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Positivisme et religion de l'Humanité en Angleterre

Éric Sartori

N° 176 Hiver 2021

Article


Pour avoir une idée de ce qu'a été – ou aurait pu être – la religion de l'Humanité, évolution ultime du positivisme comtien, ce n'est pas aux positivistes français, plutôt intellectuels et universitaires, ni aux Brésiliens, plus politiques, qu'il faut s'adresser, mais aux positivistes anglais. Cette histoire oubliée du positivisme anglais – que j'ai brièvement abordée dans un numéro précédent de Commentaire (n° 166, été 2019) à propos de L'Autre George, À la rencontre de George Eliot, le beau livre de Mona Ozouf – présente quelque intérêt : un petit groupe d'hommes et de femmes a vraiment vécu, durant une génération, une foi positiviste, et ils n'ont pas été sans influence. C'est aussi l'occasion de rappeler l'intérêt des derniers écrits de Comte, ceux que, disait Michel Serres, plus personne ne lit – mais lui reconnaissait une certaine filiation entre la conception de la Terre comme Grand Fétiche et celles qu'il défendait dans Le Contrat naturel.

É. S.

De la philosophie des sciences au « radicalisme chic » C'est un scientifique et philosophe des sciences éminent, David Brewster1, qui mentionne le premier en Angleterre le nom de Comte dans un article de l'Edinburgh Review, en juillet 1838. Il s'agit d'un compte...

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