Alexis de Tocqueville (1805-1859)

La lettre du vendredi 12 avril 2019

Le libéralisme politique s’incarne dans quelques grandes figures qui l’ont fondé. Tocqueville a largement alimenté notre rubrique : Les Classiques de la liberté. On sait combien il a compté pour Raymond Aron. Qu’on observe les phénomènes sociaux, qu’on s’intéresse à la politique, à la philosophie politique ou encore à la sociologie, au centralisme, à la démocratie… relisons aujourd’hui quelques articles autour de ce penseur incontournable.

 

Tocqueville : De la question indienne à l'Algérie

Jean-Louis Benoît
N° 163 Automne 2018

L’auteur choisit d'analyser en détail la nature et la portée de la dénonciation par Tocqueville du génocide des Indiens. Ce qui joua par la suite un rôle essentiel dans ses prises de position sur la colonisation en Algérie. Voici les conclusions auxquelles il parvient. [Lire la suite]

 

Tocqueville sous le signe du ressentiment

Françoise Mélonio
N° 161 Printemps 2018

 Curieux livre que celui de Michel Onfray, livre « repentir » d'un lecteur qui bat sa coulpe d'avoir pris hâtivement Tocqueville pour un démocrate, au printemps 2017, et s'avise, l'automne venu, qu'il avait glorifié l'œuvre d'un raciste, colonialiste, bourreau du peuple, un penseur « pas présentable », en somme. [Lire la suite]

 

Rémusat, Royer-Collard et Tocqueville

Jean Bécarud
N° 121 Printemps 2008

De Bonaparte à la IIIe République, Rémusat a traversé les étapes essentielles du XIXsiècle français. Daniel Halévy en a fait un des principaux protagonistes de La Fin des notables. Mais il n'a été vraiment reconnu comme un esprit supérieur que lorsque Charles Pouthas, de 1958 à 1967, a publié, malheureusement de façon incomplète, ses Mémoires. Jean Bécarud part de ce livre pour comprendre les origines du libéralisme français et il y retrouve les grandes figures de Royer-Collard et de Tocqueville, mais aussi celles de Thiers et de Guizot. [Lire la suite]

 

Tocqueville aujourd'hui

Raymond Boudon
N° 109 Printemps 2005

 On célèbre en 2005 le centième anniversaire de la naissance de Raymond Aron et le deux centième anniversaire de la naissance d'Alexis de Tocqueville (le 25 juillet 1805). Nous consacrerons donc cette année de nombreuses pages à notre fondateur et au plus illustre des philosophes politiques français. [Lire la suite]

 

Tocqueville philosophe politique

Pierre Manent
N° 107 Automne 2004

Ces deux années passées, des textes de Tocqueville furent proposés au programme de l'agrégation de philosophie. Que penser de cette promotion tardive ? Les sages qui président à la conception des programmes auraient-ils cédé à une brise de mode ? Ou, au contraire, leur choix met-il enfin au jour la vraie nature de « l'aristocrate normand » ? Je voudrais essayer de répondre à cette question. [Lire gratuitement la suite]

 

Furet lecteur de Tocqueville

Françoise Mélonio
N° 84 Hiver 1998

En Raymond Aron, François Furet saluait « la rencontre d'une idée et d'une vie, autour du problème du siècle ». La formule valait aussi pour lui. Avec Aron il partageait l'interrogation sur le devenir des sociétés démocratiques. Comme lui, il plaçait Tocqueville dans sa généalogie intellectuelle. En 1971, c'est dans les Mélanges en l'honneur de Raymond Aron que François Furet publia son premier grand texte sur Tocqueville, « Tocqueville et le problème de la Révolution française ». À la mort de Aron en 1983, Furet prit donc tout naturellement sa succession comme président de la commission d'édition des Œuvres de Tocqueville. [Lire la suite]

 

Tocqueville et Dostoïevski

Andranik Migranian
N° 70 Été 1995

Andranik Migranian est l'un des intellectuels russes les plus intéressants et les plus controversés. Chercheur à l'Institut d'études politiques et économiques internationales (de l'Académie des Sciences, il avait été le co-auteur, en 1989, d'un article célèbre appelant à une « main de fer » destinée à introduire le marché avant la démocratie. Aujourd'hui, membre du Conseil présidentiel de Boris Eltsine, il est devenu dans les milieux dirigeants le principal théoricien de la restauration impériale. Il a bien voulu confier à notre revue le soin de traduire en français son essai sur Tocqueville et Dostoïevski. [Lire la suite]

 

Le pouvoir social. Variations sur un thème de Tocqueville

Raymond Boudon
N° 62 Été 1993

À la différence du pouvoir judiciaire, politique ou médiatique, la notion de pouvoir social n'appartient pas au domaine public. C'est un concept propre à Tocqueville, qui n'a guère été repris ensuite, qu'on ne trouve consigné dans aucun dictionnaire de sociologie et qui, de surcroît, apparaît comme mystérieux chez Tocqueville lui-même. J'essaierai donc d'abord d'en préciser le sens. Mais aussi de montrer qu'à travers cette notion, Tocqueville a mis le doigt sur des mécanismes sociaux importants, dont l'analyse a été clarifiée et complétée par les sciences sociales modernes. En m'en inspirant librement, je suggérerai qu'elle permet de mieux comprendre toutes sortes de phénomènes sociaux à la fois déconcertants et facilement observables, en France comme ailleurs. [Lire la suite]

 

Ce que je dois à Tocqueville

François Furet
N° 55 Automne 1991

À Valognes, le 11 juin 1991, le prix Tocqueville a été décerné pour la sixième fois en douze ans. Après Raymond Aron, David Riesman, Alexandre Zinoviev, Karl Popper, Louis Dumont et Octavio Paz, le récipiendiaire a été cette année François Furet. Le président Senghor et Alain Peyrefitte, président du jury, ont prononcé l'éloge du nouvel élu. Nos lecteurs trouveront ici le texte du discours de François Furet, dont il a bien voulu nous confier la publication. [Lire la suite]

 

Tocqueville et les malheurs de la démocratie américaine (1831-1859)

Françoise Mélonio
N° 38 Été 1987

 « Monsieur de Tocqueville, causons ; je désire que vous me parliez un peu d'Amérique. » Ce propos de Louis-Philippe, nos contemporains le reprennent encore : pas de livre sur les États-Unis qui ne se veuille une nouvelle mocratie en Amérique à l'usage du temps présent et un dialogue posthume avec Tocqueville. Le premier, en 1835-1840, Tocqueville nous a montré en Amérique l'expérience heureuse d'une démocratie achevée qui échappe aux troubles par une triple grâce de l'histoire : des citoyens éclairés, un pays prospère, et l'absence, dès l'origine, d'inégalités génératrices de conflits sociaux. [Lire la suite]

 

Tocqueville et les illusions pénitentiaires

Alain Peyrefitte
N° 30 Été 1985

 Dans la collection des Œuvres complètes d'Alexis de Tocqueville, chez Gallimard, deux volumes viennent de paraître sous le titre Écrits sur le système pénitentiaire en France et à l'étranger. Le premier consiste en une édition critique de l'ouvrage publié en 1833. Cet ouvrage est issu de l'enquête menée aux États-Unis en 1831 par Tocqueville et Gustave de Beaumont. Il est signé des deux auteurs et fut principalement rédigé par Beaumont. Le second volume comprend les textes écrits par le seul Tocqueville sur le système pénitentiaire tant en France qu'à l'étranger. Cette édition a été savamment préparée par Michelle Perrot. Nous présentons, à cette occasion, une importante étude d'Alain Peyrefitte sur la pensée pénale et pénitentiaire de Tocqueville. [Lire la suite]

 

Aron et Tocqueville

Stanley Hoffmann
N° 28 Hiver 1984

On connaît l'importance que Raymond Aron a donnée à la pensée  de Tocqueville. Les oeuvres pédagogiques d'Aron  les trois cours enseignés à la Sorbonne dans la deuxième moitié des années 50, et publiés quelques années plus tard, les leçons qui devinrent le grand livre sur la pensée sociologique  mettent Tocqueville au coeur des problèmes que ces livres cherchent à élucider. Aron s'est déclaré un « descendant attardé » de « l'école française de sociologie politique dont les fondateurs sont Montesquieu et Tocqueville », et à laquelle il rattache Élie Halévy : « école de sociologues peu dogmatiques, intéressés avant tout par la politique, qui, sans méconnaître l'infrastructure sociale, dégagent l'autonomie de l'ordre politique et pensent en libéraux ». Dans une communication à la Société française de philosophie en 1970, il reprenait cette idée, mais cette fois en qualifiant « la lignée des trois » auteurs d'« école anglaise de la pensée politique française », plus célèbres outre-Manche et outre-Atlantique qu'en France, dominée par la pensée allemande. [Lire la suite]

 

Quinet et Tocqueville. Un dialogue posthume à propos de l'Ancien Régime

François Furet
N° 26 Été 1984

 Quinet et Tocqueville se sont connus à travers la politique française ; ils ne se sont jamais aimés. Entre eux, il y a ce qu'on appelle la vie. Fils de la petite bourgeoisie provinciale, et d'un père qui, après avoir été commissaire des guerres sous l'Empereur, traîne un peu tristement à Charolles une existence de fonctionnaire des tabacs, Quinet n'a dans son histoire de brillant sujet d'une famille anonyme rien qui lui permette de comprendre, moins encore d'aimer un rejeton de l'aristocratie d'Ancien Régime comme Tocqueville, qui a trouvé dans son berceau l'argent, les relations, la culture, et même l'idée qui va occuper sa vie. Lié à l'intelligentsia républicaine de la Restauration et de la Monarchie de Juillet, adversaire déclaré de l'Eglise catholique, partisan des nationalités : les fidélités de Quinet, qui ont leur source dans la Révolution française, l'opposent trait pour trait à celles de Tocqueville, qui remontent à l'Ancien Régime. Il est vrai que l'aristocrate est devenu tout jeune, comme le montre De la Démocratie en Amérique, un partisan de la démocratie : mais c'est à travers un effort de l'intellect et non par élan du coeur. En un sens pourtant, le régime de Juillet rapproche ces deux tempéraments si opposés et même si contradictoires, dans l'opposition à une monarchie matérialiste et bourgeoise : en 1843, Tocqueville félicite Quinet pour son attitude au Collège de France. La deuxième République les retrouve dans l'Assemblée Constituante, mais sans les réunir : en 1849, la politique creuse un fossé entre eux, puisque Tocqueville est le ministre des Affaires étrangères de l'expédition de Rome, alors que Quinet est le défenseur inconditionnel de la jeune République romaine. La tradition du parti de l'ordre et celle des républicains s'avèrent incompatibles. [Lire la suite]

 

Tocqueville et la Constitution de 1848

Jean-Claude Lamberti
N° 25 Printemps 1984

L’aristocrate Tocqueville fut élu député plus facilement sous le régime du suffrage universel que sous le régime censitaire. « Jamais », écrit-il dans ses Souvenirs, « je ne fus plus entouré de plus de respect que depuis que l'égalité brutale était affichée sur tous les murs, et il raconte comment l'ensemble de la population de Tocqueville forma spontanément un cortège, et le mit à sa tête, avant de se rendre à pied à SaintPierre-Eglise, où presque tous votèrent pour lui. Les révolutionnaires de 1848 n'eurent pas l'habileté nécessaire pour utiliser le suffrage universel à leur profit et le résultat fut une Assemblée constituante renfermant plus de grands propriétaires, de nobles et même de religieux qu'aucune des assemblées de la Monarchie de Juillet. Le suffrage universel, loin d'affaiblir l'Etat et la société, comme l'avait annoncé Guizot, révélait son caractère conservateur, en parfaite conformité avec la doctrine exposée dans la Démocratie en Amérique. Tocqueville voulait utiliser cette force nouvelle que la légitimité républicaine donnait au gouvernement pour « vaincre ainsi la démagogie par la démocratie », et, pour la première fois, il ressentait la joie d'être mêlé au courant d'une majorité ; « Je démêlais, écrit-il, que cette majorité repousserait les socialistes et les Montagnards, mais voudrait sincèrement maintenir et organiser la République. Je pensais comme elle sur ces deux points principaux. » [Lire gratuitement la suite]

 

L'erreur de Tocqueville ou la menace extérieure

Jean-François Revel
N° 22 Été 1983

Il nous faut lever une main parricide sur notre père Parménide, dit l'Etranger dans le Sophiste, et remettre en question une thèse maîtresse de sa philosophie. C'est avec les mêmes « sentiments filiaux d'un parricide », pour reprendre le titre de Proust, que je porte l'examen sinon la main sur Tocqueville. Non que je croie en rien excessive, tout au contraire, la place qu'au terme du XXe siècle a enfin conquise son œuvre, seul havre de grâce et de confiance parmi les monuments terribles de la philosophie politique, tous ces textes vénérés qui, depuis deux siècles, ceux de droite comme ceux de gauche, prescrivent à qui mieux mieux l'extermination d'une moitié du genre humain et la rééducation de l'autre. Ce qui me console dans mon audace est que je me risque à corriger Tocqueville sur ce point où, à mon sens, il a été trop pessimiste. [Lire la suite]

 

Tocqueville et les deux démocraties

Jean-Claude Lamberti
N° 19 Automne 1982

L'article que nous publions ici est extrait du chapitre final du livre que Jean-Claude Lamberti publiera, courant 1983, aux Presses Universitaires de France, sous le même titre. Cet ouvrage représente la première moitié de la thèse soutenue par l'auteur en Sorbonne en janvier 1982, sous le titre : Démocratie et révolution selon Tocqueville. Il faut noter que ce travail constitue la première thèse en vue du doctorat ès Lettres consacrée à Tocqueville ; c'est aussi le premier ouvrage en langue française qui s'appuie sur les inédits conservés à Yale pour en tirer une analyse de la pensée de la Démocratie en Amérique. [Lire la suite]

 

Les paradoxes de Tocqueville (1)
Sur Tocqueville (2)

Alain Peyrefitte (1)
Raymond Aron (2)
N° 10 Été 1980

Le prix Alexis de Tocqueville a été créée à l'initiative de Pierre Godefroy, maire de Valognes, dans la Manche, et député de la circonscription dont Tocqueville fut autrefois l'élu. Le prix Tocqueville est attribué par un jury international présidé par Alain Peyrefitte. Le 17 décembre 1979, le premier Prix Tocqueville a été décerné à Raymond Aron. Nous publions des extraits des deux allocutions qui furent prononcées à cette occasion par Alain Peyrefitte et Raymond Aron.
Observateur de sa patrie, Tocqueville a posé un des problèmes majeurs de notre histoire, actuel depuis deux siècles. Comment se composent, dans un pays de vieille monarchie, le centralisme administratif et les procédures du régime représentatif ? Les Français peuvent-ils trouver un régime pleinement légitime, soutenu par l'unanimité des citoyens ? [Lire la suite - 1 - 2 -]

 

  

Démocratie et socialisme

Alexis de Tocqueville
N° 41 Printemps 1988

 Le discours  de Tocqueville que nous reproduisons a été publié le lendemain, le 13 septembre 1848. Il a été reproduit que dans l'édition des Œuvres Complètes par Gustave de Beaumont en 1861. Il reparaîtra dans la nouvelle édition des Œuvres complètes chez Gallimard. En attendant, le voici pour nos lecteurs.
Tocqueville intervient dans la discussion de l'article 8 du projet de Constitution. Le texte présenté était ainsi rédigé : « La République doit protéger le citoyen dans sa personne, sa famille, sa religion, sa propriété, son travail et son domicile, mettre à la portée de chacun l'instruction indispensable à tous les hommes et propre à développer les intelligences qui peuvent servir et honorer la patrie ; elle doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail (dans les limites de ses ressources), soit en assurant à défaut de la famille les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler. »La discussion fut vive. Les adversaires de la rédaction du projet présenté voulaient obliger l'État à procurer du travail aux chômeurs. Cette revendication d'un « droit au travail » fait le point de départ du propos de Tocqueville, qui se déploie ensuite en une ample réflexion sur le sens de la révolution de 1848, mais plus encore de celle de 1789, sur la contradiction entre l'esprit de la démocratie et celui du socialisme. [Lire la suite]

 

Mémoire sur le paupérisme (I et II)

Alexis de Tocqueville
N° 23 Automne 1983 (Première partie)
N° 24 Hiver 1983 (Deuxième partie

 Il s'agit du Mémoire sur le paupérisme, par M. Alexis de Tocqueville, avocat à la Cour Royale de Paris, associé correspondant de la Société Royale Académique de Cherbourg. Ce mémoire a été lu par son auteur devant cette société en 1835 et figure dans les Mémoires de la Société académique de Cherbourg, publiés en 1835 . Tocqueville avait promis une suite dans laquelle il aurait étudié « les mesures à l'aide desquelles on peut espérer combattre d'une manière préventive le paupérisme ». Il n'a pas achevé le second mémoire que la Société de Cherbourg attendait et qu'elle prévoyait pour son volume de 1838. Entre temps Tocqueville s'était présenté aux élections de 1837, non pas à Cherbourg comme il pensait le faire d'abord, mais dans la circonscription voisine de Valognesoù il sera battu par un démagogue bonapartiste dont il sera vainqueur, à son tour, en 1839. Au cours de cette période il rédige un autre texte, important et lui aussi inachevé, L'État social et politique de la France avant et depuis 1789. Les réflexions de Tocqueville sur le paupérisme et plus particulièrement sur le système d'aide aux pauvres (Poor Law), que connaissait l'Angleterre depuis 1601, avait été préparées par ses deux voyages en Angleterre, en 1833 et 1835, et par ses nombreuses lectures sur un débat qui a agité l'Angleterre depuis Malthus (1799) jusqu'à la Commission royale de 1832 et au Poor law amendment actde 1834.. Ce mémoire ne fut pas repris dans l'édition des oeuvres de Tocqueville entreprise Beaumont et n'a pas encore été publié dans l'édition desŒuvres complètesde J.P. Mayer et A. Jardin. L'édition de 1835 est introuvable. Aussi nous sommes-nous décidé à publier ce texte dans deux livraisons successives de notre revue et en l'accompagnant de quelques notes. La première partie, que l'on trouvera ci-dessous, s'achève sur une phrase prophétique : « A mesure que le mouvement actuel de la civilisation se continuera, on verra croître les jouissances du plus grand nombre ; la société deviendra plus perfectionnée, plus savante ; l'existence sera plus aisée, plus douce, plus ornée, plus longue ; mais en même temps, sachons le prévoir, le nombre de ceux qui auront besoin de recourir à l'appui de leurs semblables pour recueillir une faible part de tous ces biens, le nombre de ceux-là s'accroîtra sans cesse. » J.-C. C. [Lire la suite - I - II -]

 

Lettres politiques. Sur le second Empire et le libéralisme (1852-1853)

Alexis de Tocqueville
N° 17 Printemps 1982

 Il nous faudra, hélas, attendre encore quelques années avant de disposer de l'édition complète et critique de la correspondance d'Alexis de Tocqueville. On savait, depuis longtemps, l'importance de cette correspondance. Chaque volume des Œuvres complètes qui parait la confirme. Tocqueville a beaucoup écrit sur le coup d'État du 2 décembre. Nous publions ici trois lettres qui n'ont pas encore fait l'objet d'une édition scientifique. La première est écrite à l'un de ses frères et le semonce d'avoir pris parti pour Louis-Napoléon. La seconde, à Lamoricière, dresse un tableau du nouveau régime et de son avenir. La dernière, sous la forme d'une note destinée au comte de Chambord, revêt une grande importance pour l'étude de la pensée de Tocqueville et de son libéralisme. Ces lettres avaient été découvertes et publiées en 1925 par Antoine Redier, dans son excellente biographie, Comme disait M. de Tocqueville..., encore la plus riche et la plus vivante à ce jour, en attendant celle que publiera bientôt André Jardin, le plus érudit et le plus compétent des éditeurs d'Alexis de Tocqueville. [Lire la suite]

 

Sur le Canada en 1837

Alexis de Tocqueville
N° 10 Été 1980

Voici une lettre de Tocqueville à Henry Reeve sur les troubles survenus au Canada en 1837. L'original de cette lettre est conservé à l'Université de Toronto. L'éditeur  J.P. Mayer  de la correspondance anglaise de Tocqueville a omis cette lettre dans son édition « complète» (Correspondance anglaise, vol. I, Correspondance d'Alexis de Tocqueville avec Henry Reeve et John Stuart Mill  Tome VI, Œuvres complètes de Tocqueville, Gallimard, 1954). Nous savons les circonstances qui ont amené Tocqueville à écrire cette lettre. A la fin de 1837, les nouvelles d'une révolte au Canada parviennent à Londres. Henry Reeve, l'ami et le traducteur de Tocqueville, était à la fois journaliste et Clerk of the Privy Council. Il suggéra à Lansdowne, président de ce Conseil, de consulter Tocqueville, expert dans les affaires nord-américaines, et, avant même l'accord de son chef écrivit à Tocqueville pour l'interroger sur les affaires canadiennes. Voici le texte de l'importante réponse de Tocqueville. [Lire la suite]

 

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