie consternante que constitue son optionnalisation, obtenue sans débat de fond, banalisée au fil du temps, là où le bon sens aurait exigé qu'il fût revisité de manière à trouver une place juste, raisonnable et raisonnée, dans une refonte désormais inévitable des disciplines. C. S. [Lire l’article]

 

Apologie pour notre passé gréco-romain

François-Michel PASQUET
n° 63 – automne 1993

 

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Nul n'a mieux que Jean Charles, voilà trente ans, démoli, non le latin, mais les « humanités ». Enseignement par excellence, et pour excellents ; inutile et trop certain ; sans autre but que sa permanence propre, et submergé par la marée du siècle. Impossible de vitupérer chômage, dépolitisation ou barbarie, et de dédaigner ces philippiques. « Catilina, on s'en fout », m'indiqua sans aigreur une jeune zélatrice de M. Mitterrand : inconséquence, bien sûr... mais point sans conséquences. F.-M. P. [Lire l’article]

 

Le latin, une langue pour l’Europe

Jean-Philippe VINCENT
n° 111 – automne 2005

 

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L’Union européenne compte aujourd'hui vingt-cinq pays et, sans doute bientôt, davantage. Mais cette Europe est désincarnée, car nous n'avons pas de langue commune. Certes, la pluralité linguistique au sein d'un même pays peut être féconde (cas de la Suisse), mais elle est aussi parfois difficile à gérer (cas de la Belgique), et gageons qu'avec vingt-cinq pays et presque autant de langues, la cacophonie linguistique en Europe risque de prendre des proportions inquiétantes. Parles-tu latin, plus précisément, « loquerisne lingua latina » ? C'est une question que l'Union européenne devrait se poser. J.-Ph. V. [Lire l’article]

 

Le grec, c’est plus que le grec

Jean-Thomas NORDMANN
n° 126 – été 2009

 

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On verra plutôt dans le petit livre que viennent de publier Jacqueline de Romilly et Monique Trédé une réponse implicite à d'imprudents propos du Président de la République s'interrogeant sur l'utilité des langues anciennes et sur la place à leur réserver dans les programmes de l'enseignement secondaire. Car ces leçons constituent le plaidoyer le mieux argumenté qui soit pour convaincre le profane de l'« étrange vitalité d'une langue morte » et des richesses que procurent sa connaissance et son apprentissage. J.-Th. N. [Lire l’article]

 

À propos du Cicéron de Pierre Grimal

Alain MICHEL
n° 37 – printemps 1987

 

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Pierre Grimal a voulu, pour comprendre Cicéron, d'abord parler son langage. La solution était excellente. Car il savait que ce langage n'était pas seulement celui de la persuasion oratoire mais d'abord celui de la transparence classique. La plus véritable descendance de Cicéron n'est pas dans l'emphase baroque ou romantique mais dans cette harmonie calme et nuancée qui n'exclut pas l'inquiétude et annonce Goethe après Pétrarque. A. M. [Lire l’article]

 

L’avenir du grec et du latin

Pascal CHARVET et François PERRET
n° 126 – été 2009

 

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Les investissements intellectuels à long terme sont devenus prioritaires. Le « latin » et le « grec », comme langues, littératures, cultures et esprit vivant de notre monde moderne, ont un rôle crucial à jouer dans la conscience moderne. Et il ne suffit pas de défendre et d'illustrer les vertus de cet enseignement, il faut être prêt à miser sur lui et à le faire correspondre à cette ambition. Car, si la formation classique qui s'appuie sur l'étude de nos sources culturelles, collectives et individuelles ne peut pas contribuer utilement à l'instruction publique de demain, il est légitime de s'interroger sur la pérennisation de son enseignement dans l'Éducation nationale. P. C. et Fr. P. [Lire l’article]

 

Les chimères orientales de Marc-Antoine

François FONTAINE
n° 37 – printemps 1987

 

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À travers les écrivains italiens, Virgile, Horace, Tite-Live, Suétone, la postérité a été éblouie par la destinée d'Octave, le siècle d'Auguste, la gloire de Rome. L'image de Marc-Antoine transmise par leurs soins est celle d'un soudard, d'un traître à sa patrie asservi aux charmes de Cléopâtre. Bien qu'au siècle suivant, des historiens grecs, Plutarque en tête, aient fait de lui un autre portrait et retracé l'aventure passionnante de sa vie, la tradition latine a prévalu sur la grecque. Pourquoi Antoine a-t-il si longtemps attendu sa réhabilitation ? C'est sans doute que son avocat devait parler la langue des « Hommes illustres ». Or les hellénistes se soucient peu de soutenir les transfuges romains égarés en Orient. François Chamoux, célèbre spécialiste du monde hellénistique, vient de réparer cette injustice. Fr. F. [Lire l’article]

 

Hommage à Virgile. « Quand le sort d’un Empire… »

Pierre GRIMAL
n° 22 – été 1983

 

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À Rome, un miracle se produisit, précisément au temps d'Auguste – il y a maintenant deux mille ans – et l'on vit, en l'espace de quelques vingt-cinq ans, un poète capable de s'élever au-dessus des brumes du présent et de donner à des générations la conscience de leur mission. Nous lisons encore Virgile, nous lui demandons le secret de cette romanité qui a façonné notre monde. Peut-être, à la fin de ce second millénaire après sa mort, n'est-il pas sans profit de l'interroger encore une fois, pour savoir comment, et pourquoi, ce qui est presque unique dans l'histoire du monde, un poète a pu accompagner, parfois précéder, le devenir de son temps et contribuer à le faire. P. G. [Lire gratuitement l’article]

 

Défense du grec et du latin

Claude IMBERT
n° 58 – été 1992

 

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La vaste entreprise d'équarrissage de l'Éducation nationale porte désormais ses tronçonneuses sur ces beaux massifs du jardin de la civilisation française qu'étaient le grec et le latin. L'étude – évidemment facultative – de ces deux langues anciennes se trouve pratiquement étranglée par un système qui va décourager de leur étude les bons élèves, et par enchaînement entraîner le déclin de leur enseignement. On dira que cette affaire n'intéresse qu'une élite scolaire. Oui, et alors ? Ce sont les élites qui tirent une civilisation vers le haut. C. I. [Lire gratuitement l’article]

 

Ovide : le sourire, l’angoisse et l’espérance

Jean-Paul DELBÈGUE
n° 133 – printemps 2011

 

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Le livre de Xavier Darcos est extrêmement riche de toutes les intentions qu'il décèle chez le poète. Sa lecture suppose évidemment une certaine familiarité avec le latin, mais elle donne aussi la curiosité d'y retourner pour une lecture nouvelle des textes. Georges Brassens ne s'était-il pas remis au latin, pour, justement, relire Ovide ? J.-P. D. [Lire l’article]

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