À la rencontre d'Allan Bloom

La lettre du vendredi 20 juillet 2018

Allan Bloom (1930-1992) appartenait au petit groupe qui autour de Raymond Aron a créé Commentaire. Il y publia dés le premier numéro un grand article sur Leo Strauss, dont il avait été l’élève, en même temps que  Pierre Hassner, et dont il fut le successeur à l’Université de Chicago où comme son maître il enseigna la philosophie politique. Voici quelques-uns de ses articles.

Un vrai philosophe : Leo Strauss

N° 1 printemps 1978

 Leo Strauss est en France pour ainsi dire inconnu ; deux de ses livres seulement ont été traduits dans notre langue et c'était il y a plus de vingt ans ; sa mort le 18 octobre 1973 est passée inaperçue. C'est pourtant l'une des figures intellectuelles majeures de ce siècle, et l'on voudrait dire qu'il fut la plus originale, si ce mot trop usé pouvait encore retenir sa substance première. Que le lecteur prête donc une oreille attentive à la voix si pieuse, et en même temps si précise et si juste, d’ Allan Bloom, élève, ami et disciple de Leo Strauss. [Acheter la suite de l’article]

 

L’éducation de l’homme démocratique : Émile

N°4 hiver 1978 & N° 5 printemps 1979

L’année 1978 a vu la commémoration du bicentenaire de la mort de Rousseau. Commentaire hésitait à se joindre à cette célébration, content cependant qu'elle ait ravivé le souvenir du père de nos raisons et de nos passions. Le très grand intérêt de ce texte d' Allan Bloom a levé nos réticences. Une majeure partie  a paru dans Daedalus (été 1978), revue de l'Académie Américaine des Arts et des Sciences, sous le titre Rousseau for Our Time. Commentaire en donne la version intégrale, en deux parties. Lire gratuitement [partie I] & [partie 2 ]

 

Kojève, le philosophe

N° 9 printemps 1980

 Alexandre Kojève est né en Russie le 28 avril 1902. Après la Révolution, il quitte son pays, et poursuit des études de philosophie en Allemagne, puis s'installe en France. Dans une série de leçons - devenues célèbres et publiées en 1947 par R. Queneau -, il enseigne Hegel à toute une génération d'intellectuels français. Douze ans après sa mort en mai 1968, Commentaire a voulu publier un certain nombre d'inédits et de témoignages. Le principal témoin est Allan Bloom  à qui son maître Leo Strauss conseilla de rencontrer Kojève. [Acheter la suite de l’article]

 

Aron : Le dernier des libéraux

N° 28 hiver 1984

 IL y a quelques semaines, lors d'un séjour à Paris, j'allai déjeuner chez mon ami Jean-Claude Casanova. En franchissant l'imposante porte de l'immeuble du boulevard Saint-Michel, j'eus une expérience que seul un Américain amoureux des choses françaises peut appeler proustienne. Je ressentis un choc soudain, le sentiment intense d'une absence qui se rattachait à toute la substance de ma vie adulte : c'était ici que Raymond Aron avait vécu et je ne l'y retrouverais plus. [Lire gratuitement la suite de l'article] 

 

La musique et l’âme des jeunes

N° 37 printemps 1987

Nos lecteurs trouveront, en bonnes feuilles, le chapitre III de la première partie du livre d'Allan Bloom consacré aux problèmes de l'éducation et de la jeunesse, L'âme désarmée[Acheter la suite de l’article]

 

John Rawls, un philosophe sans éducation

N° 38 été 1987

 Deux fléaux venus d'Amérique menacent notre pays : Disneyland et la philosophie de John Rawls dont la Théorie de la justice vient de paraître en français. Pour Disneyland, il semble qu'il soit trop tard. Quant à la philosophie de John Rawls, on fera bien de lire l'étude approfondie que lui avait consacrée Allan Bloom. [Acheter la suite de l’article]

 

L’université dans la démocratie

N° 41 printemps 1988

Dès son premier numéro, Commentaire publiait un texte d'Allan Bloom. Son nom est devenu familier au public cultivé de notre pays, qui a lu avec passion L'âme désarmée (Julliard, 1987). Ce livre est la traduction de The closing of the American mind (Simon and Schuster, 1987). Pour des raisons de volume, quelques chapitres de l'original sont absents de la version française. Nos lecteurs trouveront ici un de ces chapitres, inédit en français. [Acheter la suite de l’article]

 

Les fins de l’Université

N° 45 printemps 1989

Interview de notre ami Allan Bloom sur les fins de l'éducation dans les sociétés modernes.
Question : Benjamin Barber, de Rutgers University, juge que votre livre est « l'un des ouvrages les plus profondément anti- démocratiques qu'on ait jamais écrits pour un public populaire ». Qu'en dites-vous ?
Réponse : La pertinence de tous les commentaires que j'ai faits sur la « fermeture » de l'esprit américain a été démontrée surabondamment non pas par les articles négatifs mais par la violence et la passion de la réaction que mon livre a provoquée. [Acheter la suite de l’article]

 

La crise de l’université

N° 76 hiver 1996

 On sait que la version française de The Closing of the American Mind a paru en même temps que la version américaine, sous le titre L'Âme désarmée (Julliard, 1987). Le livre français est malheureusement moins complet que l'américain. Comme l'éditeur parisien voulait qu'il paraisse en même temps que l'édition new-yorkaise, le livre était traduit au fur et à mesure qu'Allan Bloom mettait au point son manuscrit. Dans ces conditions, la troisième partie, concernant l'Université, fut amputée de quelques chapitres. Le texte que l'on va lire est tiré de cette partie inédite en français et doit être rapproché de l'article que nous avions publié dans notre numéro 41 (printemps 1988). [Acheter la suite de l’article]

 

Camarades élitistes ! Discours à Harvard

N° 46 été 1989

Voici le texte de la conférence prononcée par notre ami Allan Bloom à l'université Harvard le 7 décembre 1988. [Acheter la suite de l’article]

 

Le moment de la philosophie

N° 47 automne 1989

 L'article audacieux et brillant de Fukuyama (« La fin de l’histoire ? » Commentaire n° 47), qu'il ne considère certainement pas comme son dernier mot, est l'amorce d'une discussion qu'il nous faut impérativement entamer, nous qui sommes les fidèles défenseurs de l'Alliance occidentale. Maintenant qu'il apparaît à l'évidence que nous avons remporté la victoire, que sommes-nous et que nous faut-il faire ? Cette glorieuse victoire, si c'en est vraiment une, est l'accomplissement le plus noble de la démocratie, un miracle de constance de la part d'une alliance de régimes populaires, aux autorités divisées, aux directions changeantes, durant cinquante années. Et ce qui est plus, cette victoire est une victoire de la justice, de la liberté sur la tyrannie, c'est le ralliement de tous les hommes et les femmes justes et raisonnables. [Acheter la suite de l’article]

 

L’agonie de l’homme moderne ou l’amour dans Madame Bovary

N° 60 hiver 1992

Nous pleurons notre ami Allan Bloom qui s'est éteint à Chicago le 9 octobre 1992. Il vint pour la dernière fois à Paris en juillet et il coula quelques jours heureux à Saint-Germain-des-Prés. Comme si le destin avait voulu lui accorder une rémission que la science lui interdisait d'espérer. Nous avions décidé alors de publier un chapitre du livre sur l'amour qu'il écrivait depuis trois ans. Nous avions retenu celui qui porte sur Madame Bovary. Il était impatient de connaître l'avis de ses amis français. Nous hésitions, avec lui, pour savoir s'il fallait l'accompagner de ses commentaires sur Jane Austen ou de ceux sur Stendhal. En publiant cet article, dont trop fatigué par sa maladie il n'a pu revoir la traduction, nous lui rendons un premier hommage. Faisant comme s'il était encore des nôtres, comme si nous allions l'entendre s'amuser de la vie, commenter l'élection de Clinton, s'inquiéter des mouvements féministes, fulminer contre la déconstruction, et puis brusquement, philosophe riant et profond, commenter les classiques, pour mieux comprendre le monde moderne. [Acheter la suite de l’article]

 

Rousseau, l’art, la modernité

N° 76 hiver 1996

 L'article que l'on va lire est inédit. Il s'agit d'une communication qu'Allan Bloom avait préparée en août 1984 pour une conférence qui se tint, dans le Vermont, conférence qu'il avait organisée avec Nathan Tarcov à l'Université de Chicago, et à laquelle participèrent Saul Bellow, Alain Besançon, Leszek Kolakowski, Czeslaw Milosz. Ce texte préfigure certains des thèmes qui seront développés dans L'Amour et l'Amitié et témoigne de l'exceptionnelle familiarité de son auteur avec l'œuvre de Rousseau, et les ressorts profonds que cette fréquentation assidue lui offrait pour comprendre le monde moderne. [Acheter la suite de l’article]

 

Eros et la nouvelle science

N° 76 hiver 1996

 Nous extrayons les pages qui suivent de l'édition française du livre d'Allan Bloom, L'Amour et l'Amitié, qui paraît en 1996 aux éditions de Fallois, dans une traduction de Pierre Manent. [Acheter la suite de l’article]

 

*
*  *

Retrouvez dans la rubrique « Auteurs », l'intégralité des articles d'Allan Bloom publiés dans Commentaire.

Commentaire est une revue fondée par Raymond Aron et dirigée par Jean-Claude Casanova
116 rue du Bac – 75007 Paris – ISSN 0180- 8214
Copyright © 1978-2018 Commentaire - Tous droits réservés
twitter
facebook
Si vous ne souhaitez plus recevoir cette newsletter, désabonnez-vous en suivant ce lien pixel