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Un panda dans la pièce

Pékin entre communisme et mondialisation

Marianne Gray

N° 171 Automne 2020

Article


En 1814, un poète et fabuliste russe, Ivan Krylov, publia une histoire intitulée « L'homme inquisiteur » racontant la visite d'un musée par un homme qui remarqua toutes sortes de petites choses, sans voir l'éléphant, pourtant bien présent au milieu de la pièce. Fiodor Dostoïevski immortalisa ce conte en y faisant référence dans son roman Les Possédés  : « Belinski était tout comme l'homme inquisiteur de Krylov, qui n'avait pas remarqué l'éléphant dans un musée, ayant concentré toute son attention sur les scarabées français ; et il n'est pas allé plus loin. » L'image de l'éléphant dans la pièce fut popularisée en anglais, en 1882, lorsque Mark Twain en fit l'intrigue d'une histoire intitulée The Stolen White Elephant. Diplomatie du panda oblige, nous pourrions imaginer que l'épopée de ce conte se poursuit, après l'Oural et la Floride, vers le Hubei et le Sichuan, où l'éléphant croiserait un « grand ours chat » (大熊猫)…

M. G.

Pour la première fois avec la crise de la Covid-19, le communisme chinois comme pouvoir agit comme puissance. Alors que l'anglais et l'allemand n'ont qu'un seul mot (respectivement, power et Macht), la langue française dispose de deux mots – pouvoir vs. puissance – pour distinguer la faculté...

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