Proust et Deleuze

Antoine Antonini

N° 154 Été 2016

Article


Antoine Antonini (1924-2014) a joué, comme nous l'avons écrit (Commentaire, n˚ 145, printemps 2014), un rôle considérable dans cette revue et auprès de ses amis. Parmi les articles qu'il nous a laissés figure l'essai qu'on va lire et dans lequel, à propos d'un livre de Deleuze, il offre sa propre interprétation de l'œuvre de Proust, l'un de ses écrivains de prédilection. Antoine avait connu Deleuze par l'intermédiaire de leur ami commun le poète et philosophe Pascal Fieschi et il lui témoignait une grande considération. Quand Deleuze publia son livre Proust et les signes (PUF, 1971, 195 pages), Antoine le lut attentivement mais lui manifesta son désaccord. Il publia cet article sous le titre « Proust et les signes », dans une revue cosmopolite et éclairée, née dans les années trente, que dirigeait à Londres Miron Grindea et qui avait pour titre ADAM. International review (n˚ 349-351, 1971). Adam signifiait « Arts-Drama-Architecture-Music » et la revue était publiée par l'université de Rochester, New York. Deleuze, convaincu par les arguments d'Antoine, après de longues discussions dans le style que ce dernier affectionnait, lui écrivit qu'il se rendait à ses raisons.

J.-C. C.

Il ne saurait être question en quelques pages de rendre vraiment compte d'un livre aussi riche que celui de Gilles Deleuze, moins encore d'établir le réseau de relations, concordantes ou contradictoires, qui l'unissent à l'œuvre de Proust. On se bornera donc à quelques remarques, ou plus...

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