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Un Président sans qualités

Gérard Karsenty

N° 161 Printemps 2018

Article


Il est plus facile de décrire sans trop se tromper l'évolution d'une revue sur une période de quarante ans que celle d'un pays. La raison en est que l'évolution d'un pays est faite d'épiphénomènes qui accaparent l'attention de tous et de courants de fond qui, à l'abri des regards, sans bruit, lentement, transforment le pays en profondeur mais ne deviennent apparents que lorsque leur travail est terminé. Comme le disait si justement Marx : « Les hommes font leur histoire mais ne savent pas l'histoire qu'ils font. »Je ne prétends pas connaître la nature des courants profonds qui ont ou n'ont pas changé les États-Unis depuis quarante ans. Je ne sais pas si les présidences de George W. Bush, Barack Obama, Donald Trump ont influencé en profondeur l'Amérique ou tomberont dans les oubliettes de l'histoire. Ce que je sais, ce que tout le monde sait, en revanche, c'est que, par leur nature et par leur style, la campagne électorale et maintenant la présidence de Donald Trump constituent une rupture dans l'histoire politique américaine et en cela peuvent être des événements de portée historique. Ce que la campagne électorale et la présidence de Donald Trump ont aussi vérifié ou démontré, pour ceux qui ont la mémoire un peu courte, c'est que, même et surtout à l'âge électronique, on peut tout prévoir… sauf la nature humaine.

G. K.

« Comme quand l'aimant lâche la limaille et qu'elle retombe en vrac. Comme quand un peloton de laine se défait. Comme quand un cortège se disperse. Comme quand un orchestre commence à jouer faux. Vous n'auriez pu déceler le moindre détail qui n'eût pas été également possible...

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