Logo
À propos de l'Espagne

La lettre du vendredi 13 mai 2022

Benoît Pellistrandi, membre de notre comité de rédaction, a fait paraître récemment dans la collection « Folio histoire » son nouvel essai, intitulé Les Fractures de l’Espagne. Il y décrit la longue histoire des luttes politiques et idéologiques espagnoles, et analyse les évolutions économiques, sociales et culturelles qui traversent ce pays depuis plusieurs décennies.
Nos lecteurs pourront bientôt découvrir les intentions de cet ouvrage, à la faveur d’un article inédit de l’auteur qui figurera au sommaire de notre numéro d’été. D’ici là, nous leur proposons de retrouver, au fil de cette lettre, une sélection d’articles déjà parus dans Commentaire, tous consacrés à l’histoire de l’Espagne et à ses mutations contemporaines.

Récits de la démocratie espagnole

Benoît PELLISTRANDI
n° 164 – hiver 2018

 

image

Aujourd'hui, dans un pays marqué par les effets de la « Grande Dépression », la recomposition accélérée de son système des partis et par la crise sécessionniste catalane, le consensus de la Transition démocratique a volé en éclats. L'Espagne est désormais accusée de tous les maux : un système politique vérolé par la corruption, une économie déséquilibrée et peu compétitive, une démocratie imparfaite. Comment est-on passé de la success story espagnole à un sentiment de crise généralisé, voire à l'idée d'un épuisement du système politique ? Au-delà d'un simple rappel des quarante années écoulées, il me semble que doit être menée une réflexion plus générale sur la représentation que la démocratie espagnole s'est donnée d'elle-même. B. P. [Lire l’article]

 

L'Espagne de la légende noire

Jean CANAVAGGIO
n° 127 – automne 2009

 

image

Du procès des Templiers à l'aventure du Second Empire, plusieurs « légendes noires » ont été inspirées par des épisodes ou des personnages de notre histoire. Au-delà des Pyrénées, en revanche, il n'en existe qu'une seule : l'expulsion des Juifs par les Rois catholiques, la répression menée par l'Inquisition, la politique de terreur appliquée par Philippe II aux Pays-Bas, les massacres provoqués par la conquête du Nouveau Monde, voilà quelques-uns des chapitres de cette légende qu'a forgée, dès le xvisiècle, la propagande de guerre imaginée par les ennemis de l'Espagne. L'ouvrage qu'a publié il y a près de cent ans Julián Juderías a accrédité cette expression. Fin connaisseur d'une civilisation à laquelle il a consacré des livres qui font autorité, Joseph Pérez, dans un essai aussi dense que passionnant, reprend aujourd'hui ce dossier. J. C. [Lire l’article]

 

Charles de Gaulle et Don Quichotte

Louis de CREVOISIER
n° 177 – printemps 2022

 

image

Dans l'immense bibliographie consacrée à Charles de Gaulle, on trouve peu de textes sur ses rapports avec l'Espagne. Il manquait un tableau général. L'article qui suit trace les lignes principales de ce que pourrait être ce tableau et explore l'hypothèse d'un Général hispanophile. L. de C. [Lire l’article]

 

L'Espagne et l'Europe

Marqués de TAMARÓN
n° 66 – été 1994

 

image

En raison de la guerre civile et de la dictature qui a suivi, l'Espagne est demeurée pendant 40 ans isolée du monde et absente du cours de l'histoire européenne. Cette situation a pris subitement fin en 1985, quand l'Espagne a signé le traité d'accession à la Communauté européenne et fait irruption, avec un zèle et une énergie juvéniles, dans les affaires européennes. Avec les Jeux olympiques de Barcelone et l'Exposition internationale de Séville, 1992, l'annus mirabilis de l'Espagne, a été le symbole de ce nouvel épanouissement. C'est ainsi que la sagesse conventionnelle présente les choses. Cependant, si l'on jette sur l'histoire un œil plus objectif, un panorama différent s'offre au regard. M. D. T. [Lire l’article]

 

Aron et l'Espagne

Luis DIEZ DEL CORRAL
n° 28 – hiver 1984

 

image

Raymond Aron fit, que je sache, deux voyages en Espagne. Le premier répondait à l'invitation d'un centre d'études internationales de Madrid, pour y donner un cours, mais il fut interrompu par le putsch des généraux en Algérie, qui l'obligea à rentrer précipitamment à Paris. Ma compagnie se borna au parcours jusqu'à l'aéroport. L'autre voyage aussi fut bref et trop protocolaire, mais en marge de ses obligations j'essayai de le mettre en rapport avec les milieux intellectuels, surtout, suivant ses désirs, avec le cercle d'Ortega Y Gasset. L. D. D. C. [Lire gratuitement l’article]

 

Ortega Y Gasset et la « révolte des masses »

Raymond ARON
n° 40 – hiver 1987

 

image

Je voudrais vous confesser les sentiments qui m'agitent au moment de commenter quelques idées d'Ortega y Gasset qui fut, en ce siècle, le maître de la pensée espagnole. Pourquoi dissimuler mon embarras ou, pour mieux dire, ma mauvaise conscience ? Je ne possède aucun titre qui me désigne à cette tâche. Ortega y Gasset fut évidemment connu en France mais, je dois l'avouer avec quelque honte, il y partagea, me semble-t-il, le destin de Benedetto Croce. Ce dernier a dominé la culture italienne pendant plus d'un demi-siècle. Or ses œuvres, aujourd'hui encore, ne sont que partiellement traduites en français et son influence n'a guère dépassé des milieux limités, surtout ceux des italianisants. Il en va de même d'Ortega y Gasset. R. A. [Lire l’article]

 

Penser l'Espagne d'après-crise

Benoît PELLISTRANDI
n° 142 – été 2013

 

image

Déjà en 2006 et en 2009, Enric Juliana, directeur adjoint du grand journal libéral catalan La Vanguardia, avait livré dans ses précédents ouvrages ses réflexions sur, d'une part, la fracture qui s'installait entre une classe politique avide de tensions socio-culturelles (Zapatero dans son premier mandat) et une société espagnole beaucoup moins conflictuelle et, d'autre part, sur les dynamiques territoriales qui, grâce aux autonomies régionales, transformaient en profondeur les équilibres espagnols. Nouvelle étape de cette réflexion qui croise la chronique politique et la mise en perspective historique, géographique et géopolitique, Modesta España est le livre à lire pour comprendre le processus dans lequel sont embarqués les Espagnols et en mesurer les risques, non sans en signaler une étonnante aberration. B. P. [Lire gratuitement l’article]

 

Juan Carlos Ier ou l'« honnête dissimulation »

Françoise WAQUET
n° 63 – automne 1993

 

image

José Luis de Vilallonga reste pour tout cinéphile le séduisant joueur de polo qui s'impose avec une infinie distinction dans le film de Louis Malle, Les Amants. C'est dans un autre de ses rôles qu'il apparaît ici, faisant montre de son talent d'écrivain, pour donner du roi d'Espagne une biographie « autorisée ». Dans cette entreprise, il possédait, avec sa qualité de Grand d'Espagne, un atout exceptionnel. Juan Carlos en acceptant la proposition qui lui était faite de collaborer à cet ouvrage, ne reconnaissait-il pas : « Nous parlons le même langage » ? D'emblée, un climat confiant et heureux s'établit et, selon le vœu même du roi, la conversation se déroula « à bâtons rompus », entre « deux amis dont l'un a beaucoup à parler et l'autre beaucoup à écouter ». Fr. W. [Lire l’article]

*
*  *

 

image

Retrouvez le n° 177 de Commentaire en librairie, en kiosque
et en version numérique sur notre site Internet :
https://www.commentaire.fr/

 

*
*  *

 

À noter

 

Dans notre boutique en ligne, vous pouvez, avec paiement sécurisé par carte bancaire,

– vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement : Abonnement

– acheter des numéros (papier, numérique ou couplé) : Achat au numéro

– acheter des articles : Achat d'articles

 

Crédit d’impôt pour le premier abonnement à une publication trimestrielle

Si vous êtes contribuable domicilié en France et souscrivez pour la première fois un abonnement d’un an à notre revue, vous pouvez bénéficier du crédit d’impôt de 30 % (visé à l’article 200 sexdecies du CGI). Reçu fiscal sur demande à infos@commentaire.fr

 

Commentaire a besoin de votre soutien.

 

*
*  *

 

image

 

Retrouvez sur le site de Radio Classique l'émission de Jean-Claude Casanova et Jean-Marie Colombani en direct le samedi de 8 h à 8 h 30 et en podcast à tout moment.

Voici le lien : Radio Classique

 

*
*  *

Chaque semaine, la Lettre du vendredi offre à ses lecteurs un ou plusieurs articles en libre accès, au-delà de ce temps, ils redeviennent payants. En effet, la revue s’honore de n’être pas subventionnée par les pouvoirs publics et de ne devoir son indépendance qu’à ses abonnés, à ses lecteurs et à ses amis. Vous pouvez également retrouver l’intégralité des Lettres du vendredi sur notre site Internet, dans la rubrique « Newsletter » : https://www.commentaire.fr/liste-des-infolettres/2022.

Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova, Philippe Raynaud et Philippe Trainar
76, rue des Saints-Pères 75007 Paris – ISSN 0180- 8214
Copyright © 1978-2022 Commentaire - Tous droits réservés
Si vous ne souhaitez plus recevoir cette newsletter, désabonnez-vous en suivant ce lien pixel