À la Une du numéro 160

La lettre du vendredi 15 décembre 2017

Avec son nouveau numéro disponible en kiosque, librairie et sur www.commentaire.fr, Commentaire publie des articles de réflexion générale ou d’actualité, des analyses de livres ou d’évènements. La revue permet à ses auteurs de s’exprimer en toute liberté, à ses lecteurs de juger en toute sérénité. Commencez à découvrir notre numéro d’hiver au travers d’une sélection d’articles.

Les ordonnances sur le travail de septembre 2017

La semaine dernière, nous mettions en avant les articles de Jean-Emmanuel Ray, « I. Une révolution de velours » et de Pierre Cahuc et André Zylberberg, « II. La réforme n’a pas encore vraiment eu lieu ». Aujourd’hui, nous présentons, ci-dessous, le dernier article de la série : Bertrand Martinot, « III. Sauver le droit du travail ». 

Pour comprendre le sens et la portée des ordonnances de septembre 2017 sur le droit du travail, il faut les examiner dans une perspective historique. Si elles constituent une rupture, ce n'est pas sur l'idée que la norme négociée doit être privilégiée par rapport à la norme légale, c'est par la simplicité, la rationalisation et la sécurisation juridique des textes pris pour parvenir à cet objectif qu'elles tranchent avec les réformes précédentes. Ces ordonnances mettent l'accent sur la négociation d'entreprise dans la mesure où l'accord d'entreprise va désormais prévaloir sur les conventions de branches dans la grande majorité des thèmes de négociation  Le fait qu'apparaissent de nouveaux modes de négociation dans les petites et moyennes entreprises devrait doper la négociation. Les accords flexibles ou innovants  devraient se multiplier. La dynamique des accords d'entreprise pourrait considérablement s'amplifier, facilitant les accords donnant-donnant permettant des gains de productivité grâce à une organisation du travail plus efficace. La capacité des branches à s'emparer des nouveaux champs de négociation est, elle, plus incertaine. D'un côté, les ordonnances étendent les domaines où l'accord d'entreprise prédomine. D'un autre côté, elles donnent aux branches la possibilité de déroger à la loi dans de nouvelles matières. Lire la suite

Nos lectures en 2017

Chaque fin d'année, nous publions une rubrique dans laquelle les collaborateurs de la revue parlent librement et brièvement de leurs lectures, qui ne portent pas nécessairement sur des livres parus dans l'année ni sur des livres recommandés dans les médias.
Retrouvez C. Argenton, K. Beffa, A. Besançon, Ch. Caldwell, J-C Casanova, G. Delannoi, A. Laferrère, H. Mariton, J-Th. Nordmann, R. Prud'homme, Ph. Raynaud, P. Rigoulot, S. Romano, L. Theis, É. Thiers, Ph. Trainar, J-Ph. Vincent, M. Zink. Lire la suite

 

Alain Besançon

Ce texte, si imparfait soit-il, pourrait constituer une base de discussion. Je réponds à des soucis assez largement répandus chez les catholiques. Mais pas seulement chez ceux-ci, car ces affaires concernent, en fin de compte, les équilibres généraux, religieux ou autres, de notre pays. Commentaire espère donc, en ouvrant cette tribune, des réactions critiques venues de tous les horizons. 

André Comte-Sponville

Nous sommes tellement habitués, depuis vingt siècles d’Occident chrétien, à vivre dans des sociétés où la seule spiritualité socialement disponible était une religion qu’on a fini par croire que « religion » et « spiritualité » étaient synonymes – auquel cas mon titre serait non seulement paradoxal mais contradictoire. Si « spiritualité » n’était qu’un autre mot pour désigner la religion, au sens occidental du terme, l’idée même d’une spiritualité non religieuse serait une contradiction dans les termes. Mais c’est bien sûr cette synonymie que je conteste.

Raymond Aron

Parmi les hommes politiques de l’entre-deux-guerres, Raymond Aron admirait tout particulièrement André Tardieu et Paul Reynaud. Chez Paul Reynaud, il admirait la clairvoyance en matière monétaire et économique (qualité rare sous la IIIe République finissante) et plus encore la lucidité à l’égard de l’Allemagne, la même que celle dont témoignait Churchill en Angleterre. Il considérait que Reynaud « avait eu raison » et, dans sa bouche, ce n’était pas un mince compliment. 

Béatrice Majnoni d'Intignano

Nous savons tout des effets de la mondialisation sur les marchés boursiers, immobiliers, le commerce international, la pauvreté et les inégalités. Mais quid des objets d'art ? D'un côté, on vilipende l'imposture de l'art contemporain jugé tapageur, artificiel, incertain et perçu comme l'instrument d'une spéculation éhontée. De l'autre, on applaudit la transgression, l'art conceptuel et le multiculturalisme. Art immonde contre art in-monde ?

Stéphane Courtois

Il y a cent ans un évènement bouleversa l'histoire du XXe siècle : un certain Vladimir Ilitch Oulianov, connu sous le pseudonyme de Lénine, s'empara du pouvoir dans la capitale de la Russie. Ce ne fut ni un putsch, ni un coup d'État, ni une insurrection. Ce fut ce qu'Auguste Blanqui nommait une « prise d'armes ». Nouvelle preuve de l'existence de l'effet papillon : dans une Europe profondément meurtrie par la violence d'une guerre de masse, cette action de quelques-uns provoqua un tsunami politique qui toucha l'ex-empire des tsars, puis l'Europe et l'Asie, et enfin le reste du monde, marquant toute l'histoire contemporaine, non sans laisser de profondes traces au XXIe siècle.

Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova
116 rue du Bac – 75007 Paris – ISSN 0180- 8214
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