Perspective israélienne : la saison des tornades

Ariel E. Levite

N° 134 Été 2011

Article


Les contours du « Printemps arabe » commencent à apparaître. Beaucoup de choses continuent à évoluer, y compris dans les pays où la première vague de la « révolution du Jasmin » et de la « révolution du Nil » a déjà été couronnée de succès avec le renversement de « l'ancien régime », c'est-à-dire en Tunisie et en Égypte. Les seules observations auxquelles on puisse se risquer à ce stade sont que les vagues massives de désaffection à l'égard de l'ordre existant qui se sont rapidement succédé dans tant d'États de la région marquent un tournant dans l'histoire moderne de ces pays ; ce qui signifie que la situation est vouée à rester complexe, volatile et incertaine pendant des mois, voire des années. Dans ces circonstances, il n'est guère surprenant qu'Israël n'ait pas de point de vue homogène, et moins encore définitif, sur ces événements.Ce qui suit n'est donc qu'une tentative personnelle pour saisir et décrire les diverses tendances des réactions et idées actuelles d'Israël en réponse au « Printemps arabe ».

A. L.

Les deux prismesComme la plupart des observateurs, les Israéliens n'ont guère vu venir les événements. Lorsque c'était le cas, ils ne s'attendaient guère à les voir prendre une telle ampleur. Au surplus, il leur était objectivement difficile de séparer ce qui relevait des affaires intérieures d'un...

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