Volvo

Nicola Gardini

N° 169 Printemps 2020

Article


Nous parlons tous latin sans le savoir. Les mots que nous prononçons chaque jour, ceux que nous entendons, voire même que nous utilisons dans notre correspondance électronique proviennent pour l'essentiel du trésor constitué il y a plus de deux millénaires par nos ancêtres les Romains, puis enrichi et préservé d'âge en âge jusqu'aux Temps modernes.Le latin est la langue à laquelle, pour citer Valéry, « nous devons ce qu'il y a de plus solide et de plus digne dans les monuments de la nôtre ». Elle constitue le fondement de notre identité. Elle a formé nos idées ; elle a servi à l'expression de nos sentiments ; elle a façonné l'esprit de nos institutions.Cette langue, qui plonge ses racines dans la nuit des temps, continue à vivre, à se développer, à inspirer nombre de créations verbales contemporaines, le latin c'est aussi la langue du futur. Audacieux paradoxe, dira-t-on ? Nicola Gardini en fait la démonstration savante et lumineuse dans son dernier ouvrage, Les Dix mots latins qui racontent notre histoire, paru aux Éditions de Fallois. Nous remercions l'auteur et l'éditeur de nous autoriser à reproduire les pages qu'on va lire.

COMMENTAIRE

Nicola Gardini : Les Dix mots latins qui racontent notre monde. (Éditions de Fallois, 2019, 416 pages.)Les composés de la modernitéLa racine de volvo a su produire des mots d'une importance non négligeable et d'une remarquable longévité : volumen (le livre qu'on peut rouler, le rouleau de papyrus...

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